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Les produits de saison : Mai

Alimentation et nutrition

Radis (c) olesya_ewa shutterstock

Radis (c) olesya_ewa shutterstock

Avec les beaux jours qui arrivent, les feuilles s’épanouissent et les premiers fruits apparaissent : les fraises ouvrent le ban avec la précoce gariguette. Elle commence à avoir du goût et se marie à merveille avec la crème et les fromages blancs fermiers qui sont à leur meilleur de l’année maintenant que les vaches dégustent l’herbe tendre et fleurs printanières dans les verdoyantes prairies où elles sont mises à paître. Premières cerises aussi, vers la mi-mai, encore très chères mais si plaisantes à voir.

Les étals de légumes sont éclatants de fraîcheur ; laitues, romaines, cresson, fines herbes, radis roses et croquants, carottes et navets avec leurs fanes, petits oignons blancs, pommes de terre primeurs, haricots verts, pois gourmands …. Tout le printemps est à, dans les légumes et fruits très supérieurs à ceux du mois précédent.

Mai séduit aussi bien le végétarien que le carnivore ! En plus des agneaux et du veau de lait, délicats et tendres, les pigeonneaux arrivent.

Langoustines (c) Heliosphile shutterstock

Langoustines (c) Heliosphile shutterstock

A la marée les coquilles Saint Jacques s’en vont. Leur pêche est interdite depuis la mi mai. N’est ce pas un bien d’ailleurs, puisqu’elles se rapprochent de leur période de ponte et que leur poche à oeufs (le corail) se développe au détriment de la noix. Voici les délicieuses langoustines, toutes vivantes de Bretagne.

Voici aussi les tourteaux au mieux de leur saveur ! Et s’il fait beau, thons et sardines vont se rapprocher des côtes et de laisser attraper par le pêcheur. Les petits maquereaux dits lisettes sont là aussi en abondance. Il serait dommage de les oublier car tous frais pêchés, ils peuvent enchanter bien des gastronomes.

Quant au plateau de fromages, il promet des péchés de gourmandise ! Le choix s’est élargi : Le lait a si bon goût en mai que tous les fromages frais en profitent. C’est le moment des coeurs à la crème, des fontainebleaux, de tous les chèvres et enfin des fromages normands si influencés par la qualité de la matière première.

Le Camembert est le premier à s’épanouir en mai. Le véritable Camembert de Normandie à l’A.O.C. précisé sur la boîte et dont la saveur de fromage au lait cru moulé à la louche de peut se comparer aux versions pasteurisées produites en France. Pour les Pont-l’Evêque, Livarot et autres fromages normands à la maturation un peu lente, on attendra encore un mois pour trouver la merveille absolue.

Fromages (c) JPC Prod - Shutterstock

Fromages (c) JPC Prod – Shutterstock

Comme d’habitude en cliquant sur les mots en rose, vous arrivez sur la liste des recettes utilisant cet ingrédient.

Les produits de pleine saison :

Au potager :

  • L’asperge : Vertes, blanches, violettes, elles sont toutes là. C’est en mai qu’elles sont les meilleures. Pourquoi ne pas profiter de ce que les oeufs de printemps sont exquis pour faire une brouillade d’oeufs aux pointes d’asperges ?
  • La fève : Fraîchement cueillie, c’est un éphémère délice du printemps. Il faut l’éplucher, c’est le problème. Mais ceux qui s’en accommodent et glissent dans sa cuisson un brin de sarriette pour la parfumer et la rendre plus digeste, en gardent toujours un souvenir mémorable. Choisir les plus petites, ce sont les plus savoureuses.
  • L’artichaut poivrade : Petit artichaut à manger cru ou à l’italienne, cuit dans de l’eau vinaigrée, égoutté et recouvert d’huile d’olive pendant 1 mois, il fait le délice des Provençaux. Les Italiens y ajoutent quelques irrésistibles copeaux de Parmesan.
  • Le radis : Après les versions hâtées sous serre, c’est le radis de pleine terre qui arrive en mai. Il est plus charnu, bien rouge, parfois plus piquant, mais en tout cas croquant avec des fanes vertes. Le radis noir aussi est délicieux, à la croque-au-sel.
  • Le pourpier : Mes salades se succèdent et souvent ne se ressemblent pas. Le pourpier est très particulier et rarement mangé seul, mais il trouve son épanouissement dans le mesclun, ce mélange de variétés mis à la mode par les Provençaux. L’assaisonner au dernier moment car il est fragile.
  • Le petit pois : C’est son deuxième et dernier mois de pleine saison.
Petits pois (c) Creative Photo Corner shutterstock

Petits pois (c) Creative Photo Corner shutterstock

Les produits qui arrivent : 

  • La pomme de terre : Elle rejoint le rang des primeurs, avec une peau si fine qu’il n’y a pas besoin de la peler. La petite pomme de terre de l’île de Ré qui a reçu une AOC en 1998 est une merveille. La bonotte primeur de Noirmoutier est également succulente.
  • Les légumes primeurs : ils ne seront jamais mieux qu’en mai : goûteux, charnus, juste cueillis avec leur fanes si fraîches que certains les mangent aussi, ils sont parfaits. Le goût du légume cueilli avant maturité n’est peut être pas à sa plénitude; mais sa fraîcheur lui donne une saveur d’une délicatesse sans pareil.

