
Klui Klui
Une spécialité béninoise pleine de caractère (et de cacahuète)
Connaissez-vous le klui-klui ? Ce nom chantant cache une gourmandise bien plus sérieuse qu’elle n’en a l’air : une grosse pépite croustillante d’arachide, typique du Bénin, qui régale les papilles et croque sous la dent comme pas deux.
Je l’ai découverte au Salon de l’Agriculture de Bordeaux, lors d’un stand aux parfums d’Afrique de l’Ouest. Une dame béninoise souriante y faisait goûter ces petites merveilles faites maison. Et là, croc. Le genre de croc qui vous transporte. Texture craquante, goût intense de cacahuète grillée, et cette simplicité franche, brute, qu’on adore. J’ai tout de suite eu envie d’en parler ici.
C’est quoi exactement, le klui-klui ?
Le klui-klui (ou kuli-kuli) est une friandise salée et croustillante fabriquée à partir de pâte d’arachide déshuilée, puis frite. On pourrait dire que c’est une sorte de chips de cacahuète artisanale mais ce serait un peu réducteur. Car le klui-klui a une histoire, une culture, un goût. Et du caractère !
Comment est-il préparé ?
On grille les cacahuètes, puis on les pile jusqu’à obtenir une pâte. Puis, on presse cette pâte pour en extraire l’huile (à la main, à l’ancienne !). La matière sèche restante est façonnée en petits bâtonnets, torsades ou boudins. Ensuite on aromatise avec de l’ail ou du piment, on assaisonne d’une pincée de sel. Et hop, on plonge le tout dans l’huile chaude, jusqu’à ce que ce soit doré et ultra croustillant.
Fun fact : l’huile extraite est précieuse – souvent réutilisée pour cuisiner ou faire de l’huile d’arachide maison. Rien ne se perd, tout se transforme.

Klui Klui
À quel moment mange-t-on du klui-klui ?
En-cas salé à grignoter avec un verre de bissap frais mais aussi sur les marchés ou dans les rues, au Bénin comme dans les quartiers africains de grandes villes françaises
C’est un snack rustique, sans fioritures, mais redoutablement bon. Et addictif.
La texture est craquante, sèche, dense. Ça croustille de façon très satisfaisante. Au niveau saveur, c’est vraiment la cacahuète dans toute sa puissance, parfois relevée de piment ou de gingembre. Et au niveau dégustation, on commence par un, et on se rend compte que le sachet est vide dix minutes plus tard… #Han 😀 .
Peut-on en faire chez soi ?
Oui… mais c’est un peu sportif. Le plus délicat, c’est l’extraction de l’huile, essentielle pour que le klui-klui tienne à la cuisson. Cela dit, pour les plus curieux, c’est faisable avec un bon mixeur et un torchon costaud. Et beaucoup d’amour.
Si vous voulez en acheter en France, il parait que l’on peut en trouver dans certaines épiceries africaines ou sur des marchés multiculturels. J’ai vraiment au la chance de goûter lor s de ce salon. Merci encore à cette dame incroyable qui les avait préparés !
Une vraie madeleine croustillante
Le klui-klui, ce n’est pas juste un snack. C’est une tranche de culture béninoise, un geste ancestral, une bouchée de mémoire. Il raconte les traditions, les savoir-faire, et ce lien si fort qu’ont les cuisines africaines avec la terre et le fait-maison.















merci pour cette découverte partagée
Avec plaisir Barbara 🙂