
La halle, au cœur de Monpazier
Je reviens tout juste d’un voyage de presse en Dordogne et vous avez été nombreux, sur les réseaux sociaux, à me demander un récapitulatif des étapes et adresses découvertes sur place. Le voici donc, avec mon parcours, mes coups de cœur et les lieux à garder sous le coude si vous passez dans le coin.
La Dordogne, je la connais un peu. Mais elle a encore ce talent formidable : vous sortir un village, une table, un producteur ou un détour que vous n’aviez pas vu venir. Cette fois, cap notamment sur le Pays de Bergerac, avec l’Office de Tourisme Bastides Dordogne-Périgord, pour un séjour entre bastides, châteaux, noix, fruits rouges, vins bio, marchés, préhistoire et jolies rencontres.
Il a fait très beau. Très chaud aussi. Le genre de chaleur qui vous rappelle assez vite que la pierre blonde, c’est magnifique, mais que l’ombre d’une terrasse reste une avancée majeure de la civilisation.
Au fil de ce séjour, je suis passée par Lanquais, Biron, Monpazier, Issigeac, mais aussi par d’autres coins de Dordogne, de Cadouin aux Eyzies, en passant par la vallée de la Vézère et Lascaux IV. Ce n’est donc pas un itinéraire à suivre au kilomètre près, mais plutôt un carnet de découvertes gourmandes et patrimoniales, avec des producteurs, des marchés, des restaurants, des villages superbes et cette façon très périgourdine de vous donner envie de rester plus longtemps que prévu.
Je vous raconte tout cela par grands moments, avec les liens vers les articles détaillés. Cela peut vous donner des idées si vous vous demandez que faire en Dordogne, notamment dans le Pays de Bergerac, entre patrimoine, gourmandise et vraies rencontres.
Lanquais : déjeuner en terrasse et petits fruits bio
Le séjour a commencé à Lanquais, avec un déjeuner à l’Auberge des Marronniers. Une terrasse, une assiette simple, une pause agréable : parfait pour entrer dans le rythme. Quand il fait beau, chaud, et que l’on est bien installé, le bonheur devient assez facile à satisfaire.
L’après-midi, nous sommes restés à Lanquais, mais dans un tout autre décor, chez Moulin O’Fruits, pour une rencontre autour des petits fruits bio. Fraises, framboises, cassis, groseilles : j’étais clairement en terrain favorable. Mais ce que j’aime surtout dans ces visites, c’est voir ce qu’il y a derrière la barquette. La météo, la saison, les choix de culture, le travail, les aléas. Après, on ne regarde plus une fraise tout à fait pareil. On la mange toujours, rassurez-vous, mais avec un peu plus de considération.
- Les Marronniers, à Lanquais
- Perles du Japon au lait de coco et coulis de fruits rouges
- Moulin O fruits – Dordogne
Joli bonus : j’ai préparé avec Alexandra, la propriétaire, des perles du Japon au lait de coco et coulis de fruits rouges. Une recette fraîche, parfaite pour prolonger la visite à la maison. Sans la chaleur de la serre, ce qui n’est pas plus mal.
La journée s’est terminée à Monpazier, avec un dîner au Privilège du Périgord, puis une nuit à l’hôtel Le Chevalier Bleu. Une première étape douce, gourmande, efficace. La Dordogne avait clairement décidé de bien commencer.
Biron et Monpazier : château, vins bio et belle table
Le lendemain, le rythme s’est intensifié. C’est souvent comme cela dans les voyages de presse : on pense avoir le temps, et puis le programme déroule château, domaine viticole, bastide, déjeuner, moulin, atelier, dîner. Heureusement, quand tout est intéressant, on suit sans trop discuter. Même quand il fait chaud. Très chaud.
La matinée a commencé au château de Biron. Il en impose, mais sans écraser. De la pierre, de l’histoire, de beaux volumes, des vues superbes : tout ce qu’il faut pour se sentir minuscule, mais dans le bon sens du terme.
À deux pas, changement d’ambiance avec le Domaine de la Tuque. Des vins bio, un domaine familial et même un cépage remis en culture. J’aime ces rencontres où l’on ne goûte pas seulement un vin : on comprend aussi le paysage, les choix, la patience qu’il faut derrière chaque bouteille.