Les produits qui partent :

  • L’endive : On a pris l’habitude de trouver de l’endive en toute circonstance. Celle de pleine terre disparait.
  • Le potiron : Il n’y a plus un potiron, même de conservation. Adieu soupes chaudes et roboratives.
    Le brocoli : C’est malgré tout un chou d’hiver. Il devient moins bon, surtout comparé aux tendres primeurs, aujourd’hui disponibles.
  • Le chou-fleur : Les variétés de printemps se terminent. Celles d’été qui vont leur succéder ont moins d’intérêt.
  • L’asperge : On en trouve encore, mais c’est le dernier mois. Les pointes vertes peuvent encore, à la manière américaine, orner avec panache des croûtons aux oeufs brouillés.

Au verger :

Fraises (c) Trong Nguyen shutterstock

Fraises (c) Trong Nguyen shutterstock

  • Les fraises : Elles sont enfin sucrées et parfumées à souhait. la gariguette dans toute sa splendeur est complétées par ses filles, ciflorette et autres fraises commençant par « ci »
  • La rhubarbe : La bonne tenue des feuilles renseigne sur la fraîcheur des plantes. Mais comme elles ne sont pas comestibles, la rhubarbe est souvent commercialisée en petits fagots de tiges. Dans ce cas, vérifier que la base des tiges est cassante avec une goutte de suc perlant à la cassure. Attention à la rhubarbe cueillie trop mûre, les tiges seront creuses et filandreuses. Plus elle est mûre et plus elle est acide ! Ce qui est une exception dans le monde agricole.

Les produits qui arrivent :

  • La cerise : Dès la mi mai, les premières apparaissent, ventant surtout du Languedoc-Roussillon. La « burlat » dont la couleur varie du rouge au pourpre, est la variété la plus précoce. Pas encore très sucrée et à prix exorbitant, elle est surtout décorative en mai mais si tentante.
  • L’amande : L’amande fraîche est une rareté d’une délicatesse absolue.
  • Le melon : C’est le Charentais qui apparait. A éviter encore. Sans maturation en plein soleil, un melon hâté n’a aucun intérêt pour le gastronome.

Les produits qui partent :

  • L’orange : Finies les maltaises et les juteuses navels. Le fruit devient totalement hors saison, ni sucré, ni parfumé. Il faudra maintenant attendre l’hiver pour retrouver le vrai plaisir de l’orange.
  • Le pomelo : Il a aussi fini son temps. Les derniers spécimens sont devenus moins bons et moins séduisants au fur et à mesure que les fruits du printemps apparaissent.

Chez le poissonnier :

  • Le Saint Pierre : En pleine saison, son prix est en mai parmi les plus avantageux de l’année.
  • Le maquereau : Abondant d’avril à novembre, ce beau poisson bleu se rapproche des côtes françaises au printemps pour y guetter une nourriture plu savoureuse.
Maquereaux (c) Alvaro German Vilela shutterstock

Maquereaux (c) Alvaro German Vilela shutterstock

Les produits qui arrivent :

  • Le thon : Dès qu’il fait beau, blanc ou rouge, il arrive sur les étals. C’est un des meilleurs poissons à manger cru, en sashimi ou en tartare. Attention à la variété que vous achetez, plusieurs sont en voie de disparition.
  • Les langoustines : Les belles et grosses continuent d’arriver. Les toutes fraîches et vivantes aussi. Seul leur prix indique qu’elles ne sont pas encore en pleine saison.
  • La salicorne : C’est un légume en quelque sorte mais qui ne pousse que dans les zones salines et qui n’est vendu que chez les poissonniers. Il accompagne de façon originale certains produits marins.

Les produits qui partent :

  • La Saint Jacques : A partir su 15 mai, sa pêche est fermée. Elle va maintenant disparaître jusqu’en octobre. Toute Saint-Jacques servie ensuite en cuisine aura dont été congelée.

Chez le boucher et le volailler :

  • L’agneau : C’est un broutard maintenant mis dans les prés où il goûte aux herbes du printemps. Il prend du poids et devient plus charnu. Les prés-salés du Mont-Saint-Michel n’ont jamais été aussi bons.
  • Le veau : Le veau de lait est à son summum. Nourri sous la mère, il n’a connu que le lait maternel. Sa chair est pâle et tendre, avec un goût spécial (le plus délicat de l’année); et leur grain et très fin.

