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Tomates, origan, concombre, feta : la Crète dans un saladier

Soyons clairs : si vous avez déjà été déçu·e par une « salade grecque » hors de la Grèce, vous n’êtes pas seul·e. Des tomates froides et farineuses, trois cubes de feta en exil, une cuillère d’huile timide… et, l’attaque finale : un monticule de salade verte pour remplir l’assiette. Non merci.

En Crète où je suis en ce moment, ce genre de forfait n’existe pas. Là-bas, la salade grecque est une affaire sérieuse. Elle a du goût, elle a du tempérament, et elle vous rappelle en une bouchée que la simplicité, quand elle est bien faite, peut être spectaculaire.

Ingrédients 

Temps de préparation : 15 minutes

Pour 4 personnes (ou 6 en accompagnement)

Préparation

Commencez par laver soigneusement tous les légumes, c’est la base, même si vous n’êtes pas du genre à chipoter sur un grain de sable.

Pelez l’oignon rouge et émincez-le en fines rondelles.

Coupez les tomates et les concombres en dés. Oui, en dés : pas en quartiers, pas en tranches, juste ce qu’il faut pour que chaque bouchée soit équilibrée et juteuse sans virer au ragoût.

Épépinez le poivron vert, puis détaillez-le en fines lanières, comme on le fait là-bas, sur les marchés de Chania.

Versez tous les légumes dans un grand saladier. Ajoutez le vinaigre, puis l’huile d’olive. Mélangez doucement, sans brutalité : on cherche à enrober, pas à maltraiter.

Déposez ensuite les cubes de feta au sommet, comme une touche finale qui dit : “oui, je sais ce que je fais.”

Ajoutez les olives noires, puis saupoudrez généreusement d’origan séché.

Goûtez, rectifiez le sel si nécessaire. Et servez, sans attendre, avec du bon pain et un rayon de soleil si vous avez 😀 .

Le vrai style crétois

 À table !

Servez cette salade fraîche mais jamais glacée. Le frigo tue les tomates, et l’huile d’olive mérite mieux.

Un bon pain de campagne, un morceau de poisson grillé ou quelques keftedes (boulettes) feront de cette salade une fête. Et si vous avez envie de saucer la fin du plat… eh bien, vous avez tout compris.

Un très grand merci à Koula Barydakis, rencontrée en Crète, qui m’a confié sa recette familiale.

Alors, tentés ?