
Camu Camu
Si vous passez un jour par le marché de Lima, arrêtez-vous devant les petites barquettes en plastique qui ressemblent à celles de nos framboises ou cassis. Mais ici, pas de fruits rouges classiques : on y trouve de petites baies rondes, brillantes, rouge foncé… et redoutablement acidulées. Voici le camu-camu.
Ce petit fruit, encore méconnu sous nos latitudes, est pourtant une vraie célébrité en Amazonie. Et pour cause : il est considéré comme l’un des fruits les plus riches en vitamine C au monde.
Qu’est-ce que le camu-camu ?
Le camu-camu pousse naturellement dans les zones marécageuses de la forêt amazonienne, principalement au Pérou, au Brésil et en Colombie. Son arbre, le Myrciaria dubia, mesure entre 3 et 5 mètres de haut, avec un tronc lisse, des racines profondes (pratiques pour affronter les crues), et de jolies feuilles lancéolées vert clair.
Le fruit, lui, est petit et ovale, de 2 à 4 cm de diamètre, avec une peau lisse, brillante et rouge. À l’intérieur : une chair juteuse, assez ferme, au goût intense et acide. Certains y trouvent des airs de groseille puissance 10, d’autres une version survitaminée de la cranberry.

Camu camu coupé en deux (c) shutterstock
Un super fruit (vraiment) surboosté en vitamine C
Ce qui fait la réputation du camu-camu, c’est son contenu exceptionnel en vitamine C. On parle de 2 000 à 3 000 mg pour 100 g de pulpe fraîche, soit 30 à 60 fois plus que l’orange (source : CIRAD). Un seul petit verre de jus peut ainsi contenir autant de vitamine C que 40 verres de jus d’orange. De quoi rebooster l’immunité d’une famille entière.
Mais ce n’est pas tout. Le camu-camu renferme aussi des polyphénols, des flavonoïdes et des acides aminés. Bref, un cocktail antioxydant plutôt impressionnant. Pas étonnant qu’il soit souvent classé dans la catégorie des super fruits, au même titre que l’açaï ou la grenade.
Comment consommer le camu-camu ?
Vu son acidité naturelle, le camu-camu se consomme rarement nature, sauf si on aime se faire des grimaces. Mais vous pouvez l’ajouter à des jus ou des nectars. Dans ce cas mélangez-le à d’autres fruits plus doux. Cela fonctionne aussi dans des yaourts, sorbets, crèmes glacées, pour une touche acide très rafraîchissante. Et enfin vous pouvez le consommer en poudre ou gélules pour ceux qui sont plus attirés par la version “bien-être”.
Au Pérou, on le retrouve dans les marchés en petites boîtes, souvent conditionné comme nos fruits rouges. Il est aussi vendu transformé, pour contourner son goût très (très) prononcé.

Boite de camu camu, marché de Lima
Où en trouver en France ?
Même s’il est encore discret sur les étals, on commence à trouver du camu-camu en magasins bio, épiceries exotiques, ou en ligne, surtout sous forme de poudre. C’est cette dernière version qui est la plus répandue ici, car elle se conserve bien, se dose facilement, et permet d’en ajouter une petite touche dans un smoothie, un jus ou un yaourt.
Bref, avec sa couleur vive, son acidité marquée et son explosion de vitamine C, le camu-camu est un petit fruit qui ne laisse pas indifférent. Encore discret en France, il mérite pourtant qu’on s’y intéresse, ne serait-ce que pour ajouter un peu de peps tropical à nos routines. Et si un jour vous le croisez dans une barquette au détour d’un marché péruvien : ne le laissez pas filer.
Goûtez et grimacez peut-être… 😀















j’ai plusieurs pieds sur mon terrain . c’est un fruit trés acide. voir astringent
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