- Le Château de Biron, entre puissance et élégance
- Les vins du Domaine de la Tuque
- Vue plongeante sur la chapelle du château
Puis direction Monpazier. Là, difficile de faire la blasée. La bastide est superbe, harmonieuse, élégante sans frimer. Les arcades, la place, les maisons anciennes : tout fonctionne. C’est beau, net, vivant. Bref, Monpazier sait très bien ce qu’il fait.
Nous avons déjeuné au Croquant, une adresse soignée où j’ai aussi rencontré Benoît Jarrige, le chef. Et forcément, cela m’intéresse : une assiette, c’est bien ; l’histoire de la personne qui la prépare, c’est encore mieux. J’en suis même repartie avec l’une de ses recettes, un excellent houmous aux haricots blancs et huile de noix. Comme souvenir, on a connu pire.
- Vue sur la place depuis les arcades
- Restaurant Le Croquant, Monpazier
- Houmous de haricots blancs à l’huile de noix
La noix du Périgord, du moulin à la cosmétique
L’après-midi, changement de produit mais pas de fil conducteur : toujours le territoire, toujours les gens qui le font vivre. Place à la noix du Périgord avec le Moulin du Chély, à Lalinde. Production, transformation, huile de noix : c’est le genre de visite qui remet les idées en place. Une noix, ce n’est pas seulement un petit truc croquant dans une salade. C’est un produit, un savoir-faire, une filière, et beaucoup d’exigence à chaque étape. Et quand l’huile est bonne, franchement, elle peut transformer trois feuilles de salade en moment sérieux.
- Noix verte
- Huile vierge de noix bio Le Chély
- Farine de noix bio
Dans la même famille des produits périgourdins autour de la noix, j’ai aussi goûté la Trappe Échourgnac au vin de noix. Un fromage de caractère, très local, qui rappelle qu’en Dordogne, la noix ne reste pas sagement dans le saladier. Elle se faufile partout, et franchement, elle a bien raison.
En fin de journée, nouvelle vie de la noix avec l’Atelier OlliOz, à Liorac-sur-Louyre, qui utilise l’huile de noix du Périgord en cosmétique. J’ai trouvé cela malin, cohérent, et très ancré dans le territoire. La noix ne se contente pas de finir dans l’assiette. Elle a manifestement plusieurs carrières.
Après cette journée bien remplie, la soirée au Domaine de Sens Bas, à Molières, tombait très bien. Dîner sur place, nuit au calme, et cette impression agréable de ralentir un peu après avoir beaucoup vu, beaucoup écouté et pas mal noté. Château, vin, bastide, chef, moulin, atelier : même mon carnet avait besoin de respirer.
- La boutique de l’Atelier OlliOz
- Le Domaine de Sens Bas, à Molières
- Petit déjeuner en terrasse
- La terrasse ombragée du domaine
Issigeac : marché du dimanche et déjeuner à L’Atelier
Le dimanche matin, direction le marché d’Issigeac. Un vrai marché du dimanche, vivant, gourmand, coloré, avec des étals partout, des paniers qui se remplissent et cette ambiance de village où l’on a envie de traîner un peu. Même quand il fait chaud. Surtout quand il y a des choses à goûter.
- Marché d’Issigeac
- Cerises de Moissac
- L’Atelier, Issigeac
- Tartare de tomates sorbet tomates
On flâne, on regarde les façades, on passe d’un étal à l’autre, on hésite, on achète trop, évidemment. Ce n’est pas un problème, c’est presque une règle locale.
Après cette matinée de marché, déjeuner à L’Atelier à Issigeac. Une table qui prolonge parfaitement l’esprit du matin : du goût, des produits, une cuisine précise, et le plaisir simple d’être au bon endroit au bon moment.
Cadouin, Beaumont-du-Périgord et Belvès : quelques haltes en chemin
Comme j’étais en Dordogne, j’en ai aussi profité pour découvrir d’autres lieux dans la foulée. Certaines étapes faisaient partie du programme du voyage de presse, d’autres se sont ajoutées naturellement sur la route. Dans tous les cas, elles peuvent très bien compléter un séjour si vous avez un peu plus de temps. Et puis, soyons honnêtes : quand on est déjà sur place, il serait presque dommage de rentrer trop vite.
En quittant le Domaine de Sens Bas pour rejoindre Issigeac, je suis passée par le cloître de Cadouin. Très bonne idée. Le lieu est paisible, élégant, lumineux. On entre, on regarde, on baisse le volume intérieur. C’est beau sans grands effets. Et parfois, c’est exactement ce qu’il faut.

