Logo - Papilles et Pupilles

Chargement en cours...
Veuillez patienter...
P & P

Papilles & Pupilles

Blog culinaire qui fait voyager

Le bouillon en cuisine

Produits et Ingrédients

Bouillon de volaille ©PT1565 shutterstock

Bouillon de volaille ©PT1565 shutterstock

Mon titre aurait pu s’intituler : le bouillon c’est la vie !  Oui, parce que le bouillon en cuisine, c’est le petit truc en plus qui change tout.

Mais vraiment tout.

Si on y réfléchit, le bouillon fait partie de toutes les cuisines. On en trouve depuis toujours et partout dans le monde. Au même titre que les infusions, il est même considéré comme un super aliment dans bien des communautés. J’ai croisé il y a quelques années, une Andalouse qui préparait une bouillon de poulet absolument fabuleux pour de jeunes accouchées !

Fou non ?

Et puis, selon nos grands-mères  (et pas que) le bouillon est utile pour lutter contre les infections hivernales.

Le principe du bouillon est simple. En passant la barre des 100 degrés, les aliments plongés dans l’eau bouillante vont lui donner toute leur saveur, leur couleur parfois et assurément leurs nutriments par osmose. Quand le bouillon refroidit, des ronds de graisse se forment à la surface du bouillon, on parle alors de ses yeux. De nombreuses recettes vous proposeront de clarifier les yeux. Soit vous le mettez au réfrigérateur toute la nuit (le gras va former une couche blanche qui va se figer sur le dessus), soit, si vous n’avez pas le temps, utilise le plan B.

Le plan B ?

Oui 🙂 Le voici : j’ai lu qu’en passant le bouillon encore chaud dans une passoire dans laquelle vous mettez des cubes de glace,  le gras se figerait sur les glaçons. Après je ne garantis pas, je n’ai pas essayé. Dans un autre genre j’ai lu qu’on pouvait faire la même chose avec une feuille de salade. Là, pour tout vous dire je suis beaucoup plus sceptique 😉

Du bouillon maison au bouillon industriel

J’ai découvert qu’au 19ème siècle, le bouillon avait donné son nom à des restaurants populaires dans lesquels on le servait. Parmi ceux ci, Racine et Chartier qui sont encore là et qui en sont toujours les grands représentants. Comme l’explique ci-dessous Luc Morand, le gérant du Bouillon Racine, les bouillons, c’était les McDo du début du XXè siècle, des restaurants créés aux Halles pour nourrir ce qu’on appelait « les forts des Halles« .

Vous connaissiez cette histoire ? Perso, j’ignorais complètement avant aujourd’hui.

Et pour la petite histoire, dans la chanson Félicie aussi de Fernandel, c’est chez Chartier qu’il l’emmène dîner 🙂

Afin d’séduire la petite chatte
Je l’emmenai dîner chez Chartier 
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d’cochon grillé.

Industrialisé dans les années 20, le bouillon s’est aujourd’hui réduit à un cube de sel, agrémenté de glutamate de sodium ainsi que de quelques additifs dans vos supermarchés. En voulant nous simplifier la vie en cuisine, nous nous sommes coupé(e)s d’un outil extraordinairement utile. Pourtant, le célèbre bouillon cube inventé par Julius Maggi en 1908 était initialement fabriqué à partir d’herbes. L’entreprise est achetée par le groupe Nestlé en 1947.

Attention, je ne jette pas ici le bouillon cube avec l’eau du vin. J’en achète moi aussi mais je privilégie autant que faire se peut 2 marques plus qualitatives Beendhi ou Ariake.

Mais tout d’abord, que met-on dans le bouillon ?

Il existe des bouillons de volaille, de viande, de poissons, de légumes et même des bouillons d’os. Avec la viande, le bouillon permet de tirer le meilleur de bas morceaux ou des carcasses. Il a longtemps permis aux cuisinière d’exploiter absolument tout ce qu’elles pouvaient tirer de la viande par souci d’économie.

