
Daikon (c) Oka Tai-Lee CC BY-NC-ND 2.0
Le daikon, c’est ce grand radis blanc asiatique que l’on croise de plus en plus facilement chez les primeurs, dans les épiceries asiatiques, et parfois même en grande surface. Il peut aussi être vendu sous le nom de radis chinois, radis japonais ou radis blanc. Bref, il a plusieurs passeports, mais dans l’assiette, il reste très facile à adopter.
Je l’aime surtout cru, râpé, tranché finement ou coupé en julienne. Sa saveur est douce, nette, légèrement piquante, mais beaucoup moins puissante que celle du radis noir. C’est typiquement le genre d’ingrédient qui réveille une salade, apporte du croquant à une assiette, ou donne un petit air japonais à un repas sans sortir tout l’attirail de cérémonie du thé.
On peut aussi le cuisiner cuit : bouilli, sauté, rôti, mijoté, ou ajouté dans une soupe. Il se prête bien aux plats asiatiques, aux bouillons, aux currys doux, aux pickles rapides et aux préparations fermentées, comme dans certains kimchis coréens. Il est discret, mais pas fade. Un bon petit soldat du bac à légumes, en somme.
Le daikon a aussi quelques arguments côté nutrition : il est peu calorique, apporte des fibres et contient de la vitamine C. Je ne vous promets pas qu’il rangera votre cuisine ni qu’il répondra à vos mails en retard, mais dans une assiette fraîche et croquante, il fait très bien le travail.
Découvrez toutes mes recettes avec du daikon
Comment utiliser le daikon en cuisine ?
Pour une première fois, je vous conseille de commencer simplement : cru et râpé, avec une vinaigrette acidulée, un peu de citron, de sauce soja, de sésame ou d’herbes fraîches. Il apporte tout de suite du relief et une vraie sensation de fraîcheur, sans écraser les autres ingrédients.
Si vous aimez les saveurs plus marquées, testez-le en pickles rapides. Quelques fines tranches, un peu de vinaigre, une pincée de sucre, une pointe de sel, et le voilà prêt à réveiller un bol de riz, un sandwich, un plat de nouilles ou une assiette de poisson. C’est le genre de petit condiment qui change tout, sans demander trois heures de méditation culinaire.
Cuit, le daikon devient plus doux. Il perd une partie de son côté piquant et prend une texture presque fondante. On peut l’ajouter dans un bouillon, une soupe, un plat mijoté ou une poêlée. Il absorbe bien les saveurs, ce qui le rend très intéressant avec le gingembre, l’ail, le miso, la sauce soja ou les épices douces.
Daikon cru ou cuit : que choisir ?
Tout dépend de l’effet recherché. Cru, le daikon apporte du croquant, de la fraîcheur et un petit côté poivré très agréable. C’est la version que je préfère pour les salades, les crudités, les toasts, les bols de riz ou les assiettes un peu japonisantes.
Cuit, il devient plus rond, plus tendre, presque réconfortant. Il fonctionne très bien dans les soupes et les plats mijotés. C’est une bonne option si vous trouvez sa saveur crue un peu trop présente, ou si vous voulez l’intégrer à un plat chaud sans qu’il prenne toute la lumière.
Pour mieux connaître le daikon
Cette page rassemble mes recettes avec du daikon. Si vous cherchez plutôt à savoir où l’acheter, comment le choisir, comment le conserver, ou ce que l’on peut faire avec ses pousses, je vous invite à lire ma fiche ingrédient dédiée : Daikon : le radis blanc japonais à consommer cru ou cuit.
Vous y trouverez les informations pratiques sur ce légume-racine : son aspect, ses différents noms, ses usages en cuisine, sa conservation et mes conseils pour l’apprivoiser sans le regarder d’un air méfiant dans le bac à légumes.
À vous de cuisiner le daikon
Le daikon mérite mieux que de rester ce grand radis blanc un peu mystérieux que l’on voit chez le primeur en se demandant “et maintenant, qu’est-ce que j’en fais ?”. Commencez par une recette simple, goûtez-le cru, testez-le mariné, puis essayez-le cuit si le cœur vous en dit.
Et surtout, amusez-vous. Avec son croquant, sa douceur et sa petite personnalité asiatique, le daikon a plus d’un tour dans sa racine.















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