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Idées lecture pour l’été

L’été est un moment privilégié pour bouquiner. On a du temps, une chaise longue, des grands parents qui s’occupent éventuellement des enfants. Quoi de plus sympathique qu’être plongée dans un bon livre, allongée au bord de la piscine sous un parasol (pas en plein cagnard, on y attrape des saletés de coup de soleil). A la plage, toutefois, je préfère les magazines. Comme je suis super maniaque avec l’état de mes bouquins (tu cornes une page, je te crève un oeil), je déteste quand les grains de sable s’immiscent dans les pages, quand on tâche la couverture avec la crème solaire …. Bref, tout ça pour vous faire part de mes coups de coeur de ces derniers mois :

Hilarant 

Wilt – Tom Sharpe :  Mené par le bout du nez par sa femme Eva, une maniaque-hystérique prête à croire tout et n’importe quoi ! Ils mènent une vie de couple des plus banale. Au boulot, impossible d’obtenir la moindre promotion ; au yeux de tous il n’est qu’un looser. Mais un jour tout va basculer car Eva, fait la connaissance d’un couple libéré et complètement cinglé : ‘Sally salope’ (appellation de Wilt), une nymphomane et son mari Gaskell.Pauvre Wilt !!!

Le malheur de Wilt est d’avoir été présent à une fête donnée chez eux !!!

Une comédie complètement burlesque ! Il y a 3 autres épisodes, tous aussi bien !

La prime – Janet Evanovich :  Premier épisode d’une série hilarante mettant en scène Stéphanie Plum, ex acheteuse en lingerie fine et nouvellement chasseur de prime. Et oui, il faut bien payer son loyer. Je suis archi fan. Si vous les lisez, dites moi si vous êtes Ranger ou Morelli 😉 Il est préférable de les lire dans l’ordre. La prime – Deux fois n’est pas coutume – A la une, à la deux, à la mort – Quatre ou double – Cinq à sexe – Six appeal – Septième ciel – Le grand huit – Flambant neuf.

 

 

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg : Peut être aviez vous vu le film avec Kathy Bates et Jessica Tandy ? Toujours est il qu’il est tiré d’un très joli livre.

Evelyne Couch, bientôt la cinquantaine, déprimée, mal dans sa peau et dans sa vie, fait la connaissance de Ninny Threadgoode dans une maison de retraite. Incorrigible bavarde, la vieille dame commence à lui raconter la vie à Whistle Stop, minuscule bourgade de l’Alabama, dans les années 30, ou les journées tournaient autour du Whistle Stop Café tenu par Idgie Threadgoode et son amie Ruth Jamieson.

Bercée par les histoires à la fois tendres, drôles et tragiques de Ninny, transportée 60 ans en arrière à chaque visite, Evelyn reprend peu à peu sa vie en main en nouant une relation très forte avec sa nouvelle amie. Un livre drôle, tendre, émouvant. On ne s’y ennuie pas une seule seconde.

Un auteur que j’aime énormément.

 

En toute bonne foi de Jane Smiley : 

1982 : l’Amérique de Reagan s’éveille. Dans une petite ville à quatre-vingt-dix minutes de New York, un homme, la petite quarantaine avenante, mène une vie paisible. Joe Stratford est un agent immobilier consciencieux et très modérément ambitieux. Plutôt que de nourrir des désirs irréalisables dans le travail ou en amour, il préfère se laisser porter par la vie, regarder les autres prendre les devants.

Un tel tempérament fait de lui la cible privilégiée de Marcus Burns, ex-agent du fisc reconverti en escroc, qui parvient, sans trop de mal, à le convaincre de se lancer dans une opération immobilière de grande envergure. Marcus a vu l’administration Reagan donner le coup d’envoi d’une véritable folie spéculative. Pas question d’être en reste. À l’entendre, la possibilité de s’enrichir très vite est à la portée de tous, l’Age d’Or est arrivé. Joe se demande pourtant s’il est taillé pour de telles aventures. Et si tomber dans les bras de Felicity, la fille (mariée) de son mentor et associé, ne va pas, tout autant, lui compliquer la vie…

Impertinent, minutieux, ce roman ausculte avec beaucoup d’humour la séduction et l’illusion qui menèrent grand train dans les années quatre-vingt.

