
Potiron
Chaque automne, c’est lui qui met le feu aux étals. Dodus, rebondis, parfois cabossés, les potirons s’empilent comme de joyeux ballons d’orange. Et à chaque fois, même combat : « Dis, c’est du potiron ou de la citrouille ? » Les puristes s’arrachent les cheveux, mais promis, je vous explique.
La vérité, c’est que le potiron n’est pas une citrouille. Sa chair est plus douce, plus savoureuse, et sa peau, tantôt lisse, tantôt côtelée, vire de l’orange vif au vert sombre. La citrouille, elle, file plutôt vers Halloween ou l’alimentation du bétail.
Mais ne le répétez pas trop fort, elle risquerait de se vexer 😀 .

Potiron ©Ritchie Argue CC BY-NC-ND 2.0
Des variétés hautes en couleur
Le potiron n’est pas un enfant unique, loin de là. Dans sa grande famille, il y a des beautés de concours et quelques excentriques qu’on croirait sortis d’un défilé de mode.
- Le Rouge vif d’Étampes : plat, côtelé, rouge flamboyant, c’est la carte postale du potiron français. D’ailleurs, aux États-Unis, on l’appelle carrément “Cinderella pumpkin” (le fameux carrosse !).
- La Musquée de Provence : brune, chic, sudiste, avec une chair douce et parfumée qui se conserve des mois.
- La Galeuse d’Eysines (Gironde power 💕) : bosselée, verruqueuse, presque “moche” à première vue… mais sa chair est incroyablement sucrée et fondante. Comme quoi, ne jamais se fier aux apparences.
- Le Giraumon (ou potiron turban) : bariolé, cabossé, avec sa calotte colorée. On l’achète autant pour en faire un centre de table que pour sa chair douce.
- La Buttercup : petit potiron trapu, vert foncé, avec une excroissance en forme de “turban inversé”. Sa chair est fine, farineuse, très douce.
- Le Candy Roaster : une variété américaine, allongée, à la peau rose-orangé, douce et sucrée. Une merveille en tartes.
- Le Sweet Mama : un potiron japonais, plus compact, vert sombre, sucré et fondant.
- Les géants Atlantic Giant : eux ne sont pas là pour la casserole mais pour les records. 800 kilos au compteur, la taille d’une petite voiture, parfait pour impressionner belle-maman (moins pour préparer un gratin).
Bref, entre les classiques, les rustiques, les exotiques et les excentriques, il y a un potiron pour chaque table et chaque saison.
Saison, culture et bienfaits
On le croise toute l’année, mais son vrai moment de gloire, c’est d’octobre à janvier. À cette saison, impossible de lui échapper. Rien qu’en France, on en produit plus de 100 000 tonnes, surtout en Provence et en Rhône-Alpes.
Sous ses airs dodus, le potiron cache une personnalité santé étonnante : bourré d’eau, de fibres, de potassium, de vitamine C et surtout de bêta-carotène, il a ce petit côté légume bonne mine. Le genre qu’on met dans son assiette et qui fait du bien autant au moral qu’au teint.

Potirons (c) Dimitri DF CC BY-NC-ND 2.0
Dans la cuisine… et ailleurs
Pour les recettes, c’est par ici : Que faire avec du potiron ? Recettes gourmandes et faciles.
Et pour la petite histoire qui épate belle-maman : aux États-Unis, un spécimen “Atlantic Giant” a dépassé les 800 kilos. Oui, la taille d’une petite voiture. Fou non ?















[…] 600 à 800g de potiron […]
[…] 600g de potiron […]
[…] 300g de purée de potiron […]
[…] 750 g à 1 kg de potiron […]
petite précision, dans la recette du potiron sauté à cru aux épices d’Alain Passard, il manque 1 ingrédient essentiel : le 1/4 de càc de 4 épices
Merci pour cette info complémentaire