Le court-bouillon, quant à lui, suit une règle de composition assez stricte avec du vin blanc, des carottes et un bouquet garni. On ne le consomme pas, mais il nous aidera à cuire une viande, un poisson ou des crustacés.

Le consommé est un potage à base de fond de volaille, veau ou boeuf qui a été clarifié. En France, Michel Guérard et sa cuisine légère est un grand ambassadeur du bouillon.

Personnellement, j’ai dans mon congélateurs de sacs un peu étranges…

Quand je prépare des crevettes ou des langoustines, je congèle systématiquement les têtes pour faire le plus délicieux des bouillons de poisson ensuite. Quand le poulet rôti du dimanche midi a rassasié chacun, je remplis systématiquement un sac de congélation avec les morceaux qui restent et la carcasse. Je ne manque pas de ressortir mon sac quand je veux faire un bouillon de poulet.

Et la livèche ?

La livèche est une herbe aromatique fantastique dans un bouillon (ou une soupe) qu’on a longtemps surnommée l’herbe à Maggi (alors que pour la petite histoire, il n’y en avait pas dans la composition de départ 😉 ). Pour les bordelais, on en trouve au marché des Capucins chez le fameux marchand d’herbes (la Cabane aux aromates). Elle est parfaite pour aromatiser les soupes et les ragoûts.

Comment choisir un bon bouillon si vous ne le faites pas vous même

Rayon bouillon

Rayon bouillon

Mercotte nous rappelait les fondamentaux  à l’époque sur A Table et Compagnie :

  • Pour reconnaître un bouillon de qualité, il faut que la matière noble (volaille, boeuf, coquillages, légumes…) apparaisse en premier sur l’étiquette. Je vous rappelle que les ingrédients sont présentés de façon décroissante suivant leur poids dans le produit fini ; elle doit représenter 40 % minimum du produit. Si la liste commence par sel malto dextrine  ou matières grasses : mauvais signe. NB : Le bio n’est intéressant que si le goût est apporté par la matière noble. Si celle-ci est inférieure à 40%, le bouillon bio n’aura pas les qualités gustatives d’un vrai bouillon.
  • Le goût et la couleur naturellement : si présence d’arômes ajoutés, d’exhausteurs de goût (glutamate E621) ou de colorants : mauvais signe.
  • Peu de sel. Sodium : 2 à 3 g / litre de bouillon liquide ; au-delà : le sel sert à masquer l’absence de goût.
  • Peu de gras, à l’exception de celui apporté directement par la viande ; si ajout d’huiles végétales : mauvais signe.

Ceci dit, je vous propose aujourd’hui de renouer avec cette technique ancestrale qui peut véritablement sublimer certains de vos plats et vous invite à réaliser vous-même vos bouillons.

Les soupes du monde utilisant du bouillon

En vous préparant cet article, j’ai réalisé à quel point je vous avais fait faire un tour du monde du bouillon sur Papilles. Le Pho bo au Vietnam ou le Ttok Guk pour le nouvel an vietnamien sont de délicieux bouillons de boeuf. Le bouillon est également présent au Japon où l’on parle du Dashi bouillon de poisson. Evidemment, si j’évoque le Japon, je ne peux pas faire l’impasse sur la soupe Miso, une recette dont la base est le dashi.

Cap sur l’Irlande avec le Burns Supper. Quitte à voyager dans Grande Bretagne, je vous propose de tester ou retester cette délicieuse soupe aux légumes et au poulet façon Jamie Oliver.

Les soupes roboratives sont légion en Amérique Latine et le Puchero est ma préférée.

En Thaïlande, le Tom Yum Kung est un délice. Et cette soupe de poulet au lait de coco est aussi une explosion de saveurs en bouche. J’ai réalisé en reprenant mes recettes que les soupes Thaï avaient toutes mes faveurs puisque j’ai également adoré cette soupe de crevettes thaï.

