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Homard canadien ou homard breton, that is the question

Homard, homard, vous avez dit homard, mais de quel homard parle-t-on ? Cela c’est la vraie question.

Américain ou européen ? Normand ou breton ? Pour ne pas y perdre son latin, il suffit de se fier à son nom scientifique : homarus gammarus

Le homard est un crustacé dont il existe en effet deux espèces qui différent légèrement de forme et de couleur. Abondant sur les côtes nord-est du continent américain, le homard canadien se caractérise par une carapace de couleur vert foncé à orange. Son cousin le homard européen, connu aussi sous le nom de homard bleu, vit sur la façade atlantique du continent européen, du cercle polaire jusqu’au littoral marocain.

La dénomination de vente « homard » devrait donc systématiquement être accompagné de la mention complémentaire « canadien ou américain » ou « européen », afin d’identifier clairement, aux yeux du consommateur, ces deux espèces bien distinctes, qu’on peut retrouver indifféremment sur les étals des poissonneries de l’Hexagone… Mais comme le homard nord-américain est beaucoup plus commun, moins coûteux, qu’il inonde le marché français (65%), l’usage du raccourci permet d’entretenir la confusion…

Pour bien se repérer, une seule solution : vérifier le nom scientifique de l’espèce, bien souvent imprimé en caractères minuscules ou au dos des emballages lorsqu’il est surgelé.

Quant à l’appellation commerciale « homard breton »(*), elle n’a absolument rien d’une dénomination officielle et ne garantit en rien l’origine géographique de la bête. La seule et l’unique, LA véritable appellation qui réunit l’ensemble des homards pêchés sur le territoire national (provenant essentiellement de Bretagne et de Normandie) est le homard européen, appelé aussi « homard bleu » !

(*) Homard breton : toujours breton ?

Il n’est pas rare, en effet, de trouver sous cette appellation du homard du Royaume-Uni, lequel représente une grande partie du marché français de homard européen (ou bleu). Comble de la confusion, on trouve parfois même sous l’appellation de « breton » du homard des côtes du Cotentin ou des îles anglo-normandes !

Le homard du cotentin MSC :un produit d’exception, doublement certifié « pêche durable »

Cinq ans après avoir obtenu pour la première fois la certification MSC, la pêcherie anglo-normande a de nouveau été certifiée en décembre 2016, signe que le bilan est positif et que pêcheurs et consommateurs y trouvent leur compte.

En juin 2011, le Marine Stewardship Council (MSC), un organisme international indépendant, accordait pour cinq ans la certification« Pêche durable MSC » au homard anglo-normand. C’était la première fois qu’une pêcherie transfrontalière obtenait une telle certification. C’était la première fois aussi qu’une pêcherie de homard bleu – ou homard européen, Homarus gammarus – était certifiée. Elle reste, aujourd’hui encore, la seule.

Matérialisée par un « bracelet » d’identification estampillé du logo bleu MSC, celui-ci atteste que le homard qui en est porteur est issu d’une pêcherie bien gérée, respectueuse des ressources naturelles et de l’environnement. Mais grâce au cahier des charges mis en place avec le Groupement Normandie Fraîcheur Mer (NFM), les pêcheurs qui apposent ces élastiques aux pinces de leurs homards garantissent aussi une qualité extra-frais.

Du bateau à l’assiette, la traçabilité est donc clairement affichée : un homard de qualité, de pêche durable et locale, « tracé » jusqu’au consommateur final !

Le homard européen, le trésor gourmand des produits de la mer

Le homard est, de l’avis de tous les vrais gourmets, un mets de choix, un joyau bleu étincelant tel un saphir dans le trésor gourmand des produits de la mer

Biologie : Le homard, grand arpenteur de roches

Ce crustacé bleu sombre à la chair délicate aime à déambuler sur les fonds rocheux. Il apprécie particulièrement les parages du Cotentin et des îles anglo-normandes. Chasseur solitaire, le homard affectionne les fonds marins rocheux sur lesquels il se déplace à la recherche de coquillages, de vers, d’échinodermes, de petits crustacés et de poissons. Il apprécie donc tout particulièrement la côte ouest de la Normandie, de la Baie de Granville à la presqu’île du Cotentin à et jusqu’aux abords de l’archipel anglo-normand. Il peut vivre jusqu’à 100 mètres de profondeur.

Le corps du homard se compose d’un céphalothorax (fusion de la tête et du thorax) et d’un l’abdomen (ou queue) formé de sept sections dont la dernière est une nageoire caudale en éventail. Le homard a six antennes (quatre petites et deux très longues) et cinq paires de pattes. La première paire, très développée, se termine par des pinces imposantes et légèrement asymétriques : la plus grosse broie la nourriture, l’autre la coupe. Le homard mue plusieurs fois lors de sa croissance. À l’âge de quatre ans, après avoir changé de carapace une douzaine de fois, il mesure 25 centimètres de long et pèse environ 500 grammes.

Comment bien choisir le homard :

Généralement vendu vivant, le homard est présenté entier. On peut aussi l’acheter déjà cuit. Si on l’achète vivant, il est préférable de s’assurer de sa fraîcheur en le soulevant (le tenir par les côtés) : il replie alors vigoureusement sa queue sous son corps. C’est un mets d’une grande finesse que l’on sert poché, grillé ou braisé. Au préalable, il est recommandé pour l’engourdir, de le placer quelques heures au réfrigérateur ou une demi-heure au congélateur. Il doit être consommé sitôt cuit, car sa chair délicate se conserve mal (pas plus d’un jour ou deux au réfrigérateur, un mois environ au congélateur).

Diététique :

Il a tout bon ! Peu calorique, le homard contient d’excellentes protéines, très peu de lipides et très peu de glucides. Il est source de nombreux nutriments nécessaires à notre bonne santé :

Petit glossaire : des mots pour le dire

De anglo-normandes à trappe d’échappement, les mots de la pêche au homard. Attention, vous allez être épatté

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D’après un dossier de presse Homard du Cotentin