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Bordeaux recettes d’avenir : devenir une ville nourricière

Eve Demange, conseillère Municipale engagée pour la résilience alimentaire à la Marie de Bordeaux, auprès de Pierre Hurmic, souhaite transformer la ville en une cité nourricière et gourmande. Le Maire a rappelé en introduction de la conférence de presse à laquelle j’ai assisté, qu' »environ 1/3 tiers de notre empreinte carbone était liée à notre alimentation ».

De nombreuses initiatives prises dans le cadre de ce projet sont intéressantes : création de quartiers du goûts, lancement d’une académie des jardiniers, développement des circuits courts et mise en avant des différents intervenants impliqués en local.

Comme je le dis ici très souvent, il est primordial de manger mieux, pour nous et pour la planète. Manger local, c’est consommer des produits qui n’ont pas fait des heures de transport, de frigo, qui sont de saison et donc meilleurs et moins chers. Et puis, c’est aussi faire travailler ses voisins, participer à l’économie locale. Cela a du sens.

Pour tous ceux que cela pourrait intéresser, la Marie de Bordeaux lance un appel à projets pour tout ce qui va dans ce sens. Déjà 22 d’entre eux ont été soutenus : création de l’association La ferme du Lapin bleu, aménagement du jardin potager de Saigon, création du Laboratoire des Initiatives Culinaires etc.

La ville a également pour ambition de faire consommer davantage de protéines végétales et moins d’animales. (75% des unes contre 25% des autres).  Comme, vous le savez, je  réprouve surtout les pratiques intensives, qu’elles soient au niveau de l’agriculture ou de l’élevage. Un légume qui pousse trop vite, un animal élevé trop rapidement, ce n’est pas « normal ». Chacun se fera son opinion, je considère que c’est un choix personnel mais il est certain qu’il faut de toute façon consommer moins mais mieux 😉 .

Le dîner qui a suivi la conférence de presse était préparé par Vivien Durand, le chef du Prince Noir, très engagé dans les problématiques de développement durable. Il nous a proposé un repas ne contenant que 18% de viande, à base de produits sourcés en partie par Servi en Local.

Nous avons commencé par une soupe d’épinards et orties, petites fèves, ceviche de cresson, suivi d’une grosse asperge blanche juste rôtie, chutney de radis et purée de cosses de fèves.  Ensuite, des lentilles d’ici en petit ragoût fumé, cuisse de volaille en salpicon, menthe fraîche (à tomber par terre tellement c’était bon), et enfin, en dessert, une tarte aux pommes sans fond imprégnée à l’hibiscus, meringue moelleuse.

Côté vins, nous avons pu déguster un Chateau Beynat 2021, un Château PeyBonhomme-Les-Tours 2019 et un merveilleux Châteaux Filhot 2010.

Un repas excellent et comme l’avait précisé Vivien, qui utilise les produits au maximum : par exemple les fèves et les cosses de fèves. On ne jette rien et on ne gaspille pas.

C’est ce que j’essaie de faire moi aussi 😀 et vous aussi je crois .