
Carottes (c) HolgersFotografie CCO Pixabay
Les temps changent amis de l’internet mondial.
Il y a encore quelques décennies, chacun d’entre nous avait encore un grand père, un oncle ou un cousin agriculteur. Aujourd’hui les gens (hasthag #lesGens) ne connaissent de l’agriculture que l’Amour est dans le Pré. C’est vous dire s’il y a du level.
S’en suit un nombre de fantasmes incroyables sur la façon dont les fruits et légumes sont cultivés, les animaux élevés, le tout relayé par certaines émissions de télévision qui flirtent avec le sensationnel. On ne cherche pas toujours à informer, on cherche parfois à faire peur parce que mesdames messieurs de l’internet mondial, faire peur cela fait de l’audimat. Et vous n’êtes pas sans savoir que plus il y a d’audimat, plus on vend de pub.
Il y a peu je lisais des propos sur Facebook sur ces gens qui osent cultiver des légumes (des empoisonneurs), qui élèvent des animaux (des tortionnaires), qui produisent du vin (des assassins) qui m’ont atterrée. Et je ne vous parle même pas du foie gras où des intégristes (et je pèse mes mots), racontent n’importe quoi et foncent sur votre page telle Madame Michu aux Galeries LaFayette le premier jour des soldes à la publication de la moindre tartine. Ils savent (vous n’êtes qu’un barbare), ils n’ont jamais vu le moindre canard ou la moindre oie en vrai mais ils ont vu des vidéos sur Youtube…
Non…. Rien …
On mélange les genres (intensif/extensif, artisanat/industrie, digne/indigne) et on assène des contre vérités avec un fanatisme et un obscurantisme qui font parfois peur.
Donc aujourd’hui, les gens derrière l’écran, je vous encourage à aller voir des agriculteurs, des fermes, les vrais gens de la vraie vie qui produisent notre nourriture au quotidien. Il existe plein de réseaux, de possibilités comme Bienvenue à la ferme, accueil paysan, les AMAP, les Ruches Qui Dit Oui….
D’accord ?















En lisant tout cela j’ai envie de dire que tout est dans le modération et dans la nuance… Faisons confiance en ce qui est bon en chacun de nous, et en nos semblables. Éduquons nous en nous informant intelligemment et peut être sortirons nous de cette mélasse vindicative, négative, pessimiste et sans espoir… Se nourrir est aussi important que se cultiver se soigner et se respecter. Des gens formidables et impliqués font un travail qui mérite d’être souligné et encouragé. Penser que » tous sont des cons » est une voix facile quand on veut de persuader que l’on a bien raison d’ignorer ses semblables et qu’on peut leur cracher dessus allègrement. Je suis ravie de voir qu’ici, une majorité pense qu’il faut croire pour pouvoir avancer. STOP aux teigneux qui sont les premiers, les pauvres, à conforter notre bon vieux système agro industriel dans son jus…
bravo! et oui!
🙂
Bonjour;je m’appelle Myriam et suis fille et petite fille d’agriculteur ds le Sud-ouest
Que dire de plus:que les gens ont perdu tout bon sens,tout simplement.Seul,l’argent,le profil et la bétise humaine comptent ds tous les domaines .
Je suis la 5ème d’une génération d’agriculteurs:et ds mon petit Sud-Ouest,les gens aiment bien manger.
Je remarque que les plus ancrés, les plus logiques sont issus de milieu simples, de ceux qui touchent à la terre.
Il n’y a rien de mieux que de faire pousser ses fruits et légumes, d’élever ses lapins, poulets…
D’abord, on sait ce que l’on mange,ensuite, les mains ds la terre, on oublie les soucis et on revient aux vraies valeurs.
Oh, je sais, j’entends déjà les »mais comment on fait quand on travaille »,c’est possible mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup.
Mon mari a un travail fixe et quand mon papa a pris sa retraite d’agriculteur,nous avons repris les terres et moi, en plus de mon travail, je fais mon jardin, mes conserves pour tout l’année, j’élève des poules et des lapins.
Je constate que beaucoup de gens à la retraite, s’y mettent aussi:cause c’est moins cher que de tout acheter et c’est meilleur.
jE SUIS TRISTE de voir que l’agriculture de nos grand-parents a était mis à mal ds les années 1980 et jusqu à aujourd’hui pour des raisons de compétitivité.
Il est dommage de voir que nos agriculteurs soient obligés de produire tant et plus pour un salaire de misère.
Mes parents n’avaient qu’une petite ferme de 10 hectares et arrivaient à en vivre.Ils ont toujours beaucoup, beaucoup travaillé: pas de vacances , ni férié, ni w.end et nous ne vivions pas ds le luxe.
Mais nous avions de quoi manger et payer les factures et il y avait des pique_niques, des baignades ds les cours d’eau, beaucoup d’amour et de joie.
Maintenant, les gens ont oublié l’essentiel et tout va mal.
PS / LES AMAP ET AUTRES FIlières ne sont pas forcément mauvaises:ils faut bien se renseigner sur les produits et la gestion, c’est une autre chose.bises
» il n’y a rien de mieux que de faire pousser ses légumes… » si les villes étaient á la campagne, comme disait Á. allais. Vous imaginez bien que tout le monde ne peut pas le faire.
Merci de ton témoignage