Saviez-vous que l’on cultivait des cacahuètes en France Métropolitaine ?
Si si, je vous l’assure et ce n’est pas très loin de chez moi, à Soustons dans les Landes. Cette petite commune pittoresque située dans le sud-ouest de la France, est réputée pour ses magnifiques plages, sa forêt de pins maritimes, ses lacs, et bien sûr, ses délicieuses cacahuètes
Un terroir propice
Pionnière de cette culture pour le moins originale, la famille Delest possède depuis 1887 la Ferme Darrigade. C’est une propriété comme on en trouve beaucoup dans la région. Ils cultivent du maïs, des carottes, des asperges, élèvent des canards et ont une petit activité de conserveurs. Et puis, il y a les cacahuètes 😀 .
j’ai rencontré Mélanie Delest il y a quelques années lors de la visite de la ferme. Elle m’avait raconté la genèse de cette culture pour le moins originale.
Après guerre, m’explique-telle, nombreux étaient ceux qui dans la région possédaient quelques pieds d’arachides. Il faut dire que le terroir se prête bien à leur culture : climat doux, ensoleillement abondant et terre sableuse et légère. Mon grand père, Robert Delest, en avait plantées pour la première fois dans les années 50. C’est un voisin qui lui avait donné quelques graines et il s’étais mis à en cultiver dans le cadre d’une consommation familiale.
Pourquoi cette culture s’est-elle développée chez vous ?
En fait, ce qui a changé la donne, c’est la rencontre entre Pierre, l’un des fils de Robert, et Nicolas Cormouls alors PDG de la société Menguy’s, spécialisée dans les produits pour l’apéritif. Ce dernier s’intéresse beaucoup à la culture de l’arachide. Il partage donc son savoir faire et met à disposition de mon grand-père du matériel. C’est ainsi que nous sommes passés du jardin à la grande culture. Nous en semons aujourd’hui sur 17 hectares.
Cacahuète ? arachide ? Comment cela pousse ?
La cacahuète est le fruit de l’arachide. Elle ne pousse pas sur un arbre mais dans la terre, un peu comme les pommes de terre. La plante aux feuilles ovoïdes, légèrement charnues et douces au toucher, mesure une trentaine de centimètres de hauteur.
La plantation se fait au mois de mai et la récolte a lieu en octobre. Les pieds d’arachide sont arrachés et retournés dans les champs. Ils vont sécher ainsi à l’air libre plusieurs jours avant qu’une machine ne passe pour détacher la coque de la fane. Cela n’est possible que quand la plante est bien sèche.
Une fois les gousses collectées, elles terminent leur séchage sur une grille, dans une remorque. On utilise un système de soufflerie. Elles peuvent être ainsi conservées crues, pendant plusieurs mois. Une partie de la récolte sera utilisée comme semence pour l’année suivante. Le rendement varie entre 1 et 2 tonnes de cacahuètes à l’hectare.
La spécificité de cette cacahuète de variété Valencia est son goût très doux, légèrement sucré, lié à son terroir. Ses qualités organoleptiques sont reconnues par tous les gourmets.
Cacahuète crue ou torréfiée
La cacahuète, si elle est crue se consomme comme un légume. Ou plutôt comme un féculent. Elle peut remplacer par exemple les haricots blancs. Ainsi la ferme Darrigade commercialise le Cassouhuète, une sorte de cassoulet et la Garouhuète, une variante de la garbure. Les haricots tarbais y sont remplacés par les arachides.
Au niveau gustatif, leur saveur s’approche de celle des pois cassés.
Et puis, bien sûr la cacahuète se consomme après torréfaction. Cette opération développe ses arômes ultra gourmands et ensuite à vous de choisir si vous la préférez dans une version salée ou sucrée. Si vous venez visiter la ferme Darrigade, vous pourrez la goûter enrobée de chocolat, caramélisée, en beurre de cacahuètes, en pâte à tartiner etc. Elle entre aussi dans la composition de délicieux cookies. Et puis, elle est aussi employé pour parfumer des chocolats, en association avec Ttotte, un chocolatier voisin.