Dans ce tour du monde, le Portugal défend son bouillon avec le Caldo Verde qui est une petite merveille à déguster l’hiver.

Mais je parle bouillon et j’allais oublier la papesse des soupes bouillon, le Minestrone italien.

Ne vous avais-je pas annoncé un tour du monde ?

 

Les soupes made in France avec du bouillon

En France, le Tourin est un délice (pensez bien à faire chabrot 😉  Cette soupe rustique de poireaux pommes de terre accompagne mes soirées d’hiver. Parfois, il me suffit d’ajouter des lardons et hop le dîner est prêt, c’est le cas avec ma soupe paysanne. En parlant de soupe rustique, cette soupe paysanne à la saucisse de Morteaux est à tomber. #miummiummium

Le roi des plats avec bouillon reste sans conteste le Pot au Feu. Je rêve un jour d’essayer le Kigh a Farz, folie bretonne qui aurait croisé le pot au feu avec du beurre demi-sel et des oignons roses.

Le bouillon est aussi un merveilleux moyen de pocher la viande volaille et de la rendre instantanément ultra moelleuse dans une salade ou ailleurs.

Bouillon de boeuf ©Elena Trukhina shutterstock

Bouillon de boeuf ©Elena Trukhina shutterstock

Et puis aussi, utilisez les bouillons ..

  • En base de cuisson pour pocher, cuire une viande ou un poisson, des légumes,
  • Pour relever les pâtes, riz, risottos
  • En  base de sauce : pour des déglaçages, des fonds de sauces (je pense notamment à la délicieuse sauce Mercotte), fumets, etc.
  • Dans un plat mijoté.
  • Dans une soupe ou un velouté
  • etc.

Bon appétit !

Allez on en discute ?
Les commentaires
  • LEBEAUPIN a écrit le 19 novembre 2018

    Bonjour Anne,
    Soyez mignonne et encouragez les gens a réaliser de vrais bouillons, pas d’utiliser des cubes, encore moins de chez NESTLE.
    Ben oui, les bouillons, les jus réduits, les glaces et les demies glaces sont des bases de la cuisine.
    Bravo pour votre blog que je suis depuis des années.
    Cordialement,
    Un cuisinier professionnel, mais surtout passionné.

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      Je me demande si vous avez lu l’article ? Vous pensez que je fais quoi en m’embêtant à donner toutes ces informations ? :p

    • Clara a écrit le 20 novembre 2018

      « Soyez mignonne » ?!!
      Sinon, merci Anne pour cet article !

  • Gérard a écrit le 19 novembre 2018

    Merci Anne pour cet article qui étoffe notre culture culinaire tout en nous donnant des conseils pratiques.
    Pour ce qui est du plan B, je pense que tu fais bien de ne pas garantir. Je n’ai pas essayé non plus mais quelque chose me dit que si je verse quelques litres de bouillon chaud dans une passoire peine de glaçons, ils vont très vite fondre et il n’y aura plus de glaçons sur lesquels la glace aurait pu se figer. Ou alors quelque chose m’échappe ;))
    Cordialement
    Gérard

  • Babeth De Lille a écrit le 19 novembre 2018

    Merci pour toutes ces idées de bouillons,,,,,,j’ai comme toi des sacs un peu étranges au congélateur : des épluchures de légumes bio. Et quand le sac est plein il sert de base à un bouillon……qui part lui même au congélateur…..

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      mdr 🙂 Je voudrai être petite souris de congélateur 🙂

  • Kleiner Bichon a écrit le 19 novembre 2018

    Bravo, votre article est très intéressant mais pour les soupes du monde, il eut été interessant de préciser les ingrédients pour certaines soupes complètement méconnues (ou au moins préciser s’il s’agit de poisson, viande laquelle et/ou légumes et épices.

