
Coussins de Lyon
Ah, Lyon… ses traboules, ses bouchons, ses quenelles, ses soieries… et ses coussins. Non, pas ceux qui ornent votre canapé Ikea, mais les vrais, les fondants, les précieux, les très lyonnais coussins de Lyon. Des bonbons vert émeraude à la ganache au chocolat et à la liqueur de curaçao, enveloppés dans une pâte d’amande moelleuse. Vous en avez peut-être déjà vu derrière une vitrine chic sans trop oser demander ce que c’était. Spoiler : c’est un petit bijou de confiserie. A noter que ceux que l’on m’a offert se déclinaient dans une version classique au chocolat mais aussi au citron.
Un bonbon… inspiré par l’histoire (et par un vœu religieux)
Le coussin de Lyon n’est pas une fantaisie marketing née d’un brainstorming sous Red Bull. Il puise ses racines dans une tradition lyonnaise vieille de plusieurs siècles.
En 1643, alors que la peste menace Lyon (et pas juste un petit rhume), les échevins font un vœu : s’ils sont épargnés, ils offriront un cierge et un écu d’or à la Vierge Marie chaque 8 septembre. Ils montent alors en procession jusqu’à Fourvière, porteurs d’un coussin de soie sur lequel reposent les offrandes.
C’est cette scène qu’a voulu revisiter le chocolatier Voisin… mais version sucrée. Et c’est ainsi que naquit, en 1960, le coussin de Lyon.
Une spécialité déposée et bien gardée
Pas touche ! Le coussin de Lyon est une marque déposée par la maison Voisin, seule détentrice du secret de fabrication. Il ne s’agit pas d’une recette qu’on peut « réinterpréter » façon cupcakes ou panna cotta au micro-ondes. Non, non, non. Ici, on parle d’un savoir-faire artisanal, jalousement préservé
Le bonbon est composé :
- d’une fine couche de pâte d’amande colorée en vert et délicatement parfumée,
- d’un fourrage fondant au chocolat et à la liqueur de curaçao (pas le bleu flashy, mais un curaçao d’exception à base d’écorces d’orange),
- le tout découpé à la main, coussin après coussin.
Et le goût, alors ?
Imaginez un chocolat liqueur… mais version deluxe. Le croquant délicat de la pâte d’amande contraste avec le cœur fondant et puissant. C’est à la fois sucré, alcoolisé (subtilement), raffiné et étonnamment équilibré. Pas de l’explosif sucré pour palais de huit ans. Non. C’est une confiserie d’adulte, à déguster lentement. Avec respect, presque.
Et franchement, avec un bon café, c’est une petite extase.
Où acheter un vrai coussin de Lyon ?
Chez Voisin, bien sûr ! La maison possède plusieurs boutiques à Lyon (rue de la République, rue Édouard Herriot, Part-Dieu, etc.) et même ailleurs en France. Le bonbon est aussi disponible en coffrets (souvent verts et dorés) dans les épiceries fines, les aéroports et certaines boutiques touristiques… mais attention aux imitations !
Conseil : Privilégiez les coussins conservés à température ambiante, jamais au frigo. Sinon, vous tuez la ganache. Et ce serait péché.

Coussins de Lyon
Peut-on en faire chez soi ? (Spoiler : non)
On trouve quelques recettes « inspirées » sur le web… mais ça n’a rien à voir. Le goût du coussin de Lyon réside dans le dosage ultra précis du curaçao, dans la qualité de la pâte d’amande et dans le processus de fabrication à la main. Bref, c’est comme essayer de faire un croissant maison avec une pâte brisée. L’intention est là, mais la magie, non.
À offrir ou à s’offrir ?
Les coussins de Lyon font un très joli cadeau local : élégants, originaux, avec une vraie histoire derrière. Et puis, entre nous, ce n’est pas le genre de boîte qu’on ouvre à la légère. On en prend un, on ferme les yeux, et on savoure.
Un bonbon parfait pour remercier belle-maman, impressionner une copine parisienne, ou se consoler un dimanche pluvieux.

Lyon ©shutterstock
Foire aux questions
Est-ce que le coussin de Lyon contient de l’alcool ? Oui, une petite quantité de curaçao. Honnêtement je trouve qu’on ne le sent pas 😀 .
Combien de temps se conserve un coussin de Lyon ? Plusieurs semaines dans un endroit sec, à température ambiante. Surtout pas au frigo !
Le coussin de Lyon est-il sans gluten ? Il ne contient pas de gluten à l’état pur, mais l’usine peut manipuler d’autres allergènes. Vérifiez toujours l’emballage.
A goûtez absolument !















Vus dans une vitrine d’épicerie fine y a plus de 30ans et croisés depuis sur @
ça m’a toujours intrigué … mais je n’ai pas gouté (et la boutique n’existe plus)
Merci pour tous ces détails et ton humour (MDR une panacotta au M.O. entre autres)
je ne connaissais pas l’histoire en détail
à découvrir donc !
J’aime bien c’est doux, pas trop sucré.
à suivre Merci
<3