
Jarret de boeuf mijoté aux carottes et aux navets
En automne, la viande reprend ses quartiers dans la cuisine avec une certaine noblesse tranquille. Finies les brochettes à la va-vite et les cuissons minute. Place aux plats qui mijotent doucement, qui dorent au four, qui s’imprègnent de thym, d’ail, de légumes caramélisés. La viande d’automne ne cherche pas la démonstration, elle cherche le goût, la chaleur, et un peu de pain pour saucer.
On retrouve le plaisir du rôti du dimanche, de la volaille qui croustille sur la peau mais reste moelleuse à l’intérieur. Et on redécouvre surtout les morceaux dits “moins nobles” — osso buco, joue, palette . Ils deviennent des plats de fête quand on leur laisse le temps.
Ces plats s’accordent avec mes autres recettes d’automne.
Ce qui fonctionne en automne (et embaume toute la maison)
Un magret de canard, juste saisi, servi avec une purée de courge bien lisse. Un poulet fermier rôti dont la peau croustille avec un bon jus qui dégouline sur les légumes du plat. Une blanquette de veau légère, citronnée, avec du riz et des carottes nouvelles. Ce sont des plats simples mais pensés, qui racontent la saison sans trop en faire.
Et puis, il y a les recettes un peu oubliées qu’on retrouve avec joie : une paupiette moelleuse, un sauté de porc aux pommes et au cidre, un effiloché de bœuf tendre comme un pull en cachemire. Le genre de plat qu’on prépare sans stresser et qui se réchauffe bien. Il sent bon le repas qui réunit sans discours.
Bref, les viandes d’automne sont des plats généreux, fondants et doucement parfumés. Ils appellent la sauce, le pain, le silence satisfait autour de la table. Rien de compliqué : juste des bons morceaux, des légumes de saison, un peu de patience et beaucoup d’envie.
Et pendant que ça cuit, tranquillement au four ou sur le feu, une chanson de Francis Cabrel en fond… et voilà, la cuisine devient un refuge.









































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