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Allergiques : Malades de la vie moderne

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Comme tout le monde n’a pas la chance de pouvoir lire le journal Sud Ouest (excellent journal), je vous transmets cet article intitulé « Malades de la vie moderne« , paru ce jour, signé par Thierry Magnol.

Rhinite allergique ©BestPhotoPlus shutterstock

Rhinite allergique ©BestPhotoPlus shutterstock

Allergie respiratoire.C’est la plus répandue de toutes et, avec la dissémination du pollen, elle connaît en ce moment son pic annuel.

5% de la population en 1970, 30% aujourd’hui et 50% en 2010 : le nombre d’individus souffrant d’allergies est en augmentation constante, ce qui pose un réel problème de santé publique. Les scientifiques en étudient les causes.

Ca passe inaperçu, mais l’allergie est sans doute la maladie qui se propage le plus vite sur la planète. En 1970, elle touchait 5 % des individus. Actuellement, elle en concerne près de 30 % et on prévoit d’atteindre les 50 % vers 2010. On peut être allergique à tout : à la poussière, aux poils de chats et de chiens, aux moisissures, aux aliments, aux médicaments, aux pollens, aux produits chimiques, etc. L’allergie respiratoire est la plus répandue de toutes et, avec la dissémination du pollen, elle connaît en ce moment son pic annuel.

Comment expliquer l’envolée de cette maladie plus handicapante qu’on ne l’imagine ? A la fin du XIXe siècle, Charles Backley, un des pionniers de l’allergologie, avait remarqué que les « citadins éduqués » étaient davantage exposés que les « laboureurs illettrés », et il en avait déduit « qu’avec la civilisation et l’amélioration de l’éducation, les maladies allergiques deviendront plus fréquentes ».

Gens stressés.

Cet homme était un visionnaire puisqu’on constate aujourd’hui que les allergies se propagent plus facilement dans le monde occidental et préfèrent la ville à la campagne. L’augmentation de la pollution, l’introduction de nouveaux produits ou encore la surprotection des enfants (dans ce cas, on affaiblirait leurs défenses naturelles) ont été évoquées comme causes possibles, mais aucune étude n’est pour l’instant venue confirmer de façon sûre et définitive que ces diverses raisons étaient les bonnes.

L’allergie se déclarant souvent dès l’enfance, les spécialistes estiment, en outre, que l’exposition à des allergènes de l’air intérieur représente un facteur de risque pour une sensibilisation précoce.

En Europe, nourrissons et jeunes enfants passent 90 % de leur temps à l’intérieur et sont exposés à la fumée de tabac, à l’humidité, aux acariens ou aux poils d’animaux domestiques qui constituent autant d’éléments favorisant l’apparition des premiers symptômes. Cette théorie est validée par le fait que de manière générale les enfants du nord de l’Europe, là où l’on passe le plus de temps à l’intérieur, présentent davantage de troubles allergiques que ceux du sud.

Mais là n’est pas la seule raison de cette flambée de rhumes, de sinusites et de démangeaisons.

« Nous constatons tout de même que les individus sont de plus en plus stressés et pressés, et que les allergiques sont souvent des gens stressés »,

relève le docteur bordelais Jean-Charles Farouz.

Mieux connues.

Pour cet allergologue, membre du Comité directeur de l’Anaice (Association nationale des allergologues et immunologistes cliniciens exclusifs) et médecin responsable du réseau de surveillance aérobiologique pour l’Aquitaine, il n’y a guère de doute sur l’influence de la vie moderne dans la survenue des allergies. Il rappelle cependant que cette affection a d’abord une cause médicale : la surproduction par les patients concernés d’immunoglobuline E (igE), un anticorps destiné au départ à se protéger des agressions extérieures.

Une personne qui ne sécrète pas d’igE en grosse quantité n’est pas allergique.

« Il faut aussi indiquer que les connaissances se sont multipliées et nous identifions aujourd’hui comme allergie ce qui auparavant n’était pas considéré comme tel, poursuit le docteur Farouz.

Un des plus beaux exemples est celui du latex. Il y a vingt ans, on parlait de choc anesthésique au cours d’une opération chirurgicale. On s’est aperçu qu’il pouvait s’agir d’une allergie créée par le latex. Ensuite on a découvert que le latex, en plus d’agir par contact, pouvait avoir aussi une influence respiratoire. Et plus tard encore on a relevé des allergies croisées avec le kiwi, la banane ou l’avocat, tout simplement parce que ce sont des molécules qui se ressemblent. »

Coûts élevés.

Autrement dit, plus on en sait sur les allergies, plus on détecte les allergiques. C’est sans doute vrai, mais en partie seulement car, si entre 20 et 30 % des Français en souffrent, selon le docteur Farouz, seulement 10 % expriment des symptômes sévères et 5 % se traitent. Les rhinites à répétition (symptôme le plus évident d’un terrain allergique) sont souvent considérées comme des affections provoquées par un coup de froid et les éternuements du printemps comme un simple signe de la poussée de sève.

De façon générale, cette pathologie reste mal prise en compte alors qu’elle occasionne des coûts de plus en plus élevés à la fois en consultations médicales, en arrêts de travail et en médicaments. Il existe pourtant des traitements efficaces et si l’allergène est identifié, le patient peut être désensibilisé. Il doit cependant savoir qu’il ne sera jamais totalement guéri. «On sait aujourd’hui comment éviter les symptômes, mais on ne sait pas enrayer le mécanisme allergique», précise le docteur Farouz. D’où la nécessité pour le patient d’un suivi régulier et d’un traitement au long cours qu’il a parfois du mal à supporter.

