
Pacay ©Ildi Papp shutterstock
Si vous vous promenez sur un marché au Pérou ou en Équateur, il se peut qu’on vous tende un drôle de fruit long, vert, un peu cabossé. Et là, on vous dit, sourire aux lèvre :
« Goûte, c’est du pacay. »
Et là, surprise : vous ouvrez une grosse gousse. À l’intérieur, nichée dans un cocon moelleux, se cache une chair blanche, aérienne comme du coton, douce et sucrée comme un bonbon végétal.
Qu’est-ce que le pacay ?
Le pacay, aussi appelé Inga feuillei, est un fruit originaire d’Amérique du Sud. Il est cultivé dans les vallées andines, sur les versants amazoniens, et même le long de la côte pacifique péruvienne. Il pousse sur un arbre de la famille des légumineuses, ce qui explique sa forme en grosse gousse allongée. Localement, le pacay est parfois surnommé « pois sucré » ou « pois glacé ».
On le reconnaît facilement : une cosse longue, verte, parfois aussi grosse qu’un avant-bras. Et, à l’intérieur, il contient une pulpe blanche qui entoure de grosses graines noires brillantes.

Pacay ©Shutterstock
Goût et façons de le consommer
Le pacay offre un goût délicat, à la fois doux et très sucré, sans aucune acidité. Certains y retrouvent des notes de vanille, un soupçon de banane verte ou de litchi. Quant à la texture, elle est presque mousseuse, légère comme une barbe à papa végétale. C’est un fruit étonnamment régressif et pourtant naturellement équilibré.
Traditionnellement, on le grignote frais, tout simplement.
On ouvre la gousse, on prélève la pulpe à la main ou avec les dents (oui, c’est un peu rustique, mais délicieux), et on la savoure lentement. Les graines, elles, ne se mangent pas telles quelles, mais peuvent être grillées dans certaines traditions locales.
Le pacay peut aussi se glisser dans quelques desserts, notamment des crèmes glacées, ou parfumer un jus frais. Mais sa texture délicate ne résiste pas bien aux cuissons longues ni aux traitements industriels. Cela en fait dont un fruit que l’on mange proche du lieu de cueillette… ou pas du tout. 😀
Et côté santé ?
En plus de faire plaisir aux papilles 😀 , le pacay aurait, selon la tradition andine, des vertus anti-rhumatismales. Il est aussi une source naturelle de fibres, de glucides simples et de vitamine C. C’est un fruit énergisant, léger, et facile à digérer.
En conclusion
Bref, introuvable en France, le pacay, c’est la gourmandise secrète des Andes, une douceur végétale qu’on croise rarement mais qu’on n’oublie jamais. Avec sa texture aérienne, son goût sucré tout en légèreté, et son allure un peu étrange, il a tout du fruit confidentiel qu’on a envie de faire découvrir… à condition d’avoir traversé l’Atlantique.














