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Maceron, le poivre des marais

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Macéron

Maceron

Il y a des plantes qu’on croise par hasard et qui vous poursuivent. Le maceron, je l’ai d’abord rencontré à la citadelle de Blaye, sur les conseils d’Élise, ma guide du jour. Et puis, quelques années plus tard, le revoilà — séché, moulu, mis en pot — à la Ferme des Baleines, sur l’Île de Ré, sous le nom poétique de « poivre des marais ». Impossible de ne pas m’y intéresser de plus près.

Une plante oubliée, mais pleine de caractère

Le maceron (Smyrnium olusatrum), c’est l’archétype de la plante oubliée qui mérite un retour en cuisine. Cultivé depuis l’Antiquité, notamment par les Romains, il a longtemps été utilisé comme légume et condiment, avant d’être détrôné par le céleri. On le retrouve aujourd’hui à l’état sauvage, notamment sur les littoraux atlantiques, où il pousse librement dans les fossés, les friches et les marais salants.

Une première rencontre à Blaye

C’est dans l’enceinte majestueuse de la citadelle de Blaye, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, que j’ai croisé le maceron pour la première fois. Élise, mon guide, m’a montré cette plante que je ne connaissais pas. Et elle m’a expliqué qu’on pouvait tout utiliser dans le maceron. Alors, voici ce que j’ai appris ce jour-là :

  • Feuilles et tiges : comme du céleri-branche (c’en est un peu l’ancêtre), mais avec un goût plus prononcé, presque anisé. Parfait pour parfumer un bouillon, une salade de pommes de terre ou une omelette.
  • Racine : consommée comme un radis noir, râpée ou en fines tranches. Elle a du caractère !
  • Fleurs et boutons floraux : à confire comme des câpres.
  • Graines : une fois séchées, elles remplacent le poivre. D’où ce surnom charmant : poivre des marais.

Une redécouverte sur l’Île de Ré

Et puis, à la Ferme des Baleines, je retrouve le maceron — cette fois, dans un petit pot en verre. Les graines, récoltées localement, sont séchées puis moulues, et utilisées comme un condiment local. C’est surprenant, parfumé, légèrement citronné avec une note poivrée douce, moins piquante que le poivre noir, mais plus amère. Parfait sur un poisson grillé, une salade de tomates anciennes ou des œufs mollets.

Comment cuisiner le maceron

Toutes les parties de la plante sont comestibles — c’est ce qui la rend précieuse, en plus de son côté sauvage et local :

  • les feuilles et les tiges peuvent être utilisées un peu comme le céleri branche pour parfumer les plats. Le goût lui ressemble mais en plus relevé, un peu plus fort.
  • la racine peut être consommée à l’instar d’un radis noir.
  • les boutons floraux, eux, peuvent être confits dans du vinaigre.
  • les graines connues, ici dans la région et aussi sur l’île de Ré étaient aussi très employées dans le passé. En effet, une fois séchées, elles étaient utilisées comme condiment en remplacement du poivre. On appelle d’ailleurs cette plante du nom de poivre des marais.

Culture & vertus

Le maceron pousse facilement dans les zones humides, les haies, les jardins un peu sauvages. C’est une plante bisannuelle rustique, qui se ressème toute seule. Il aime les climats océaniques, les terres un peu salées et les jardiniers qui lui laissent de la liberté.

Côté bienfaits : le maceron est digestif, diurétique et antispasmodique. On utilisait autrefois ses racines et ses fruits pour soulager les maux d’estomac et favoriser la digestion.

Pour aller plus loin

Je vous recommande cet article passionnant : Le maceron, l’Homme et la mer.

En résumé

Le maceron, c’est une plante rustique, locale, étonnamment savoureuse, et incroyablement versatile. Redécouverte sur l’Île de Ré après une première rencontre à Blaye, elle m’a donné envie de cuisiner autrement  en revenant à l’essentiel, au goût, et à ces plantes sauvages qui racontent notre terroir autrement.

 Connaissiez-vous ? Avez-vous déjà goûté ? 

 

Allez on en discute ?
Les 2 derniers commentaires
  • Laporte a écrit le 12 mars 2026

    Bonjour 😊
    Un article très intéressant
    Moi qui aime les plantes sauvages je vais essayer d’en trouver et le cultiver dans mon jardin

    • Anne a écrit le 12 mars 2026

      Bonjour

      Avec plaisir.

  • DANY a écrit le 11 mars 2026

    Facile à cultiver sur Saint-Nazaire !

    • Anne a écrit le 12 mars 2026

      super

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Photo - Anne Lataillade
Anne Lataillade
Fondatrice de Papilles & Pupilles
Autrice culinaire à Bordeaux

Depuis 2005, je raconte la cuisine telle que je la vis au quotidien : des recettes fiables, de saison, simples et savoureuses, mais aussi des coups de cœur, des produits que j’aime… et des escapades gourmandes qui donnent envie de passer à table.

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Anne Lataillade

auteure enthousiaste et passionnée
de Papilles et Pupilles

Je m'appelle Anne, je vis à Bordeaux et je suis depuis 2005 celle qui partage sur ce blog recettes, coups de cœurs, voyages et reportages. Cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur moi.

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