Il est des lieux où l’art et la nature se donnent rendez-vous pour raconter des histoires. Le Château Beychevelle, surnommé le « Petit Versailles du Médoc« , est de ceux-là. Niché à Saint-Julien-Beychevelle, ce domaine viticole du XVIe siècle , classé 4e Grand Cru en 1855, allie élégance architecturale et passion pour l’art contemporain.
Une promenade artistique au cœur du Médoc
Depuis quelques années, le Château Beychevelle propose « Les Flâneries« , un parcours artistique éphémère qui invite les visiteurs à déambuler dans ses jardins à la française, ponctués d’œuvres d’art intégrées harmonieusement au paysage . Une expérience sensorielle où chaque sculpture dialogue avec la nature environnante.
Le Géant de Beychevelle : une œuvre monumentale
Une nouvelle oeuvre marquante, « Le Géant de Beychevelle » de l’artiste Mier Soleilhavoup se dresse fièrement. Réalisée à partir de frênes morts touchés par la chalarose (un champignon qui décime les arbres), cette sculpture de 4,50 mètres rend hommage à la résilience de la nature.
Mier, déjà auteur des « Trônes » sculptés dans des séquoias centenaires foudroyés, continue ainsi à donner une seconde vie aux arbres disparus, transformant le bois en art vivant.
La Rose de Beychevelle : une création unique
Autre nouveauté florale, la Rose de Beychevelle, fruit d’une collaboration entre l’ex chef jardinier du Château, Alexandre Pejoine, et les roses Guillot.
Cette rose culinaire, résistante et parfumée, incarne l’identité du château. Elle sera bientôt disponible à la boutique du domaine, offrant aux amateurs la possibilité de prolonger l’expérience sensorielle chez eux.
Un déjeuner tout en délicatesse
Après quelques huîtres et gambas du Médoc servies en mises en bouche, …
…nous nous sommes installés autour d’une grande table, très joliment dressée.
Sculptée dans un ancien tronc de sequoia, il s’agit d’une pièce unique. Elle est à la fois brute et majestueuse, comme une trace tangible de ces arbres disparus et dont le bois continue à raconter des histoires.
Dans les assiettes de ce déjeuner, un fil rouge : la Rose de Beychevelle (car oui elle est comestible).
- En entrée, un pressé de carottes du potager de Beychevelle, confites, et relevées d’une sauce au vieux Porto et à la rose. Léger, parfumé, accompagné d’un verre de Brulières de Beychevelle 2013.
- Le plat qui a suivi : un turbotin farci à la mousseline de Saint-Jacques, servi avec une émulsion de pommes de terre à la rose et une touche d’huile de truffe. Avec lui, un Amiral de Beychevelle 2017 en magnum. L’accord fonctionnait très bien.
- Un petit plateau de fromages a pris le relais, accompagné d’un Château Beychevelle 2015, puis est arrivé le dessert : un dessert autour des fraises des bois, simplement accompagnées d’une crème glacée à la rose. Douce, discrète, florale juste ce qu’il faut. Une belle façon de boucler le repas.
Un déjeuner à la fois généreux et élégant, à l’image du lieu
Informations pratiques
Le Château Beychevelle se visite sur réservation. Pour plus d’informations sur les horaires et les réservations, consultez le site officiel du Château Beychevelle. MAIS le parc est ouvert tous les jours de 9h à 18 h et l’entrée est libre. Une chouette idée pour une balade du week-end !
Château Beychevelle – 33 250 Saint-Julien-Beychevelle
Enjoy !