
Gingko Biloba
Son nom vous dit sûrement quelque chose. Peut-être à cause d’une publicité (j’ai quelques réminiscences mais pas trop précises 😀 ) ? Ou alors parce que vous l’avez croisé dans un jardin japonais, un parc en automne, ou au détour d’un article sur la mémoire. Il est en effet utilisé en médecine chinoise depuis l’Antiquité.
Le Ginkgo biloba, aussi appelé l’arbre aux quarante écus, est un fossile vivant, le seul survivant d’un genre apparu il y a plus de 270 millions d’années. Et à voir sa silhouette gracieuse et ses feuilles en éventail, difficile d’imaginer qu’il était déjà là avant les dinosaures. Je trouve cela fou.
Un arbre entre poésie et résilience
J’ai photographié ce Ginkgo à Tokyo, mais on peut en croiser presque partout dans le monde, y compris en plein Paris, sur les places bordelaises ou devant la gare de Strasbourg. C’est un arbre très rustique, qui résiste aux maladies, aux insectes, au gel, à la sécheresse… et même à la pollution. Il est d’ailleurs souvent planté dans les villes pour cette raison.
Mais le plus impressionnant reste sa capacité de survie : c’est le premier arbre à avoir repoussé à Hiroshima, après le bombardement atomique de 1945. Symbole de résilience et de renouveau, il fascine autant les botanistes que les philosophes.
Feuilles en éventail et or d’automne
Ce qui frappe d’abord, ce sont ses feuilles : en forme d’éventail, souvent bipartites, d’un vert tendre au printemps et d’un jaune doré éclatant à l’automne. Elles forment au sol, en novembre, un tapis lumineux que les Japonais adorent photographier, notamment dans les allées célèbres de Tokyo, Kyoto ou Séoul.

Feuilles de Gingko Biloba ©Vladimir Wrangel shutterstock
La variété plantée en milieu urbain est souvent mâle.
Pourquoi vous demandez vous peut-être ?
Eh bien tout simplement parce que les fruits du ginkgo femelle dégagent une odeur très désagréable à maturité. Un détail que les municipalités n’oublient pas !
Et les noix de ginkgo, on en parle ?

Gingko Biloba Japon
Oui, car on peut aussi consommer… les graines du ginkgo.
Au Japon ou en Chine, on les appelle gin-nan, et on les retrouve souvent dans des chawanmushi (flans salés), ou simplement grillées comme une friandise. Mais attention : elles contiennent des substances potentiellement toxiques et doivent impérativement être cuites avant consommation.
Leur goût est doux, un peu amer, et la texture rappelle un croisement entre la pistache et la châtaigne.
Conclusion
Le Ginkgo biloba, c’est bien plus qu’un complément alimentaire ou un bel arbre de ville. C’est un symbole vivant, témoin de la préhistoire, survivant des catastrophes, adoré en Asie et cultivé aux quatre coins du monde.
Que ce soit pour admirer ses feuilles dorées à l’automne ou goûter, prudemment, à ses graines grillées, il mérite qu’on s’y attarde, au moins une fois dans sa vie.















je savais pas que ça se mangeait
remarque ,moyennement après ta dernière remarque !! 🙂
héhé 🙂