
VIgnes Castillon la Bataille
Parfois, il suffit de ne pas aller loin pour se sentir dépaysé. Castillon-la-Bataille, c’est l’exemple parfait du week-end “à côté de chez soi” qui fait du bien. Entre ruelles tranquilles, rives de Dordogne, bons vins et jolies assiettes, la douceur de vivre girondine prend ici tout son sens.
Impossible d’évoquer Castillon sans parler de la fameuse bataille qui mit fin à la guerre de Cent Ans en 1453. Chaque été, un spectacle monumental (et familial) retrace cet épisode, avec cavaliers, fumigènes et frissons garantis. Pour ceux qui aiment l’Histoire vivante et les costumes d’époque, c’est à voir au moins une fois dans sa vie. J’y suis allée il y a quelques années, j’avais vraiment bien aimé.
Flâner, goûter, trinquer
Le lundi matin, c’est jour de marché. Et quel marché ! Des stands colorés, des légumes encore couverts de rosée, des fromages affinés comme il faut, et un coin où l’on parle fort. Ambiance garantie.
Le long de la Dordogne, on traverse le pont pour admirer la ville depuis l’autre rive. Lumière douce, reflets dorés, et ce calme fluvial qui donne envie de ralentir.
Côté vignes : du caractère et du bio
Au cœur de l’appellation Castillon-Côtes de Bordeaux, le terroir a du coffre. On y trouve des rouges charpentés, profonds, mais souvent très bien équilibrés. Parmi les domaines à ne pas manquer : le Château d’Aiguilhe, propriété élégante, perchée sur un coteau calcaire. Architecture superbe, cuvées racées, et un accueil pro sans chichi.
À table !
Côté fourchette, Castillon reste fidèle à ses racines : généreuse et sans manières. On goûte la lamproie à la bordelaise, ce plat d’hiver puissant et un brin mystérieux (oui, elle cuit dans son propre sang, mais c’est délicieux), ou une assiette plus légère de truite locale avec quelques légumes croquants.
Pour les becs sucrés, l’alyse castillonnaise est une brioche fondante au citron, discrète mais délicieuse, à dénicher chez les boulangers du centre.
Bref, Castillon-la-Bataille, c’est cette destination où l’on vient “pour voir”, et d’où l’on repart charmé. On garde le souvenir d’un vin qui nous a surpris, d’un plat réconfortant, d’un coucher de soleil sur la Dordogne. Bref : un week-end simple, mais réussi — et souvent, c’est tout ce qu’on demande.
À refaire.















Aucun commentaire sur cette recette : soyez le premier à laisser le vôtre !