
Camerises ©Mark Male CC BY SA 20
Petites, presque timides, d’un bleu profond tirant sur le violet, les camerises ont ce parfum légèrement acidulé qui surprend dès la première bouchée, quelque part entre la myrtille, le cassis et la rhubarbe.
C’est au Québec que je les ai découvertes. On les connait aussi sous le nom de haskap. Ces petites baies ressemblent aux bleuets (même couleur) mais de forme oblongue. Elles mesurent environ 2 cm de long, 1 cm de diamètre et ne contiennent pas de noyau. Elles poussent sur un chèvrefeuille comestible, le Lonicera caerulea, présent dans les pays de l’hémisphère nord (Canada, Japon, Russie, etc.). Au Canada, on les récolte plutôt fin mai-début juin et si vous en trouvez, sachez qu’elles se conservent une bonne quinzaine de jours au réfrigérateur.
Et au niveau goût, me direz-vous ?
Difficile à décrire. Je vous dirai que leur saveur est acidulée. On retrouve les parfums de la framboise, du cassis, de la myrtille, de la rhubarbe. C’est à la fois sucré et acide. Ces fruits se consomment tels quels, à la croque, et on les utilise aussi pour réaliser des confitures, gelées, tisanes, glaces, vins, tartes, liqueurs etc.

Camerises ©iamsch CC BY-SA 2.0
Bon à savoir, ce petit fruit possède des propriétés médicinales et antioxydantes. Il est particulièrement riche en vitamines C et A, en polyphénols et en anthocyanes.
Longtemps restées confidentielles, les camerises font partie de ces fruits que l’on n’oublie pas une fois goûtés. Si vous avez la chance d’en croiser, au Québec ou ailleurs, laissez-vous tenter. C’est un petit fruit boréal, discret mais plein de caractère, qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.















sûre que j’aimerais
merci Anne♥
<3
J’en ai planté 3 variétés au printemps 2023, en région parisienne. J’ai eu les premières baies en mai-juin 2024. J’ai hâte que la production démarre vraiment !
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