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      Il suffit pour cela de cliquer sur les liens

  • Cat a écrit le 19 novembre 2018

    Bonsoir et merci de nous réchauffer avec ce merveilleux post ! Quoi de mieux, par une journée hivernale qu’un bon bouillon maison avec des petites pâtes alphabet ?
    Moi je congèle mon bouillon déjà cuit comme ça il est prêt si besoin…
    Merci de partager votre passion c’est toujours un plaisir de vous lire

  • Cécile a écrit le 19 novembre 2018

    Merci pour ces infos!
    C’est vrai que les bouillons « maison » sont les meilleurs. Malheureusement, mon congélateur est toujours plein ! Peut-on faire réduire les bouillons pour qu’ils n’occupent pas trop de place ?
    Quelle différence y a-t-il entre un bouillon et du fumet ?

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      Moi aussi j’essaie toujours de le vider. Pour le fumet c’est pour le poisson 😉

  • Nathalie a écrit le 19 novembre 2018

    Merci mille fois pour ton article. Tu ne peux pas savoir à quel point ton ode aux bouillons me ravit, j’en suis dingue!
    J’en fait de toutes sortes que je mets dans des sacs à glaçons et lorsque je trouve de la livèche ,je la fais infuser avec quelques épluchures de légumes et hop au congélateur. Et puis lorsque j’ai besoin de réconfort je fais un bouillon aux os à moelle et je me régale!
    Je m’en sers beaucoup pour déglacer et pour apporter un petit plus à de nombreux plats.
    J’achète aussi des bouillons Ariake , ils sont chers mais très bons et aussi les Beendhi qui eux sont plus exotiques.
    Et comme toi j’ai de drôles de sachets au congélo avec des carcasses de poulets, des épluchures,des têtes de langoustines,etc…..
    Les bouillons c’est la vie!

  • Julie a écrit le 19 novembre 2018

    Bonsoir Anne,
    Tout d’abord merci pour votre blog qui est une véritable perle !! Toutes les recettes testées ( modifiees ou non )sont succulentes !! Merci merci merci 😍
    Quant aux bouillons, connaissez-vous le bouillon d’os ? Récemment testé, une petite merveille bien que très long à préparer..
    Bonne soirée et surtout continuez de nous régaler !
    Julie

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      Bonsoir Julie. C’est vrai qu’on l’a oublié 🙂 Merci pour le rappel

  • Emmanuelle a écrit le 19 novembre 2018

    Comme d’hab, tu nous instruits ET nous amusés, je fais relire et cliquer car ce post est bourré d’infos bouillonnantes ! Just for fun, je ne peux pas lire « Bouillon » sans penser au Petit Nicolas (et pas Sarkozy comme me propose mon tél non mais ça va pas ?!?!?!).

  • Maïwenn a écrit le 19 novembre 2018

    Merci Anne pour cet article très instructif !!
    Juste une toute petite question : une fois réalisé combien de temps et comment se conserve-t-il ?
    Peut-il se congeler ?
    Merci 🙂

    • Anne a écrit le 19 novembre 2018

      Quelques jours au réfrigérateur et au congélateur, quelques mois 🙂

      • Toyitita a écrit le 20 novembre 2018

        Bonjour Anne
        Il m’est arrivé lorsque la place me manquait au congélateur, de stériliser 20 mn des bocaux remplis de bouillon en enlevant tout morceau de viande
        Les pieds de livèche ou céleri perpétuel réapparaissent chaque année au printemps dans le jardin et prolifèrent d’année en année. Il est quasiment impossible d’enlever une racine passée le printemps, tellement elles sont profondes. Je congèle les jeunes pousses de céleri au début de la saison dans des sachets hermétiques pour les mois de novembre décembre et janvier
        Merci Anne pour toutes ces recettes de soupe dont je raffole à la rentrée de l’hiver

        • Anne a écrit le 20 novembre 2018

          Avec plaisir. Bonne journée

  • Claude B a écrit le 19 novembre 2018

    Bonsoir Anne. Tout a été dit je crois et je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule a mettre des trucs bizarres dans mon congélo en prévision de mes futurs bouillons et autres fumets. Et pour éclairer Cécile le fumet est un bouillon à base d’arretes de poissons.

