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Photographie culinaire : quand les images donnent faim

J’ai toujours un faible pour les beaux livres de pâtisserie. Ceux que l’on ouvre d’abord pour une recette, puis que l’on continue à feuilleter juste pour le plaisir des yeux. Certains donnent faim. D’autres donnent aussi envie de sortir son appareil photo, sa plus jolie assiette, ou simplement de regarder autrement ce que l’on cuisine.

Au fil de mes recherches, je suis tombée sur le travail d’une photographe et illustratrice culinaire dont les images m’ont immédiatement plu. Il y a dans ses visuels quelque chose de doux, de sensible, de très juste. Rien de tapageur. Rien d’appuyé. Juste une façon délicate de mettre en scène la gourmandise.

Jugez plutôt :

Ces images sont reproduites ici avec son aimable autorisation. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je les trouve pleines de délicatesse et de poésie. Elles ont ce petit supplément d’âme qui fait qu’on ne regarde pas seulement un dessert ou une composition : on entre dans une ambiance.

Photographe culinaire : un métier entre technique et sensibilité

La photographie culinaire ne consiste pas seulement à prendre un plat en photo. Il faut comprendre la lumière, choisir le bon angle, travailler les matières, penser le décor, équilibrer les couleurs, et surtout donner envie sans trop en faire. Tout cela demande un vrai regard.

Un gâteau peut être excellent et paraître tristounet à l’image. À l’inverse, une belle photo culinaire peut raconter une histoire en un clin d’œil. Une cuillère posée là, une nappe un peu froissée, une ombre légère, une miette oubliée, et tout de suite la scène devient vivante.

C’est aussi ce que j’aime dans les beaux livres de pâtisserie : ils ne livrent pas seulement des recettes. Ils transmettent un univers, une atmosphère, une manière de regarder la cuisine autrement.

Pourquoi ces images me plaisent autant

Ce qui me touche ici, c’est leur simplicité apparente. Elles ne cherchent pas à impressionner à tout prix. Elles suggèrent. Elles attirent l’œil avec douceur. On y retrouve un vrai sens du détail, mais sans effet démonstratif.

Aujourd’hui, on voit beaucoup d’images culinaires très léchées, très millimétrées, parfois un peu froides. Ici, j’aime justement le contraire. Il y a de la sensibilité, de la chaleur, quelque chose de plus incarné. Cela donne envie de feuilleter, de cuisiner, de prendre son temps. Et, ma foi, pour commencer 2007, ce n’était déjà pas si mal.

Et vous, vous aimez aussi feuilleter certains livres de cuisine autant pour les recettes que pour leur univers visuel ?

Meilleurs vœux à toutes et à tous !