Arcades du cloître de Cadouin
Dans le même esprit bastide, j’ai aussi fait une halte à Beaumont-du-Périgord. Une pause imprévue, comme souvent les meilleures : quelques rues, de belles maisons, une atmosphère paisible, et ce charme discret des villages où l’on se dit qu’on a bien fait de ralentir.
J’ai également visité Belvès, village perché du Périgord Noir. Là encore, c’est typiquement le genre d’endroit où l’on vient pour “jeter un œil” et où l’on finit par prendre son temps. C’est souvent bon signe.
- La place de Beaumont-du-Périgord, avec la halle et les maisons blondes autour
- Maison à pans de bois
- La halle médiévale de Belvès, au cœur du village
- L’entrée du château de Belvès.
Vallée de la Vézère : Lascaux, Les Eyzies et Les Glycines
La Dordogne, c’est aussi évidemment la préhistoire. Et quand on pousse vers la vallée de la Vézère, le décor change encore un peu. On quitte les bastides et les marchés pour retrouver les falaises, les abris, les grottes et cette impression assez folle de remonter très loin dans le temps.
Sur la route, arrêt au château de Campagne, près du Bugue : une halte simple, pleine de charme, parfaite pour couper la route avec élégance. À l’heure du déjeuner, direction L’Abreuvoir au Bugue, une adresse simple, au calme, comme on est content d’en trouver sur la route.
- Château de Campagne
- Vue depuis la terrasse
- Magret sauce miel framboise
Côté préhistoire, j’ai découvert Laugerie-Basse et le Grand Roc, aux Eyzies. Deux visites complémentaires : un abri préhistorique d’un côté, une grotte spectaculaire de l’autre. Et bien sûr, Lascaux IV, qui n’est pas “juste une grotte”, mais une visite très bien pensée, accessible et passionnante.
- Une impressionnante muraille naturelle
- Cheval chinois
- La piscine
- Riz au lait
Le soir, autre registre avec Le 1862 aux Eyzies, le restaurant étoilé des Glycines. Une table plus gastronomique, mais toujours liée au territoire. C’est ce que j’aime en Dordogne : on peut passer du marché de village au restaurant étoilé sans changer complètement d’univers. Le fil reste le même : le produit, le lieu, les gens. L’hôtel est également très chouette.
Des idées pour un séjour gourmand en Dordogne
Ce carnet de découvertes conviendra particulièrement à celles et ceux qui aiment alterner villages, marchés, patrimoine, producteurs et belles tables. Il permet de piocher des idées dans le Pays de Bergerac, mais aussi de prolonger vers le Périgord Noir, la vallée de la Vézère ou les Eyzies.
C’est aussi une belle façon de comprendre un territoire par ce qu’il produit. Ici, les noix, les fruits rouges, les vins, les marchés, les restaurants et les villages racontent tous quelque chose du coin. On circule, on goûte, on visite, on discute. On ne coche pas simplement des cases sur une carte : on prend le temps, et c’est sans doute ce qui rend le séjour aussi agréable.
Ce que je retiens de ce séjour en Dordogne
Ce que j’ai aimé, c’est justement cette continuité. On passe d’un château à un producteur, d’une bastide à un marché, d’un moulin à une bonne table, d’une grotte préhistorique à un restaurant étoilé, mais rien ne semble plaqué. Tout se répond : le paysage, les produits, les gens, l’assiette.
La Dordogne a ce côté généreux sans être tapageur. On y vient pour les villages, les routes, les pierres, les marchés, les vins, les noix, les fruits rouges, la préhistoire. J’en suis rentrée avec des rencontres, des goûts, des images, et une certitude assez simple : il faudra revenir.
Et puis il y a cette lumière, ces journées chaudes, ces pauses à l’ombre, ces terrasses où l’on se dit qu’on est quand même très bien là. Ce n’est pas un argument touristique officiel, mais entre nous, c’est souvent celui qui marche le mieux.
Ce reportage a été réalisé dans le cadre d’un voyage de presse avec l’Office de Tourisme Bastides Dordogne-Périgord. Certaines étapes mentionnées dans cet article faisaient partie du programme, d’autres correspondent à des visites complémentaires effectuées dans la foulée du séjour.















MercI Anne pour tes articles documentés, pittoresques ,passionnants( il m’en reste quelqu’uns encore!) tes photos lumineuses , tes ressentis ,tes anecdotes… tes bons plans…..
un sacré travail vraiment
et des partages humains , gourmands et patrimoniaux