
Palombe ©Bernard Pez CC-BY-NC-ND-2.0
Avant d’habiter Bordeaux, je n’avais jamais entendu parler des palombes. Ici, on en lit des nouvelles dans Sud-Ouest, où l’on publie chaque automne le comptage des vols. Mais qu’est-ce que c’est, au juste, cette histoire de palombes qui passent par le ciel girondin ?
Tout simplement des pigeons ramiers. De grands oiseaux migrateurs, qui quittent l’Europe du Nord pour aller passer l’hiver au soleil, en Espagne. Leur route les fait traverser le Sud-Ouest de la France, et chaque année, leur passage est attendu, scruté, compté.
La chasse à la palombe : une tradition ancrée dans le Sud-Ouest
Les palombes sont au cœur d’une pratique de chasse ancienne, mentionnée dès l’Antiquité. Dans le Sud-Ouest, elle prend une forme unique : la palombière.
Ce sont de véritables cabanes, perchées dans les arbres, souvent camouflées de bois et de fougères. On y monte pour observer les vols, attirer les oiseaux, mais aussi… pour vivre ensemble. Car une palombière, ce n’est pas seulement un poste de chasse : c’est aussi un lieu de convivialité, où l’on prend les repas, où l’on discute, où l’on fait la fête. Un monde suspendu entre ciel et terre.
Ces pratiques font régulièrement débat, opposant chasseurs passionnés et défenseurs de la faune sauvage. Mais elles restent profondément ancrées dans la culture rurale du Sud-Ouest

Palombière ©Père Igor CC BY-SA 30
La palombe dans l’assiette
Côté cuisine, la palombe est une viande recherchée, fine, légèrement corsée. Elle se prête aux préparations en sauce, avec du vin et des aromates. La recette la plus emblématique ? Le salmis de palombe : les oiseaux sont rôtis, puis mijotés dans une sauce au vin rouge, riche et parfumée. Un plat puissant, généreux, qui réchauffe les tablées automnales.
En conclusion,
La palombe, c’est bien plus qu’un simple pigeon ramier. C’est un oiseau migrateur qui rythme les saisons dans le Sud-Ouest, un gibier de caractère qui alimente traditions et débats, et une viande délicate qui inspire des recettes mythiques comme le salmis.
Qu’on la regarde passer, qu’on la chasse ou qu’on la cuisine, elle reste une figure à part entière de la culture gasconne.















en effet on en entend surtout parler par les manifestations et vifs échanges
oui 😉
Oui Anne il y a des palombiéres perchées dans les arbres, mais aussi et surtout dans la haute Landes des palombières, au sol, un grand tunnel parfois de plusieurs dizaine de mètres de long, couvert de fougères, avec des postes d’affut et parfois tout ce qu’il faut pour cuisiner et dormir.
Bien sur des appelants perchés dans les arbres alentour, tout un art pour attirer et faire poser un vol.
Des vastes filets qui se ferment lorsque le vol ou partie du vol est posé.Le salmis c’est le corollaire de cet art de vivre, accompagné de quelques bouteilles bien sur.
Sinon pour la recette c’est tout bon, mais une palombe par tête, en dessous c’est du bricolage.
mdr :))
On bricole chez nous mais c’est vrai que nous sommes des petits mangeurs :p