L’arbre aux haricots de Barbara Kingsolver : 

Taylor Greer n’a pas l’intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d’apprendre leurs tables de multiplication. Aussi, sans avenir dans ce coin perdu, elle achète une petite voiture et part sans se retourner, laissant derrière elle sa mère, son prénom, et toute son enfance. Où va-t-elle? Jusque là où sa voiture asthmatique la mènera.

Mais en chemin, après quelques ennuis mécaniques et beaucoup de fatigue, une femme se présente, et dépose dans sa voiture… un bébé. Un enfant plutôt, une petite indienne Cherokee qui ne semble avoir d’autre but dans la vie que de s’agripper, ce qui lui vaudra le prénom provisoire de ‘Turtle’, puisqu’une tortue, dit-on, quand elle vous mord, elle ne vous lâche plus…

Un très joli livre d’un auteur de grand talent.

Les indiens :

La Maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni :  Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l’art ancestral des épices.

Elle a reçu ce savoir de « Première Mère » sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute. C’est ainsi que, dans ce quartier d’immigrés d’Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l’amour, au risque de remettre ses pouvoirs en cause.

Dans une prose imagée et parfumée aux milles saveurs, ce roman se lit comme un conte délicieux où se mêlent la magie et une sorcellerie épicée d’amour. L’auteur dose et brasse odeurs et saveurs en une composition pimentée, nous initiant à la sagesse des épices maniées comme une discipline pour soulager la détresse et servir les forces de vie. Superbe !

 

La colère des aubergines de Bulbul Sharma : Qui meurt dîne, La Colère des aubergines, Folie de champignons, Festin pour un homme mort… : quelques titres de ces récits donnent un avant-goût de leur saveur. Les histoires racontées, pleines d’odeurs de cuisine, puissamment évocatrices des rapports et des conflits entre les membres d’une maisonnée indienne, soulignent bien sûr le rôle déterminant qu’y jouent la nourriture et celles qui la préparent. Des femmes croquées sur le vif y livrent des instants de bonheur, des secrets de famille, d’amour, d’enfance qui ont parfois la violence du désir ou l’amertume de la jalousie.

Mais les véritables héroïnes sont ces recettes qu’il s’agisse de confectionner un pickle de mangue, un gâteau de carottes ou un curry d’aubergines au yaourt, le lecteur goûtera, du palais et de la langue, l’alchimie des aromates indiens.<

 L’odeur, Radhika Jha : Le père de Lila est tué dans une émeute au Kenya. Elle se retrouve dans la banlieue parisienne, chez son oncle qui tient une épicerie indienne. Commence une vie entre amants et infortunes, succès professionnel et oubli, dans un parcours chaotique semé de rencontres déroutantes.

Et puis elle découvre que son odorat lui permet de faire des merveilles en cuisine. Les parfums sont omniprésentes, ils accompagnent l’héroïne tout le long du livre, et notamment tout au long du processus d’intégration.

Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup. C‘est un peu «Une histoire chaque soir» pour adultes et version Bollywood ; avec une conscience sociale aiguë et une ironie mordante en prime.

Le délirant roman de Vikas Swarup part d’une excellente idée «cathodique» : un jeune serveur indien, candidat à la toute nouvelle émission «Qui veut gagner un milliard de roupies ?», gagne le gros lot. Mais le producteur ne dispose pas de la somme promise et accuse le jeune homme d’avoir triché. La police, corrompue, le torture pour le faire avouer. Il est sauvé in extremis par une avocate, qui lui demande par quel prodige il a su répondre aux questions improbables qui lui étaient posées – la chance, tout simplement ! Les réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de sa vie mouvementée.