  • Dubois a écrit le 19 novembre 2018

    Merci Anne.
    Je fais régulièrement l’hiver un petit pot au feu, nous sommes deux « anciens », puis le soir j’accomode le bouillon de diverses manières.
    Je me souviens de ma maman qui faisait carameliser un gros oignon, sur le coin de la cuisinière au charbon, puis le mettait dans le bouillon pour lui donner une belle couleur dorée. ..souvenirs

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Miam 🙂 Ce devait être top 🙂

  • Bidon Jacky a écrit le 20 novembre 2018

    Les bouillons étaient effectivement des restaurants fréquentés par une clientèle peu fortunée. Quelques enseignes sur Paris conservent ce mythe, Chartier très fréquenté, mentionné dans les guides touristiques, il faut souvent faire la queue, bruyant à l’intérieur. Il y a quelques années on voyait encore le meuble à ronds de serviette pour les habitués….Cuisine tradi, céleri rémoulade, beurre blanc etc etc.… mais ce n’est fréquenté ni par les savoyards du quartier ou les demi-mondaines comme à la Belle époque, mais par des touristes descendus de leur car et quelques provinciaux en goguette… Décor un brin vieillot qui en fait son charme et cuisine disons standard sans plus… Peu d’intimité, à l’heure de pointe, vous êtes au coude à coude avec le voisin.
    Dans le quartier Julien propose peu ou prou la même chose, dans un décor 1900. Chez Julien le bouillon authentique a disparu vers 1975, à cette époque pour la réveillon on avait comme entrée une sardine à 1 F, ce bouillon avait la réputation de proposer le réveillon le moins cher de Paris, puis il a été rénové, et a changé de clientèle.
    Le bouillon Racine, sur la rive gauche, dans un décor 1900, a une carte plus élevée en gamme, dans une ambiance plus feutrée, ce n’est un bouillon que par le décor, la carte convient à une clientèle plus aisée.
    A Paris, pour consommer un vrai bouillon, qui a lui seul est un repas, se diriger vers la rue Sainte-Anne, et consommer un miso chez un japonais, ou vers les Olympiades pour un phô chez un vietnamien de ce quartier dit chinois de Paris.
    Ou alors venir à Pau vers le 13 décembre, date anniversaire de la naissance d’Henri IV, et consommer un bouillon servi avec la poule au pot….Plus que délicieux et c’est bientôt… !

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Merci beaucoup Jacky pour ce commentaire super intéressant. Je ne avais pas pour Pau 🙂

  • Barbara a écrit le 20 novembre 2018

    merci Anne pour cet article très très complet que je reviendrai lire dès que possible
    bonne journée

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Avec plaisir Barbara. Bonne journée

  • Pascal TRAN-HUU a écrit le 20 novembre 2018

    La clef de la réussite d’un bouillon, pour le Phö, est une cuisson longue et des ingrédients spécifiques parmi lesquels la badiane. Moi j’utilise de la queue de bœuf et du plats de côte, 1 cuillère à soupe de nuoc-mam par litre d’eau, 1 gros oignon, 1 badiane par litre d’eau, des graines de coriandre et des grains de poivre. Le tout mijote pendant 6 à 12 heures en complétant d’eau pour que la viande reste à couvert. La casserole part ensuite sur le balcon (ben c’est l’automne) pour refroidir afin de permettre de dégraisser. La viande peut être utilisée pour un hachis parmentier ou, comme au Vietnam, incorporé dans le Pho en plus des lamelles de boeuf (moi j’utilise du filet de bœuf)

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Top 🙂 J’adore Pacal. Merci pour toutes ces informations 🙂

  • STEPHANE CAZAURANG a écrit le 20 novembre 2018

    Bonjour Anne,

    comme un fait exprès, j’ai feuilleté hier, dans le rayon cuisine de Mollat, le livre « Chaud bouillon – les recettes cultes des bouillons parisiens » qui regorgeait de recettes plus appétissantes les unes que les autres !!!

