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Le macaron de Montmorillon, 100 ans de gourmandise signée Rannou-Métivier

La semaine dernière à Poitiers, vous m’avez soufflé une adresse : Rannou-Métivier. J’y suis allée pour une boîte (ou deux 😉) et je suis ressortie avec… une saga familiale. Car derrière ces vitrines sages, il n’y a pas que des douceurs : il y a plus d’un siècle d’histoires de transmission, de choix parfois courageux et, surtout, un petit biscuit craquelé qui a traversé les époques : le macaron de Montmorillon.

Ce que l’on voit à Poitiers… et tout ce que ça raconte

Dans la boutique, on reconnaît immédiatement la “famille” maison. Chaque spécialité a son caractère, son petit rituel, son histoire.

À cela s’ajoutent toutes les créations développées par Patrick Bertrand, passionné de chocolat : ganaches onctueuses, pralinés craquants, pavés généreux, guimauves moelleuses, croquets secs parfaits pour le café, brownies fondants… Une gamme complète qui accompagne le macaron sans jamais l’effacer.

Chaque produit raconte une facette de la maison :

Pourquoi l’amande ? (alors qu’il n’y a pas d’amandiers à Montmorillon)

Bonne question 😏 ! Car non, il n’y a pas d’amandiers dans la Vienne. L’amande arrivait par le commerce méditerranéen, symbole de fête et de raffinement. On en trouve mention dès 1673 dans les registres de la Maison-Dieu (achat de macarons), puis en 1754 dans une commande passée à des religieuses. Au XIXᵉ siècle, les bottins parlent déjà des “biscuits et macarons renommés” de Montmorillon.

Bref, l’amande n’est pas locale, mais elle est devenue l’ingrédient-totem de la spécialité : précieuse, facile à transporter et indissociable de la gourmandise.

Et cette forme craquelée ?

Pas de double coque ici. Le macaron de Montmorillon est dressé à la cuiller, en petites rosettes. La cuisson provoque ce craquelé typique qui en fait la signature visuelle. Un geste artisanal, ancien, efficace devenu emblématique.

Une saga en cinq générations

Patrimoine vivant

En 2003, la famille ouvre le Musée de l’Amande et du Macaron à Montmorillon. On y découvre recettes manuscrites, objets anciens et gestes filmés. En 2007, la maison reçoit le label EPV – Entreprise du Patrimoine Vivant, reconnaissance d’un savoir-faire d’excellence.

Les coulisses qui font la différence

C’est cette constance qui explique la longévité et la réputation de la maison.

Montmorillon vs Poitiers : ce que change (ou pas) l’adresse

Questions fréquemment posées

Quelle différence entre un macaron de Montmorillon et un macaron parisien ? Le premier est rustique, craquelé, sans garniture, uniquement à base d’amandes, sucre et blancs d’œufs. Le second est lisse, coloré, garni d’une crème.

Comment se conservent les macarons de Montmorillon ? Ils se gardent plusieurs jours dans une boîte hermétique, à l’abri de l’humidité. Leur texture reste moelleuse grâce à la richesse en amande.

Où acheter les produits Rannou-Métivier ? Dans les boutiques de Montmorillon et Poitiers, sur les marchés de la région et via leur boutique en ligne.

Le musée se visite-t-il ? Oui, à Montmorillon. On y découvre l’histoire de l’amande et du macaron, avec objets anciens, films et démonstrations.

Informations pratiques

Rannou-Métivier – 30, rue des Cordeliers, Poitiers (autres adresses voir site)

Ne me demandez pas la recette, elle est secrète 🙂 ! Mais si vous allez dans la région, goûtez !