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Le dachine, un tubercule emblématique de la cuisine antillaise

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Dachine

Dachine

Le dachine est un tubercule très utilisé dans les cuisines antillaises. À première vue, il ne paie pas de mine : une peau brunâtre, parfois un peu rêche, et une chair blanche ou légèrement crème. Et pourtant, sous ses airs discrets, le dachine est un ingrédient central de nombreuses recettes créoles, nourrissant, polyvalent et plein de caractère.

On le rencontre surtout aux Antilles (Guadeloupe, Martinique), mais aussi dans d’autres régions tropicales. En cuisine, il tient un rôle comparable à celui de la pomme de terre chez nous : on le cuit, on le coupe, on l’écrase, on le frit… et on le décline à toutes les sauces.

Dachine et taro : est-ce la même chose ?

C’est LA question qui revient souvent. Si vous voulez approfondir le sujet, je détaille l’origine, la cuisson et les usages du taro dans un article dédié : Taro : un tubercule alimentaire des régions tropicales.

Alors, pour répondre à la question, sur le plan botanique, oui : le dachine et le taro appartiennent à la même espèce, Colocasia esculenta. Le mot taro est un terme générique utilisé dans de nombreuses régions du monde, tandis que dachine est le nom couramment employé aux Antilles.

En pratique, on parle donc du même tubercule, mais avec des variétés locales, des tailles et parfois des textures légèrement différentes, selon les terroirs et les usages culinaires. Autrement dit : le dachine est un taro… version antillaise.

Quel goût a le dachine ?

Une fois bien cuit, le dachine offre une chair douce, légèrement sucrée, avec une texture qui rappelle la pomme de terre, mais en plus ferme et un peu plus crémeuse. Son goût est subtil, jamais envahissant, ce qui explique pourquoi il se marie aussi bien avec des plats en sauce, des currys, des préparations épicées ou plus simples.

Comment cuisiner le dachine

Le dachine se consomme toujours cuit. C’est une règle essentielle, et ce n’est pas négociable.

Dans la cuisine créole, on le prépare le plus souvent :

  • bouilli, puis servi en accompagnement,
  • coupé en morceaux dans des ragoûts ou des plats en sauce,
  • écrasé en purée,
  • frit, pour des préparations plus gourmandes.

Avant cuisson, on l’épluche soigneusement (gants recommandés pour les peaux sensibles), puis on le plonge dans l’eau bouillante jusqu’à ce qu’il soit bien tendre.

À savoir avant de passer en cuisine

Comme le taro, le dachine cru ou insuffisamment cuit contient des oxalates de calcium. Ces composés peuvent provoquer une sensation de picotement ou d’irritation dans la bouche et la gorge s’il est consommé cru ou mal cuit.

La solution est simple et efficace : une cuisson complète. Et si une recette demande du dachine râpé, il est indispensable de le cuire avant de le râper. Une précaution rappelée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Source : FAO

Où trouver du dachine en France ?

On trouve du dachine principalement dans les épiceries antillaises et certaines boutiques spécialisées en produits exotiques, surtout dans les grandes villes. Il est généralement vendu frais, parfois sous différentes tailles selon les arrivages.

Un tubercule discret mais essentiel

Moins connu que la patate douce ou le manioc, le dachine n’en reste pas moins un pilier de la cuisine antillaise. Bien cuisiné, il est à la fois rassasiant, doux et parfaitement adapté aux plats du quotidien. À condition, bien sûr, de lui offrir une cuisson sérieuse. Votre palais et votre gorge vous remercieront.

 

Allez on en discute ?
Les commentaires
  • roqus roux a écrit le 26 novembre 2014

    attention, ne manger pas la dachine crue!!!c est affreux!!

    • Audern Yann a écrit le 25 juin 2018

      Je confirme c’est affreux
      Cela donne l’impression d’avoir avalé des aiguilles !
      Cela brûle l’oesophage et l’estomac
      Une expérience que l’on a pas envie de recommencer !
      Il faut absolument la cuire.
      Expérience gustative vécue aux Açores

  • Simiche a écrit le 14 août 2021

    Petite précision ! Même s’il est vrai qu’on peut utiliser les jeunes feuilles (celles encore enroulées) de dachine, c’est celles d’une espèce proche appelée « herbage » qu’on utilise pour le calalou.

    • Anne a écrit le 14 août 2021

      Merci pour cette précision 🙂

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Photo - Anne Lataillade
Anne Lataillade
Fondatrice de Papilles & Pupilles
Autrice culinaire à Bordeaux

Depuis 2005, je raconte la cuisine telle que je la vis au quotidien : des recettes fiables, de saison, simples et savoureuses, mais aussi des coups de cœur, des produits que j’aime… et des escapades gourmandes qui donnent envie de passer à table.

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Anne Lataillade

auteure enthousiaste et passionnée
de Papilles et Pupilles

Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur moi.

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