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Taro : un tubercule alimentaire des régions tropicales

Taro, tubercule tropical à chair blanche ou violacée

Taro ©Deenida shutterstock

Le taro (que l’on appelle aussi dachine dans les Antilles) est un tubercule alimentaire cultivé dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales : Asie du Sud-Est, Pacifique, Afrique, Caraïbes. Dans ces cuisines, il occupe une place comparable à celle de la pomme de terre chez nous : un ingrédient de base, nourrissant, polyvalent, capable de passer du plat du quotidien à des préparations plus festives.

Sa chair, blanche à légèrement violacée selon les variétés, devient fondante et légèrement sucrée à la cuisson. Sa texture évoque à la fois la pomme de terre et la châtaigne, avec une douceur qui le rend aussi intéressant en plats salés qu’en préparations sucrées.

Comment cuire le taro pour qu’il soit vraiment bon

Le taro se consomme toujours cuit. C’est une règle de base, et ce n’est pas un détail. Dans de nombreuses cuisines traditionnelles, on le cuit entier, avec la peau, ce qui permet de préserver sa saveur et une partie de ses qualités nutritionnelles.

Selon les habitudes et les régions, le taro peut être :

Une fois cuit, il s’épluche facilement, un peu comme une pomme de terre encore chaude. C’est à ce moment-là qu’il révèle pleinement son goût.

À noter (et à ne surtout pas zapper)

Certaines variétés de taro cru ou insuffisamment cuit contiennent de minuscules cristaux d’oxalate de calcium. Lorsqu’on mâche du taro cru ou mal cuit, ces cristaux peuvent provoquer une sensation très désagréable de picotement dans la bouche et la gorge. Ce n’est pas dangereux, mais franchement peu engageant.

La solution est simple : bien cuire le taro. Et si une recette demande du taro râpé, il est impératif de le cuire avant de le râper. Cette recommandation est notamment rappelée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Source : FAO

Quel goût a le taro ?

Le taro bien cuit a une saveur douce, légèrement sucrée, avec une texture crémeuse. Il est moins terreux que certaines ignames et plus subtil que la patate douce. C’est cette neutralité élégante qui lui permet de s’adapter à de nombreuses recettes, aussi bien salées que sucrées.

Des recettes utilisant du taro

Discret mais plein de ressources, le taro mérite clairement sa place dans la cuisine du quotidien. À condition de respecter une cuisson sérieuse, il se révèle d’une grande douceur. Et votre gorge, elle aussi, appréciera.