
Andouille béarnaise
Je n’ai découvert cette spécialité régionale que tout récemment. L’andouille béarnaise se présente sous la forme d’une saucisse d’une vingtaine de cm de longueur, de 4 ou 5 cm de diamètre et pesant environ 400 g. Cette andouille (une par porc) était préparée lors de la tue-cochon avec l’estomac et l’intestin de la bestiole puis séchée de nombreux mois. Une fois le séchage terminé, elle était pochée dans un bouillon aromatique pendant plusieurs heures. Il était de tradition de la manger un an après fabrication, lors du nouveau pèle-porc.
Cette charcuterie est assez poivrée et présente un aspect plutôt marbré avec une texture plutôt sèche.
Vous pourrez en trouver chez Casamayou, 70 Rue Saint Germain à 64 190 Navarrenx .
L’andouille béarnaise fait partie des Sentinelles du goût de la Nouvelle Aquitaine, un label qui vise à faire perdurer un produit local, porteur de traditions, d’histoire, de savoir-faire humain, qui soit rattaché à un terroir et qui a un goût spécifique.
6 produits ont été distingué pour l’instant : La jonchée, le jambon Ibaïama, le grenier médocain, l’andouille béarnaise, le blé rouge de Bordeaux et le Treipaïs.
A bon entendeur !















elle ressemble à l’andouillette de Troyes un peu non?
LA référence pour moi (rien à voir avec celle qu’ils font par ici (j espère qu’aucun boucher-charcutier du coin ne passera ; oups )
n’est ce pas Jeanine ?
Oui, un peu. De la même famille en tout cas
merci
Bonjour,
Par contre à la différence de l’andouillette de Troyes qui est crue et se mange chaude, l’andouille béarnaise (ou basque selon la partie du département…) se déguste telle quelle c’est un produit cuit.
Bonne journée
Ah oui, cela n’a rien à voir avec l’andouillette. Plutôt de la famille du grenier Médocain ou de l’andouille de Vire
Bonjour, j’aidais ma mère béarnaise de la vallée de Josbaigt à fabriquer l’andouille lors du tue-cochon dans les années 60 du siècle dernier. Deux choses la différenciaient du produit que vous présentez et que l’on trouve encore en Béarn de nos jours : ma mère ajoutait aux condiments (sel, ail, poivre) des oeufs durs hâchés (1) et le séchage durait plus d’une année (2), ce qui transformait l’andouille en une pièce toute noire et toute desséchée, que l’on taillait au couteau finement et que l’on mangeait (religieusement !) avec du beurre, un goût et un parfum inoubliables….mon épouse landaise n’avait jamais vu ça en terre gasconne et en garde un souvenir ému !!
Donc, le produit peut être amélioré (il coûterait plus cher bien sûr car il y faut de la patience), le charcutier dont l’andouille se rapprochait le plus de celle de ma mère était Crouzeilles-Leyris à Gan (64), mais ils ont abandonné….le séchage en mode électrique coûtait trop cher !!
Merci pour ton partage de souvenirs. C’est bien dommage que le charcutier ait abandonné :/