
Saint Jean de Luz
Il y a des coins qu’on n’oublie pas. Le Pays basque français en fait partie. Ce petit bout de France entre océan et montagne, où les volets sont rouges, les assiettes pleines, et les paysages à couper le souffle (même quand les nuages s’invitent). Ce n’est pas juste une destination. C’est un art de vivre, bien ancré, un peu rugueux parfois, mais terriblement attachant.
À table, on ne triche pas
Ici, on mange avec l’accent. Et avec le cœur. Tout commence par le marché — celui de Saint-Jean-de-Luz, d’Espelette, de Bayonne ou de Biarritz. On y remplit son panier de produits qui ont poussé, mijoté, séché ou qui ont été affinés ou pêchés dans un rayon de quelques kilomètres
Dans l’assiette :
- l’Ossau-Iraty, servi tiède avec une pointe de confiture de cerise noire d’Itxassou ;
- le jambon de Bayonne, affiné dans les règles de l’art, fondant et parfumé ;
- le piment d’Espelette, bien sûr, qui relève sans dominer ;
- les chipirons à la plancha, ail, persil, un filet d’huile et basta ;
- et, en dessert, le gâteau basque, moelleux à souhait, à la crème ou à la confiture (moi je suis team confiture de cerise noire)
Même les pintxos, qu’on pourrait croire touristiques, sont ici souvent faits minute, généreux, bien sourcés. Bref, on mange vrai. Et on y revient pour ça.
Un coin qui respire l’avenir… sans perdre le Nord
Ce qui séduit aujourd’hui au Pays basque français, ce n’est pas que le décor. C’est l’équilibre. Entre tradition et création. Entre transmission et modernité. On y voit des chefs bosser avec des paysans du coin, des boulangers refaire du pain au levain, des fromagers relancer des gestes anciens. Le locavore n’est pas un mot tendance ici. C’est juste la façon de faire.
Côté tourisme, c’est pareil : pas besoin de concepts. On marche, on goûte, on parle. On prend le train de la Rhune, on randonne entre deux averses, on s’arrête dans un village, on pique-nique sous un arbre. Et tout ça fait sens.
Oui, parfois il pleut. Mais franchement, on s’en remet
Le ciel basque aime les changements d’humeur. Il peut faire grand soleil à 10h, brouillard à 13h, et nuages épiques à 16h. Mais rien de dramatique : on garde une petite laine dans le sac, on improvise une pause gourmande, et on repart. Au pire ? On mange un deuxième gâteau basque pour patienter.
Que faire au pays Basque Français.
Eh bien c’est très facile ! On commence par flâner à Bayonne, entre halles, ruelles et chocolatiers. Puis on file à Espelette, pour sentir, goûter, et repartir avec une corde de piments. Ensuite on grimpe à La Rhune (à pied ou avec Le petit train), et on prend un café à Cambo-les-Bains, avec vue sur les montagnes et on dort à Bidarray.
Et surtout, on parle avec les gens : producteurs, fromagers, restaurateurs… passionnés et francs du collier.
Et c’est ici pour le Pays Basque Espagnol :p

































































Aucun commentaire sur cette recette : soyez le premier à laisser le vôtre !