
Aubergines blanches ©jegomezr CC BY-NC-SA 2.0
Une aubergine qui sort du rang (et de la gamme violette)
Quand on pense « aubergine« , on visualise souvent la classique violette brillante, dodue et légèrement courbée. Mais avez-vous déjà croisé sa cousine pâle, au teint de porcelaine ? L’aubergine blanche intrigue autant qu’elle séduit : plus douce, plus ferme, et souvent moins amère que ses homologues. Elle gagne à être connue… et apprivoisée. Et franchement, entre son look de top-modèle et son caractère bienveillant en cuisine, difficile de lui résister.
D’où vient l’aubergine blanche ?
Contrairement à ce que son apparence immaculée pourrait laisser croire, l’aubergine blanche n’a rien d’une lubie de jardinier moderne. Elle fait partie des nombreuses variétés traditionnelles du Solanum melongena, cultivées depuis longtemps en Inde, au Moyen-Orient ou en Asie. Certaines sources avancent même qu’elle serait plus proche des formes anciennes que ses cousines violettes, souvent issues d’hybridations plus récentes.
En France, elle reste encore discrète mais séduit de plus en plus : primeurs curieux, marchés bio ou potagers inspirés lui font une place de choix dès l’été.

Aubergines blanches ©twistedstringknits CC BY 2.0
Comment la reconnaître ?
- Peau lisse, ivoire à blanc crème
- Forme oblongue ou ronde selon les variétés
- Chair ferme, dense, de couleur blanc cassé
- Peu de graines, voire pas du tout
- Goût doux, légèrement sucré, sans amertume marquée
Bon à savoir : inutile de la faire dégorger au sel ! Elle est naturellement douce, même crue.
Quelques variétés d’aubergines blanches à connaître
- White Beauty : ronde, très douce
- Casper : allongée, peau fine, saveur délicate
- Clara F1 : hybride française, excellente tenue à la cuisson
- Dourga (Inde) : blanche zébrée de vert, courante dans les currys
Certaines variétés asiatiques sont aussi vendues sous l’étiquette « aubergines blanches » même si elles tirent parfois sur le vert très pâle ou le crème.
Deux ou trois choses à savoir côté cuisine
L’aubergine blanche absorbe un peu moins d’huile que sa cousine violette. Et ça pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle ! En effet, c’est un atout quand on veut éviter l’effet éponge. Sa texture dense se prête bien aux cuissons au four, à la vapeur ou au grill. Mais elle est aussi délicieuse simplement poêlée, en tranches épaisses ou rôtie avec un filet d’huile d’olive.

Aubergines blanches rondes ©Hanoi Mark CC BY-NC 2.0
Où la trouver ?
- En été, sur les marchés fermiers ou bio
- Chez Grand Frais ou les primeurs indépendants
- Dans les paniers paysans ou les AMAP
- Chez les grainetiers spécialisés si vous voulez la cultiver vous-même
Conservation : pas de chichi, mais un peu de précaution
Comme toutes les aubergines, elle déteste l’humidité et l’oxygène. Gardez-la au frais dans le bac à légumes, entière et non pelée, pendant 4 à 5 jours max. Une fois coupée, elle s’oxyde rapidement. Et une fois cuite, vous pouvez la conserver deux jours au frigo, dans une boîte hermétique.
En résumé : pourquoi craquer pour l’aubergine blanche ?
Pas seulement parce qu’elle est belle. Mais aussi parce qu’elle est :
- Douce, même sans dégorgement (la paix dans la cuisine)
- Solide à la cuisson, sans virer à la bouillie
- Délicate, avec une peau fine et une chair tendre
- Originale, parfaite pour changer du violet habituel
Bref, si vous aviez envie d’un petit twist dans vos paniers d’été, c’est le moment ou jamais d’adopter la blanche !
Découvrez toutes mes recettes à base d’aubergine















c’est ma préférée je la trouve tres douce et poelée elle est extra
mais je la trouve cher là, içi elle est pas aussi chère