Aux Antilles, quand on dit « chou », on ne parle pas forcément du chou blanc ou du chou pommé que l’on connaît en Europe. Ici, le mot désigne aussi des racines comestibles issues de plantes de la famille des Aracées.
Ces « choux » exotiques se consomment généralement cuits à l’eau salée, et tiennent une place importante dans la cuisine traditionnelle.
Les différentes variétés de choux exotiques
- Dachine (Martinique) ou madère (Guadeloupe) : c’est en réalité un taro (Colocasia esculenta). Sa chair farineuse devient tendre et légèrement sucrée après cuisson.
- Chou dur (Martinique) ou malanga (Guadeloupe) : proche du yautia, sa chair plus ferme a un petit goût de noisette.
- Chou mol : plus tendre, il s’utilise volontiers en purées ou dans les soupes.
Chacun a sa personnalité, mais tous trouvent leur place dans les bouillons créoles, les calalous, les soupes pays ou encore aux côtés d’un morceau de morue salée.
Comment les cuisiner ?
La préparation la plus simple reste la cuisson à l’eau salée, jusqu’à ce que la chair devienne tendre. On peut ensuite les déguster nature avec un filet d’huile, en purée, en gratin, ou encore dans un calalou ou un bouillon créole.
Des racines nourrissantes
Riches en amidon, ces choux exotiques sont une bonne source d’énergie. Ils apportent aussi des fibres et des minéraux, tout en remplaçant avantageusement pommes de terre ou ignames dans de nombreux plats.
Bref, si vous croisez ces drôles de « choux » sur un marché antillais, n’hésitez pas à les tester. Leur goût unique et leur texture généreuse font partie du patrimoine culinaire local.