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Coing : le b.a.-ba pour bien l’apprivoiser

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Coings (c) Jolette Roodt CCBY20

Coings (c) Jolette Roodt CCBY20

Le coing est un fruit au charme un peu mystérieux. Si on l’adore dans les pâtes de fruits, les compotes et les plats sucrés-salés, il a la réputation d’être difficile à préparer. Duveteux, coriace, capricieux à éplucher… pas de panique ! Ce guide est là pour vous aider à le choisir, le conserver et le cuisiner facilement.

Comment bien choisir vos coings ?

Pour choisir un bon coing, pas besoin de diplôme d’expert, faites confiance à vos sens (et un peu à votre nez 👃).

  • La couleur et le parfum : il doit afficher un joli jaune doré et surtout, embaumer. Le genre d’odeur qui parfume déjà votre panier et qui vous fait sourire avant même d’arriver à la maison.
  • Le duvet : ce petit manteau duveteux s’enlève facilement avec un simple coup de chiffon. S’il s’accroche comme une chaussette orpheline au sèche-linge, passez votre chemin.
  • La fermeté : le coing est naturellement coriace (c’est sa personnalité 😅), mais il doit rester bien ferme, sans zones molles ni taches suspectes.

Bref, un coing qui se tient droit, qui sent bon et qui a bonne mine, c’est le jackpot.

Comment conserver les coings ?

Le coing, c’est le champion de l’endurance : il se conserve longtemps, sans faire de chichis.

  • Endroit idéal : installez-le dans un coin frais, sec et bien aéré. Posez-les côte à côte comme des petits trésors, mais évitez de les empiler, ils marquent vite (le coing n’aime pas la promiscuité 😅).
  • Attention au réfrigérateur : mauvaise idée ! Leur parfum est si puissant qu’il se faufile partout. Résultat : un camembert au goût de coing, ça peut surprendre.
  • Durée de conservation : bien gardés, ils tiennent plusieurs semaines. De quoi vous laisser le temps de réfléchir si vous êtes plutôt gelée, pâte de fruits ou tajine parfumé.
Coings

Coings ©sfbaywalk CC BY 2.0

Astuces futées pour cuisiner les coings

Le coing, c’est un fruit un peu rebelle : cru, il vous arrache la bouche. Mais une fois cuit… il se transforme en petit bijou doré, fondant et parfumé.

Les cuissons idéales

  • Au four : entiers ou en quartiers, laissez-les rôtir environ 40 minutes à 180 °C. L’odeur dans la cuisine est magique.
  • À la vapeur : parfait si vous visez la compote veloutée du dimanche.
  • Pochés : dans un sirop ou du vin, avec cannelle, badiane ou gingembre. Une cuisson parfumée qui fait voyager.

Astuces de pro (et de grand-mère)

  • Épluchage facile : blanchissez vos coings 1 à 2 minutes dans l’eau bouillante, puis plongez-les dans un bain glacé. Hop, la peau se ramollit. Pensez aux gants : leur duvet peut être irritant.
  • Garder la couleur : un grand saladier d’eau citronnée à côté de vous, et fini les coings tristounets qui noircissent.
  • Ne rien gaspiller : pour les gelées et les pâtes de fruits, pas besoin d’éplucher. La peau et les trognons, riches en pectine, font le boulot. Filtrez ensuite, et voilà.
  • Congélation : crus, ils s’oxydent et deviennent marron. Cuisez-les d’abord (compote, quartiers pochés), puis mettez-les au congélateur en portions prêtes à l’emploi.

Le coing, c’est donc un fruit plein de surprises : coriace au départ, généreux à l’arrivée. Riche en fibres et en vitamine C, il adore autant la douceur des pommes, poires et miel que la compagnie d’un canard, d’un agneau ou même d’un gibier.

Bref, maintenant que vous avez toutes les clés, il n’y a plus qu’à passer aux fourneaux ! Découvrez toutes mes recettes avec des coings : parfums d’automne et douceurs maison.

Bon appétit ! 

 

Allez on en discute ?
Les commentaires
  • Sylvie G a écrit le 12 octobre 2022

    Bonjour, merci pour votre article. Ma fille m’a offert un couteau éplucheur victorinox (non, je ne fais pas de pub). Je dois admettre que ses petites dents bien aiguisées sont un atout de taille pour venir à bout de la peau dure des coings comme celle des potirons et autres, également celle des tomates même mûres. Essayer c’est l’adopter. j’espère que ça vous facilitera la tâche!

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Photo - Anne Lataillade
Anne Lataillade
Fondatrice de Papilles & Pupilles
Autrice culinaire à Bordeaux

Depuis 2005, je raconte la cuisine telle que je la vis au quotidien : des recettes fiables, de saison, simples et savoureuses, mais aussi des coups de cœur, des produits que j’aime… et des escapades gourmandes qui donnent envie de passer à table.

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Anne Lataillade

auteure enthousiaste et passionnée
de Papilles et Pupilles

Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur moi.

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