Les produits qui arrivent :

  • Le pigeonneau : Le tendre pigeon apparait. Je n’en ai jamais cuisiné. Il faut le choisir d’au moins 350 g pour une personne et préférer les petits (jamais plus de 500 g si on veut une bête tendre à souhait). A rôtir simplement et à coucher sur un lit de petits pois frais.

Chez le crémier :

Lait (c) www.BillionPhotos.com shutterstock

Lait (c) www.BillionPhotos.com shutterstock

  • Les laitages : Les vaches goûtent aux prairies tendres et fleuries. Leur lait n’a jamais été aussi bon. Penser au Fontainebleau, cette petite merveille mousseuse de formage blanc à la crème fouettée, à servir avec des fraises.
  • Les chèvres : Arrivés des très bons Selles-sur-Cher, du Pouligny-Saint-Pierre et de la pyramide de Valençay. Les choisir frais ou demi affinés pour garder leur saveur printanière.
  • Le Camembert : Le vrai Camembert, le meilleur, celui sous AOC, dit aussi « Camembert de Normandie », est un produit fait, en ce moment, avec les meilleurs laits de printemps. En comptant une durée d’affinage optimal, les meilleurs de ces fromages commencent à arriver sur le marché en mai.
  • Le Saint Marcellin : Il devient si crémeux qu’il doit être vendu soutenu par un socle en plastique. Comme il n’est jamais fort, le préférer crémeux à souhait. Il va conserver tout l’été cet état de succulence.

Dans les bois

  • Le mousseron : C’est le grand mois du tricholome de la Saint Georges ou vrai mousseron. Comme il ne dure que quelques semaines, il faut saisir toutes les occasions de le goûter.

Les produits qui s’en vont :

  • La morille : La saison est souvent trop courte et ceux qui arrivent à en profiter sont l’exception. Les morilles séchées, au demeurant fort honorables, vont être le succédané des produits frais au cours des mois à venir.

Un livre très intéressant pour découvrir les produits de saison duquel sont tirées toutes ces informations : L’almanach du gastronome.

Cliquez ici pour découvrir toutes mes recettes de saison.

Faites en bon usage !

Allez on en discute ?
Les commentaires
  • Barbara a écrit le 1 mai 2016

    merci Anne

  • irene a écrit le 1 mai 2016

    J’adore quand tu fais le point des produits de saison car on profite pleinement des nouveaux arrivés 🙂 merci

  • peron a écrit le 1 mai 2016

    Merci ANNE ….

  • Jeannine Clerc a écrit le 1 mai 2016

    Pour Anne un joli brin de muguet pour la remercier de tous ces conseils et
    ses délicieuses recettes
    Amicalement

  • chouchie a écrit le 1 mai 2016

    Merci Anne et on ne le repètera assez jamais : cultivons les fruits et légumes de saison !
    Bonne soirée, biz

    • chouchie a écrit le 2 mai 2016

      Je voulais dire  » mangeons les fruits et légumes de saison  » et je te jure que je ne cultive rien 😉

    • Anne a écrit le 2 mai 2016

      bises à toi

  • Léa a écrit le 2 mai 2016

    J’adore ce genre d’article qui met en avant les produits de saison ! Merci !

    • Anne a écrit le 2 mai 2016

      Alors je suis ravie qu’il te soit utile 🙂

  • Hervé RV a écrit le 2 mai 2016

    Merci Anne, les fruits et légumes de saison sont les seuls à répondre à nos besoins physiologiques liés à notre biorythme. Manger des fruits et légumes de saison coûte moins cher et permet de profiter de produits frais au moment où ils sont les meilleurs, car gorgés de nutriments essentiels et alcalinisants.

  • Ingrid a écrit le 5 mai 2016

    J’aime aussi ces articles saisonniers pour nous rappeler un peu les choses car côté us, et tant que les marchés fermiers n’ont pas commencé, je trouve pas mal tous les fruits et légumes, de toutes les saisons, tout le temps (un peu moins vrai en été tout de même)! Possiblement du aux différents climats… J’en perds un peu le sens des saisons. Cependant vu la météo du mois de mai pour l’instant, ce sera bien votre gratin chou-fleur ce soir! 😊

    • Anne a écrit le 5 mai 2016

      Merci Ingrid 🙂 Alors aujourd’hui c’est beau et chaud à Bordeaux. j’espère que cela va venir jusqu’à chez vous 🙂

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Anne Lataillade
auteure enthousiaste
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Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Si vous voulez connaître le début de l'histoire (bon sang mais pourquoi ce blog), c'est par ici que cela se passe... En savoir plus

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