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Merci pour l’info. Je ne connaissais pas du tout ce livre 🙂 Je vais chercher

  • Denise a écrit le 20 novembre 2018

    alors là!!!! Je suis scotchée!!
    Par le travail de cet article et la mine d’infos que j’apprends…
    Je vais faire comme Barbara, j’y reviendrai quand j’aurai 1h devant moi, le temps que je lise dans le détail et que je note toutes ces infos car, à part avec la carcasse de poulet, je ne fais jamais de bouillon…la misère!
    Merci beaucoup Anne!!!
    Bonne journée!

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Avec plaisir Denise 🙂

  • Sabinoumiam a écrit le 20 novembre 2018

    Bonjour. Comme vous j’adore les bouillons et lorsque je fais une poule au pot ou pot au feu je conserve le bouillon pour un futur risotto. Ce week end j’ai fait une poule au pot. Il me reste donc la carcasse . Puis je l’utiliser avec les epluchures qui sont au congélateur pour faire un bouillon? Ou faut il obligatoirement une carcasse de volaille rôtie? Merci pour tous vos superbes articles.

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Tout comme Myriam 🙂

  • françoise a écrit le 20 novembre 2018

    Merci Anne pour ce billet un peu atypique mais oh combien nécessaire !!
    Il y a longtemps que je suis adepte des petits sacs de volaille au congel qui me servent ensuite …
    Je fais tout l’hiver d’excellents potages au potiron avec des bouillons faits maison…
    Pourquoi s’empoisonner avec des cubes insipides et frôlâtés alors que nos mères et grands mères détenaient des recettes en or …

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Avec plaisir Françoise 🙂

  • myriam a écrit le 20 novembre 2018

    Bonjour Anne

    Le bouillon, c’est la vie!

    Ma grand mère me racontait qu’après chaque accouchement l’accouchée se voyait offrir un bon bouillon de viande bien reconstituant
    Pareil , pour les personnes mal a des ou alitées
    Il fallait qu’elles « refassent leurs forces »
    Et que dire des paysans qui lors des grands travaux de ferme(moisson, vendanges) partaient le matin au travail avec une assiettée de soupe et en reprenaient à dix heures
    Car le travail commençait très tôt
    Personnellement à chaque fois que je fais une poule au pot , un pot au feu, carcasses de canard, je congèle toujours
    J’ai toujours aussi des herbes et légumes au congélateur exprès pour les bouillon ( cosses de petit pois, persil, oseille,céleri branche)
    J’ai toujours dans mon jardin, du poireau perpétuel ( qui ne gèle pas ) pour faire mes bouillons
    Et quand j’achète des crevettes ou autres poissons frais, je congèle aussi,pour faire du fumet ou une sauce
    Je fais figer la « graisse » au réfrigérateur ou dehors sur ma terrasse une nuit
    Merci pour toutes ces infos _Passionnant!

    Et pour répondre à Sabinoumiam
    La carcasse, c’est parfait; tu faischauffer un grand volume d’eau salée et poivrée
    Quand ça bout , tu mets tes légumes( ceux qui cuisent plus longtemps d’abord, et tu y met ta carcasse crue
    iL y a des impuretés qui devraient remonter, les enlever avec l’écumoire
    Rajouter au fur et à mesure les autres légumes qui cuisent plus vite….et une bonne mique de pain ( sud-ouest) qui va cuire lentement et bouillonner.Souvenir, Souvenir!
    bonne journée

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Merci Myriam pour toutes ces infos 🙂

    • Sabinoumiam a écrit le 20 novembre 2018

      Bonsoir,
      Merci pour votre réponse. Je craignais que tout le goût soit déjà parti dans le bouillon de la poule au pot. J’ai un sac plein d’épluchures de légumes bio et ma carcasse avec la peau de la poule de l’autre. Pensez-vous que ça fasse l’affaire? J’adore avoir du bouillon pour mouiller le risotto ! !!