Dans la région, la cacahuète est utilisée par des restaurants locaux : l’Ardoise, la villa Etang blanc, le Spendid, et bien d’autres. N’hésitez pas à les goûter si vous passez dans la région.
Informations pratiques
Ferme Darrigade – Lieu-dit « Darrigade, 36 Chemin de Roucheou, 40140 Soustons
- Visite possible (il y a un petit musée) – Réservation auprès de l’Office de Tourisme local
Bonne balade !
Et si vous cherchiez comment cuisiner la cacahuètes, voici toutes mes recettes en utilisant.
Bonjour Anne
Hier soir j’ai vu sur Tf1 qu’effectivement le cacahouète se cultivait dans le Sud Ouest. Ils parlaient surtout du beurre de cacahouète qui aurait quelques bonnes vertus Il y a longtemps que je veux en acheter. Je crois que cela ne va pas tarder. Bon we et merci pour vos bonnes recettes et conseils.
coucou MOnique
Ah mais je ne savais pas du tout qu’il y avait eu un reportage sur TF1. JE vais chercher. merci
pour ceux que ça intéressent le reportage est là
(je ne sais pas combien de temps ça reste en ligne par contre
donc à effacer peut être plus tard)
bonne journée
https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/tous-fondus-du-beurre-de-cacahuetes-62318156.html
Bonjour Anne
Attention à l’allergie à l’arachide, qui peut être grave. C’est à cause de celle de ma fille que je cuisine, comme vous, depuis des années et achète très peu de produits transformés, même depuis qu’elle a quitté le nid 😉
Continuez à nous régaler, avec humour et dans la bonne humeur !
merci pour l’alerte 🙂
Oui elle sont délicieuses !!! leur beurre de cacahuète aussi !
je les avais découvertes le mois dernier après avoir écouté « on va déguster » et j’avais fait une commande sur leur site internet !
super. J’y étais allée pendant le Covid pour un papier et j’avais complètement oublié d’en parler ici.
passionnant
merci Anne
j’espère qu’avec les intempéries vers chez toi leur récolte n’a pas été compromise
bonne journée et à plus bientôt ….
Avec plaisir.
La récolte en général est en octobre donc j’imagine que tout va bien 🙂
la vidéo est disponible 16 jours
Merci Barbara 🙂
de rien
bon week end Anne♥
Bonjour Anne,
L’année dernière, j’avais acheté un pied de cacahuètes dans une jardinerie, pour voir le résultat et surtout pour m’amuser.
Et bien, après quelques mois en terre, mon pied m’a donné une vingtaine de cacahuètes, très fière de ma récolte et de l’a montrer à mes ami(e)s.
Bonne continuation et merci pour vos recettes et vos superbes articles;
Génial 🙂 Merci
Bonjour Anne,
Merci pour le reportage!!
Je n’avais jamais vu de pied d’arachide!!
Merci pour ce joli blog qui m’inspire bien souvent!!
Avec plaisir ISa 🙂
Belle découverte et reportage bien documenté (comme d’habitude !). Ca pourrait peut être bien pousser ici à côté des carottes des sables ? Je n’avais jamais vu les fleurs !!! Si j’en trouve en jardinerie, je pourrais bien m’amuser aussi !😄
mon mari a dit pareil (et pourtant notre terre est ni sableuse ni drainée )
à voir au printemps !!
🙂
Merci Annie 🙂
J’habite Soustons et mon mari en cultive dans notre potager depuis quelques années. Quelques pieds nous avaient été offerts par papy Delest en 2019 lors d’une visite à la ferme. Ses explications étaient très intéressantes, on voyait qu’il était passionné. Notre production augmente d’année en année et j’en fais profiter mes amis normands quand je retourne les voir.
super alors 🙂 Merci
sais tu @Anne s’ils sont de la famille du grand coureur cycliste -demande de ma moitié qui connaissait le nom ) ?
Coucou Barbara,
Je ne sais pas du tout.
pas grave du tout Anne
ou….
l’occasion d’y retourner 😉🤣
Merci Anne encore une découverte avec ton reportage très intéressant
Avec plaisir 🙂