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Dans la cuisine de George Sand

Née en 1804, George Sand née Aurore Dupin en 1804 réussit, chose très rare pour l’époque, à acquérir son indépendance financière. Séparée de son mari, elle défend les droits des femmes dans ses ouvrages et s’investit dans la révolution de 1848. Sa maison (le Domaine de George Sand) est en fait un château du XVIIIᵉ siècle, situé à Nohant-Vic, au sud du Berry, dans le département de l’Indre, à environ trente kilomètres au sud-est de Châteauroux (région Centre Val de Loire).

Je ne crois pas avoir lu quoi que ce soit de George Sand, je savais juste qu’elle avait été l’amie de Chopin mais cette visite m’a carrément donné l’envie de m’y plonger. Il faut dire que la guide qui fait visiter le site est passionnante.

Je ne vous referai pas l’histoire, ce n’est pas le lieu mais je voulais juste vous parler de la vie quotidienne de l’époque, telle qu’elle nous a été expliquée.

George Sand ne vivait pas seule. Elle avait sa famille mais surtout, tout au long de sa vie, elle a beaucoup reçu au domaine. Et vu les temps de déplacements de l’époque, quand on venait dîner, on restait pour quelques jours. Il fallait en effet pour vous donner une idée 3 heures pour venir de Chateauroux (35 minutes aujourd’hui), 6 heures si vous résidiez à Bourges (1 grosse heure de nos jours) et si vous habitiez à Paris, il fallait 48 heures pour arriver jusqu’ici en 1830 et 35 heures en 1840 (3h15 en 2020 si vous n’avez pas de bouchons 😀 ).

Pour s’occuper de la maison, nourrir toutes ces bouches et leur fournir de l’eau chaude pour leurs bains, il faut beaucoup de monde. George Sand vit donc entourée d’une dizaine de domestiques qui s’occupent de la maison, du jardin, de la cuisine.  A l’époque on recrute pour un an à la Saint Jean. On propose le logement, la blanchisserie et la nourriture et au bout de l’année on touche, le 24 juin, un salaire.

Comme George Sand est très riche, sa cuisine est extrêmement bien équipée. Même si la cadence est infernale, les conditions de travail y sont bonnes.

Il y a par exemple une énorme cuisinière en fonte (de presqu’une tonne, arrivée en kit et montée sur place). Pour l’époque c’est le top de la modernité et de la hypitude. C’est très très cher mais cela permet la maîtrise du feu (à l’intérieur d’un foyer). Les 2 bacs en cuivre, sur le côté, permettent de faire chauffer de l’eau.

Il y aussi le potager, là juste devant la fenêtre :

Il ne s’agit pas du jardin où l’on fait pousser les légumes mais d’un endroit où on cuisine. Dans les compartiments que vous voyez au milieu du carrelage, les cuisinières disposent les braises de la cheminée toute proche tout au long de la journée. Elles cuisent ensuite leurs préparations dans des pots en argile, calés sur des trépieds, juste au dessus. Cela permet une cuisson lente, douce et surtout cela donne aux cuisinières l’opportunité de travailler DEBOUT. Une révolution pour l’époque.

On peut voir aussi dans cette cuisine une grande table de ferme, une belle batterie de cuisine … C’était vraiment passionnant.

La visite se poursuite par les autres pièces de la maison et franchement cela vaut le coup. Si vous passez dans ce coin là, arrêtez-vous, vous en avez pour une heure environ.

Maison de George Sand – 2 place Sainte-Anne, 36 400 Nohant-Vic

Il est préférable de réserver à l’avance votre visite.

Un site web : www.maison-george-sand.fr
Une page Facebook : @MaisonDeGeorgeSandANohant

Enjoy !