
En Bretagne avec Thomas Raiffé
La vie vous joue des tours parfois. Quand on a décelé des allergies alimentaires chez mes enfants, j’ai cru que c’était une catastrophe. Aujourd’hui je pense que cela a été une chance car c’est grâce à cela que je me suis intéressée au contenu des assiettes familiales, que j’ai commencé à cuisiner et que je me suis spécialisée dans la lecture des emballages (et accessoirement que j’ai créé mon blog). Clairement cela a changé ma vie.
S’intéresser à ce que l’on mange, c’est forcément s’intéresser aux produits et à ceux qui les font : Agriculteurs, maraîchers, artisans etc. Comme vous le savez j’aime aller sur le terrain et il y a quelques semaines je me suis rendue en Bretagne rencontrer Thomas Raiffé. Ce jeune éleveur de viande bio de 38 ans, ancien commercial dans les produits phytosanitaires a repris il y a 3 ans l’exploitation de ses beaux-parents et l’a convertie au bio. Son expérience professionnelle passée, ses convictions personnelles, ses échanges avec des collègues déjà convertis et sa volonté de n’être dépendant de personne (semencier ou autre) l’ont aidé à prendre cette décision. C’est un choix de vie pour sa famille et lui.
Les particuliarités d’un élevage bio
Produire et vendre de la viande bio, c’est appréhender son métier comme un tout. En effet l’éleveur qui est aussi un agriculteur bio conçoit sa ferme comme un écosystème. Pour préserver l’équilibre entre les sols, les végétaux et les animaux, il faut suivre différents préceptes :
- Autonomie alimentaire : Les animaux mangent l’herbe des prairies et aussi des céréales bio produites à la ferme (pas de produits chimiques de synthèse, de pesticides, d’OGM etc).
- Rotation des cultures (tous les 7 ans chez Thomas).
- Recyclage des matières organiques et méthodes de défenses naturelles.
L’avantage pour nous consommateurs, c’est d’avoir la garantie d’une viande de qualité.
En plus le cela, le bien être des animaux est une notion primordiale. Cadres de vie, accès à l’extérieur, alimentation, soins, tout y passe.
Comme vous le savez, je pense qu’il faut manger moins de viande mais de la meilleure et le bio est une bonne approche. Après je parle du bio français. J’avoue que j’ai du mal avec le bio qui vient du bout du monde. Pour moi c’est juste antinomique.
Bref, j’ai beaucoup aimé cette rencontre avec ce jeune éleveur engagé qui prône une démarche écologique, éthique et responsable de l’élevage. Je vous laisse d’ailleurs en sa compagnie pour une vidéo sur la journée.
Faites en bon usage !
Article réalisé en partenariat avec Interbev.















Bonjour Anne
En , tu vois, ce MOnsieur, cela pourrai être mon papa.
IL a aujourd’hui + de 70 ans et depuis les années 80, c’est exactement comme cela qu’il travaille.
C’est une façon de voir les choses et de qualité de vie!
Il a toujours préféré la qualité à la quantité.
Et malgré sa retraite- tellement petite et celle de ma maman), il continue de travailler.
Il a l’amour du métier heureusement.
IL dit toujours,qu’il est né au bon moment , parce que l’agriculture de maintenant – le dégoûte tellement, qu’il dit ‘ je serai en âge aujourd’hui de m’installer, je ne crois pas que je le ferai »
En son nom, je te dis « merci » de promouvoir ce qui font une agriculture digne de ce nom!
Avec plaisir Myriam. J’aime pouvoir parler de gens comme ça. Ce sont toujours de formidables rencontres
c’est un bel effort que de te déplacer pour faire découvrir tous ces professionnels
(éleveurs, agriculteurs, maraîchers etc…) oui , il faut les encourager et chercher leurs produits
le plus possible nous avons tout à gagner
merci de toutes ces recherches et ce travail d’informations.