
Bourgeons d’épinette – Marché Jean Talon
En France, on le connaît sous le nom d’épicéa. Au Québec, on l’appelle épinette noire, en référence à ses aiguilles très dures et piquantes. D’ailleurs, il paraît que Jacques Cartier aurait évité le scorbut à son équipage grâce à une décoction d’épinette, naturellement riche en vitamine C.
Les bourgeons se cueillent en général au mois de mai. A ce moment-là, les écailles brunes sont parties mais que la pousse reste bien fermée. Evidemment ne les prenez pas toutes sur le même arbre.
Un produit aux nombreuses vertus.
Cet arbre donne d’ailleurs plusieurs produits susceptibles d’être consommés :
- La gomme-résine, utilisée par les Premières Nations comme chewing-gum (pour les enfants), et/ou pour blanchir les dents ainsi que pour dégager les voies respiratoires
- L’écorce intérieure grattée et consommée fraiche au printemps.
- Et surtout les jeunes pousses de l’année. D’un vert plus tendre que les autres, on les utilise aussi bien crues que cuites. J’ai photographié celles-ci au Marché Jean Talon de Montréal. J’ai lu qu’on faisait aussi de la bière d’épinette et des tisanes d’épinettes, des gelées et on peut même les faire mariner. Vous pouvez aussi les hacher pour aromatiser vos recettes, les utiliser pour parfumer les cocktails. Elles peuvent aussi tout simplement décorer vos plats !

Pousses d’épinette ©O. Gilbert FB
En bouche, leur saveur est légèrement acidulée, fraîche, verte et les pousses ont le parfum typique des résineux, avec des notes d’agrumes en plus.
Ces jeunes pousses font partie de ces produits discrets qui racontent un territoire. Si vous en croisez un jour sur un marché québécois, prenez le temps de les sentir, de les goûter, et de vous laisser surprendre.
Vous connaissiez. ? Avez-vous déjà goûté ?
Bonne journée !















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