      • Anne a écrit le 23 novembre 2018

        A mon avis sans problème

  • Marie-Hélène a écrit le 20 novembre 2018

    Bonjour Anne,

    Vos articles sont toujours très intéressants et instructifs.
    Ma belle-fille d’origine chinoise, suite à son accouchement, s’est préparée un bouillon avec du pigeon et du gingembre. C’est une tradition dans sa région de Chine de boire ce bouillon de pigeon pour se redonner des forces suite à un accouchement.
    Elle prépare aussi du riz fermenté (riz d’une qualité identique au riz arborio cuit puis ajout d’un ferment et laissé pendant plus d’une dizaine d’heure à une température de 25°C à 30°C. Ce riz fermenté est conservé pendant plusieurs semaines au réfrigérateur (elle en fait une grande quantité). Elle en consomme quotidiennement tous les matins sous forme de soupe en y ajoutant de l’eau et en le faisant chauffer avec du sucre roux et en y ajoutant 2 œufs mollets et des graines de goji. Il paraît que cela aide la femme allaitante à avoir du lait et de l’énergie (ça, je veux bien le croire)

    • Anne a écrit le 20 novembre 2018

      Merci Marie Hélène. Super intéressant; C’est peut être le même genre de fermentation que pour la préparation du saké ?

  • Zineb Mizdid a écrit le 23 novembre 2018

    Merci pour cet article où on apprend plein de choses !!!

    • Anne a écrit le 23 novembre 2018

      Avec plaisir 🙂 A bientôt

P & P

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Photo - Anne Lataillade
Anne Lataillade
auteure enthousiaste
de Papilles et Pupilles

Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Si vous voulez connaître le début de l'histoire (bon sang mais pourquoi ce blog), c'est par ici que cela se passe... En savoir plus

Contacter Anne
S'inscrire au flux RSS

Mon livre de recettes

Mon guide sur Bordeaux

Je voudrais...
Psst, vous pouvez cocher
plusieurs options !
Par ingrédients
Par type de repas
Petit déjeuner
Brunch
Apéro
Entrées
Viandes
Poissons
Légumes
Féculents
Plats Complets
Sauces
Desserts
À l'heure du thé
Pique-nique
Par type de plats
Salades composées
Soupes
Tartes sucrées
Tartes salées
Plats mijotés
Plats sucrés salés
Cakes
Recettes légères
Gratins
Crumbles
Clafoutis
Avec des restes
Par événements
Buffets
Chandeleur
Epate Belle Mère
Saint Valentin
Saint Patrick
Pâques
Halloween
Recettes de fêtes
Desserts de fêtes
Cadeaux gourmands
Par régime alimentaire
Sans gluten
Sans lait
Sans oeufs
Végétarien
S'inscrire à la
newsletter
Les archives d'Anne
Dis, tu te souviens ?

Une envie ? Un ingrédient dans votre frigo ?
Dites-nous tout !

Et les petits lutins de Papilles & Pupilles
trouveront la meilleure recette
juste pour vous

Photo - Anne Lataillade

Anne Lataillade

auteure enthousiaste et passionnée
de Papilles et Pupilles

Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Si vous voulez connaître le début de l'histoire (bon sang mais pourquoi ce blog), c'est par ici que cela se passe... En savoir plus

Contacter Anne
S'inscrire au flux RSS
Me suivre aussi sur :

 Allez, on reste en contact  ?
FACEBOOK
206 600
followers
Pinterest
432 200
followers
Instagram
40 200
followers
Fermer