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Lentilles : lesquelles choisir et comment bien les cuisiner

Lentilles corail et lentilles blondes présentées côte à côte

Lentilles corail et lentilles blondes ©Serena Epstein Licence ©CC BY-NC-SA 2.0

Les lentilles ont ce talent rare : elles savent être modestes dans le placard et brillantes dans l’assiette. Un paquet, un oignon, un peu de laurier, et voilà déjà le dîner qui commence à sentir bon. Chez moi, elles reviennent souvent, non seulement parce qu’elles sont pratiques, mais surtout parce qu’elles savent se glisser dans mille repas du quotidien.

Et puis, franchement, la lentille mérite mieux que son image de plat triste. Bien choisie, bien cuite, bien assaisonnée, elle a du relief, du fond et une vraie élégance.

Les lentilles : une petite graine, beaucoup de ressources

Les lentilles font partie des légumes secs que les repères nutritionnels recommandent de mettre au menu régulièrement. Elles apportent des protéines végétales, des fibres, du fer, du magnésium et des folates. Bref, ce ne sont pas seulement des féculents de dépannage : ce sont de vraies alliées du quotidien.

Mais toutes les lentilles ne se ressemblent pas. Certaines restent bien fermes, d’autres deviennent crémeuses en quelques minutes. C’est là que tout se joue.

Les principales variétés de lentilles

La lentille verte : C’est la plus connue, et aussi l’une des plus polyvalentes. Elle garde bien sa tenue à la cuisson, ce qui la rend parfaite pour les salades, les plats mijotés et les accompagnements. Côté terroirs, deux références sortent clairement du lot : la lentille verte du Puy et la lentille verte du Berry. Deux très bonnes raisons de regarder l’origine sur le paquet avant de le jeter dans le panier.

La lentille corail : Elle cuit vite, très vite même, et se délite facilement. C’est la championne des soupes, des purées, des veloutés et des dahls. Quand on rentre tard et qu’on n’a pas envie de passer sa soirée à surveiller une casserole, elle rend franchement service.

La lentille blonde : Plus grosse, plus rustique, un peu plus longue à cuire aussi. Elle a du coffre et aime les plats généreux. La lentille blonde de Saint-Flour lui a donné ses lettres de noblesse. Je la trouve très intéressante quand on cherche une texture plus charnue.

La lentille de Cilaos : Cultivée à La Réunion, elle est plus rare et très recherchée. Sa réputation n’est pas usurpée : finesse, fondant, vraie singularité. Je lui ai consacré un article ici : lentilles de Cilaos.

Le lentillon de Champagne : Plus discret sur les étals, il mérite pourtant qu’on s’y attarde. Petit, délicat, enraciné dans son terroir, il a une vraie personnalité. Si vous aimez les produits de caractère, je vous recommande aussi mon article dédié : lentillons de Champagne.

La lentille noire Beluga : Petite, brillante, presque bijou. Elle tient remarquablement bien à la cuisson et apporte une touche chic à une salade ou à une assiette un peu simple. Son goût est fin, légèrement noiseté.

Lentilles noires Beluga dans une coupelle sombre

Lentilles noires Beluga ©HandmadePictures shutterstock

Pourquoi je vous conseille de privilégier les lentilles françaises

Quand c’est possible, je choisis des lentilles françaises. Pour le goût, bien sûr, mais aussi pour la traçabilité. Nous avons en France de très belles filières, de vrais terroirs et des produits faciles à repérer quand on prend le temps de lire l’étiquette.

Et puis, soyons honnêtes, l’origine n’est pas un détail. Certaines lentilles importées, notamment canadiennes, sont produites avec des pratiques agricoles qui ne sont pas autorisées chez nous. L’usage du glyphosate juste avant la récolte, par exemple, est documenté au Canada, alors que cette dessiccation sur lentilles est interdite en Europe. Ce n’est pas une raison pour céder à la panique, mais c’est une vraie bonne raison de regarder la provenance avec un peu plus d’attention et, quand on le peut, de privilégier les lentilles françaises.

Combien de lentilles par personne ?

Comptez en général 60 à 70 g de lentilles sèches par personne pour un plat principal simple. Si elles accompagnent une viande, un poisson ou beaucoup de légumes, vous pouvez descendre un peu. Si vous cuisinez pour des appétits solides un soir de pluie, ne mégotez pas trop non plus.

Les bons réflexes avant cuisson

Avant de cuire des lentilles, un petit rinçage à l’eau froide est toujours bienvenu. Cela enlève poussières, petites impuretés et éventuels invités surprises du paquet. Pour le trempage, inutile de généraliser : la plupart des lentilles s’en passent très bien. La blonde, en revanche, apprécie souvent un petit passage dans l’eau avant cuisson.

Pour les temps précis, les proportions d’eau et les astuces selon chaque variété, je vous renvoie vers mon guide dédié : comment cuire les lentilles.

Lentilles, laurier et oignon piqué de clous de girofle

Lentilles ©michelle@TNS CC BY-NC-SA 2.0

Comment les cuisiner sans tourner en rond

C’est là que les lentilles deviennent vraiment intéressantes. Bien sûr, il y a le classique saucisse-lentilles, qui a toute sa place. Mais elles aiment aussi les salades à la vinaigrette vive, les soupes douces, les plats épicés, les currys, les boulettes végétales, les mijotés d’hiver et les lunchs préparés à l’avance.

La lentille corail file volontiers vers le dahl. La verte adore les salades tièdes et les plats de terroir. La noire s’invite dans des assiettes plus raffinées. La blonde aime les préparations généreuses. Autrement dit : choisissez d’abord la texture que vous voulez, puis la recette suivra.

À retenir

Les lentilles ont plus d’un tour dans leur sac. Selon leur variété, elles peuvent rester bien fermes, devenir crémeuses, se glisser dans une salade, un dahl ou un plat mijoté. Bien choisies et bien cuites, elles transforment un repas simple en assiette vraiment réjouissante.

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Bon appétit !