Il faut fuir les bouleaux et les cyprès !

POLLENS. –Avec les graminées, ces deux arbres figurent parmi les espèces les plus allergisantes. Photo DR.

CyprèsEn ce moment, on voit parfois les automobiles se recouvrir d’une poussière jaune que l’on retrouve aussi sur les bords des routes ou des caniveaux. C’est le pollen des pins. Chaque graine est munie de deux petits ballonnets remplis d’air, ce qui lui permet de parcourir de grandes distances et d’envahir les villes là où il a pourtant peu de chances de donner naissance à un nouvel arbre. Si elle est très visible, cette invasion pollinique ne présente pourtant aucun danger pour les personnes sensibles aux allergies.

Les pollens agressifs ne sont pas forcément les plus voyants. Pour se prémunir, il faut connaître les plantes les plus allergisantes et leur période de pollinisation. Aujourd’hui, on connaît avec précision l’identité des végétaux qui font rougir les yeux et couler les nez.

Concernant les arbres, les plus virulents sont le bouleau et le cyprès. Viennent ensuite l’aulne, le frêne et le chêne. Pour les herbacées, les plus terribles sont les graminées qui, en plus, présentent la particularité de polliniser de mars à septembre. Mais elles sont désormais concurrencées par une envahisseuse : l’ambroisie.

Planter des fleurs. «Elle a été importée, sans doute d’Asie, vers le XIXe siècle, raconte l’aérobiologiste Nadine Dupuy. Elle s’est acclimatée et elle est en train de proliférer. La vallée du Rhône est envahie et elle commence à être bien implantée dans certaines zones du Sud-Ouest. Nous la surveillons de près, car c’est une plante très allergisante qui produit énormément de pollen. »

Forts de ces diverses données, les aérobiologistes recommandent de ne pas planter n’importe quoi dans le jardin d’un allergique ou dans les parcs publics. Bouleaux et cyprès sont donc à éviter ainsi que les arbustes de la même famille (thuyas, genévriers…).

Les graminées sont également à bannir, mais il est souvent difficile de faire autrement. Dans ce cas, il est recommandé de les couper avant qu’elles pollinisent. Mais le mieux est encore de planter des fleurs. Leur pollen étant transporté par les insectes et non par le vent, elles ne sont pas allergisantes.

Sa profession Chasseuse de pollens. Toujours dans Sud Ouest de ce jour. Article signé Th. M., Photo de Nadine Dupouy signée Theillet.

Nadine DupouyLe printemps est la pire des saisons pour les allergiques. Quand la nature s’éveille, les pollens s’envolent et les éternuements se multiplient. D’où l’importance d’identifier ces pollens et de mesurer leur concentration dans l’air. C’est le rôle du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) dont la présidente, Nadine Dupuy, est installée à Talence dans les locaux de l’université de Bordeaux 1.
Dans son laboratoire du Cremem (Centre de ressources en microscopie électronique et microanalyse), elle traque ces petits grains libérés par les plantes et disséminés par le vent. Et tant qu’elle y est, elle poursuit aussi les moisissures qui se baladent dans l’atmosphère.

Alerte générale. Il existe sur l’ensemble du territoire français 70 sites choisis par rapport à des critères climatiques, botaniques et de densité de populations. Chacun de ces sites est équipé d’un capteur de pollens. Le responsable du capteur travaille avec un analyste et un médecin responsable clinique. Le contrôle général est effectué depuis Talence. Chaque semaine, des prélèvements sont effectués sur les capteurs, ils sont analysés et aboutissent à la publication d’un bulletin national consultable sur le site Internet du réseau (http://www.rnsa.asso.fr/). Le dernier en date indiquait notamment que l’alerte aux pollens de bouleau était générale sur tout le territoire.

Ces indications sont utiles pour les personnes allergiques qui peuvent prendre un traitement préventif ou éviter de se rendre dans des zones exposées. Les médecins allergologues reçoivent, eux, des indications plus précises pour chaque site où sont précisés les types de pollens et le niveau de concentration sur une échelle allant de 0 à 5. Sur les sites de la région, le dernier relevé montre, par exemple, que le risque est de niveau 5 à Agen, avec le chêne comme agent allergène principal devant le platane et les graminées. Le pollen de chêne sévit également avec force à Bordeaux et à Pau (niveau 4), mais à La Rochelle c’est le platane le plus actif et, à Périgueux, le cyprès.

Froid très tardif. Au-delà des différences régionales, Nadine Dupuy note surtout que cette année est particulièrement agitée. « C’est de la folie, dit-elle. Il a fait froid très tard. La végétation est restée bloquée et, avec les premières poussées de chaleur, tout explose. Nous avons des pics polliniques plus importants que d’habitude. »

Les allergiques devraient souffrir jusqu’à la fin du mois, mais ils ne seront pas tirés d’affaire pour autant, car les graminées libèrent du pollen jusqu’à la fin de l’été. « C’est aussi la période où nous avons les pics de moisissures favorisés par la chaleur et l’humidité », précise Nadine Dupuy. La région bordelaise est particulièrement concernée par ces moisissures qui répondent aux doux noms d’Alternaria et de Cladosporium.
Pour aller plus loin dans la détection des allergènes aériens, le RNSA est impliqué dans un projet européen dénommé Mona Lisa. Il s’agit d’un réseau de surveillance équipé de capteurs capables de donner quasiment en temps réel le taux d’allergénicité de l’air. Les allergiques pourront alors savoir à quelle heure ils s’enrhumeront !

 

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