C’est au Québec, à Wendake plus précisément, que j’ai découvert les argouses, à ne pas confondre avec les arbouses. Il s’agit de petites baies orangées, de la taille d’un grain de maïs, au goût un peu acidulé, fermenté et astringent. Elles poussent en grappes sur un arbuste épineux, l’argousier (Hippophae rhamnoides L.), particulièrement adapté aux climats froids du Nord.
Ces fruits sont extrêmement riches en vitamines dont la vitamine C et on considère parfois les baies d’argouse comme un super aliment.
Chez les populations autochtones canadiennes, les argouses faisaient partie des 4 baies importantes avec les mûres, les framboises et les bleuets.
Comment consommer les argouses :
Les premières nations les consommaient comme cela, fraîches, ou alors, en accompagnement de viande comme l’orignal (sorte de très grand cerf). Il est également possible d’en faire des jus, des confitures ou encore des gelées.
J’ai gardé un souvenir très précis de cette gelée d’argouses goûtée à Wendake : une couleur solaire, un côté franc, presque sauvage, et cette petite pointe acidulée qui réveille tout. Si cela vous tente, j’ai mis la recette à part, comme ça elle est plus facile à retrouver : Gelée d’argouses comme à Wendake : la recette.
Discrètes mais pleines de caractère, les argouses font partie de ces découvertes qui marquent un voyage. Leur goût raconte le Nord, ses climats rudes et les traditions culinaires qui s’y sont construites. Si vous croisez ces petites baies orangées lors d’un séjour au Québec, notamment du côté de Wendake, prenez le temps de les goûter. Elles méritent vraiment qu’on s’y attarde.
Bon appétit !