
Confiture de prunes ©ulia Zakharova Shutterstock
Quand mes enfants choisissent des céréales industrielles au petit déjeuner, j’avoue que je plisse toujours un peu le nez. Parce que, comment dire… la composition, humph, ce n’est pas vraiment ça ! Entre le sucre, le sel et tout un tas de bazars que je n’aime pas trop, ça ne me fait pas rêver.
Et si on regarde du côté des confitures du commerce… comment dire ? Ce n’est pas terrible non plus. Trop sucrées, parfois fades, et souvent hors de prix. Alors qu’en réalité, faire ses propres confitures ne coûte pas grand-chose et le résultat est incomparable.
Vous allez me dire : “Après les conserves maison avec Le Parfait (toujours d’actualité d’ailleurs !), voilà qu’elle nous embarque dans les confitures… Elle nous fait une petite crise Larzac Revival ?”
Rassurez-vous 😅 : non, je ne vais pas me lancer dans le fromage de chèvre maison la semaine prochaine. C’est juste qu’hier, je suis tombée sur des Reine-Claude à 1 € le kilo. Impossible de résister. À peine rentrée, je me suis plongée dans cet excellent livre :
Mes confitures” de Christine Ferber, alias la fée des confitures.
Un petit bijou. Dans les premières pages, elle explique le B.A.-BA :
- comment choisir ses fruits,
- le rôle du sucre et du citron,
- la cuisson idéale,
- le matériel à utiliser,
- la mise en pot,
- comment aromatiser et personnaliser sa confiture,
- et même les petits problèmes possibles… avec leurs solutions.
Bref, tout ce qu’il faut savoir avant d’attaquer les 270 recettes classées en chapitres :
- Baies et petits fruits du jardin,
- Fruits du verger,
- Fruits des bois,
- Fruits oubliés,
- Agrumes et fruits exotiques,
- Compotes, coulis, jus, sirops,
- Chutneys, confits et aigres-doux.
Rien que la liste me donne envie de tout tester.
Alors pour mes Reine-Claude, j’hésite encore : la confiture nature (parfois la plus irrésistible), la confiture Reine-Claude et mirabelles, ou la version plus audacieuse avec des citrons séchés. Promis, je vous tiendrai au courant.
Mais avant… il faut que j’aille acheter du sucre. Oui, j’ai craqué sur les fruits, mais j’ai oublié l’essentiel 😅. Comme on dit chez moi : “Quand on n’a pas de tête, on a des jambes.”

Leçons de confiture
Informations pratiques
Leçons de confitures – Christine Ferber – Editions du Chêne















Pourquoi ma confiture de reine claude reste acide malgré vos conseils
préparation?
Bonjour Mady
Certainement parce que les prunes étaient acides au départ
40€ pour apprendre à faire cuire des fruits dans du sucre! Nos grands-mères doivent s’en retourner dans leurs tombes. La foodtech et ses dérivés atteignent décidemment certains sommets d’absurdité.
La foodtechn n’existait pas à cette époque là. Christine Ferber est considérée comme la meilleure confiturière de France. L’excellence a un prix
« meilleur confiturier de France » ne signifie pas grand chose, chacun ayant son propre goût pour les confitures (et ce d’autant plus que ça touche au petit déjeuner, sujet très sensible lié au réveil où les divergences de goût sont exacerbées). Par exemple, sucre blanc ou sucres « gouteux » non raffinés ? Cuites longuement avec peu de sucre « à l’ancienne » ou en tant pour tant quelques minutes ? Fruits macérés ou pas? Avec morceaux (petits ou gros?) ou intimement mixée ? Les fruits rouges: avec ou sans pépins ? (Pour certains, la framboise-pepins est un must….). Les agrumes: longuement trempés et cuits dans plusieurs eaux pour éliminer l’amertume ou cuits le moins possible pour la conserver au maximum? Les différences de goûts dans mon entourage sont tellement fortes que je fais la plupart du temps trois ou quatre confitures différentes du même fruit, avec maintes tentatives et essais pour contenter tout le monde.
C’est pareil pour tout. IL y a des pros de la confiture, comme des pros de la cuisine. La purée de Robuchon n’est pas ma purée. APrès c’est sur qu’il en faut pour tous les goûts et ce qui plait à l’un ne sera pas ce qui plait à l’autre.