Des aventures ébouriffantes qu’il va raconter en zig-zags, dans l’ordre du quiz…. Soit douze chapitres-épisodes, douze allers et retours échevelés dans son passé, entre rires et larmes.

Une passion indienne de Javier Moro :  En 1908, une jeune Andalouse éblouissante de beauté, Anita Delgado, épouse le maharajah de Kapurthala, Jagatjit Singh, un homme amoureux des femmes, et adulé par elles. En 1925, Anita quitte l’Inde, séparée de son mari. Entre ces deux dates, elle aura vécu une passion tumultueuse, orageuse, incandescente qui se terminera par l’un des plus grands scandales de l’histoire des Indes britanniques.

C’est ce conte de fées moderne que raconte Javier Moro, du coup de foudre, dans un cabaret madrilène, à l’Inde des harems, des palais des Mille et Une Nuits et des parties de chasse au tigre, en passant par les voyages dans le Paris du début du siècle ou le Chicago des années folles…Son livre est le roman vrai d’une femme unique : fringante Andalouse, libre, pleine d’humour, et en butte aux conventions. C’est aussi un extraordinaire témoignage sur les dernières heures des maharajahs et le faste extravagant d’un monde emporté par l’Histoire.

Les livres de filles :

Confessions d’une accro du shopping – Sophie Kinsella : L’héroïne acheteuse compulsive, conseillère en produits financiers a largement dépassé son découvert autorisé. 2 Solutions s’offrent à elle : GP ou DM (Gagner Plus ou Dépenser Moins).

C’est très drôle. Un excellent moment de divertissement.

Le diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger : Andréa a la malchance d’être l’assistante-esclave d’une directrice de rédaction d’un magazine de mode new-yorkais et sa vie devient un véritable enfer. Elle vit carrément sur une autre planète, celle de la mode, du luxe et de la superficialité.

Mais si ce n’est pas drôle pour elle, en tout cas ça l’est pour nous.

Girl de David Thomas : Thème original, de l’humour, facile à lire.

Et si ça vous arrivait à vous, comment réagiriez-vous ? Un homme hospitalisé pour se faire opérer des dents de sagesse qui le font souffrir se réveille… suite à un regrettable concours de circonstances (brancardiers ivres) , avec le corps d’une femme… Je vous laisse le plaisir de découvrir ce petit bijou relatant l’histoire d’un homme macho qui n’a plus ses … 😉

Les français

Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda : Une année à Paris.

Une rencontre improbable, les frictions, la tendresse, l’amitié, les coups de gueule, les réconciliations… de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d’un immense appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie respective. Quatre personnes qui n’avaient rien en commun et qui n’auraient jamais dû s’entendre, jamais dû se comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde qu’un moineau, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore ! )…

Ce livre est une merveille. De même que les autres romans d’Anna Gavalda

Oscar et la dame rose d’Eric Emmanuel Schmitt : Oscar, un enfant de dix ans, a le cancer et vit à l’hôpital pour enfants. Il lui reste douze jours à vivre seulement. Mamie Rose, la ‘dame rose’, vient lui rendre visite tous les jours à l’hôpital. Elle l’encourage à écrire des lettres à Dieu et à vivre pleinement ses derniers jours. Grâce à Mamie Rose qui noue un très fort lien d’amour avec lui, Oscar conte ses douze derniers jours à vivre dans des lettres adressées à Dieu.

Un livre magnifique, très touchant, original, tendre, émouvant, plein de justesse, à lire absolument !

La Petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel :  Monsieur Linh arrive dans un port inconnu avec un nouveau-né dans ses bras et une petite valise. Il est dans un pays, où il ne connaît rien, même pas la langue. Très isolé dans un refuge, monsieur Linh s’occupe intensément de sa petite fille de 6 semaines qui ne lui cause aucun problème. Un jour, sur un banc public ce vieux monsieur fait la connaissance de Monsieur Bank, une personne solitaire. Il se tisse entre les deux une belle amitié. Ne parlant pas le même language, ils sont présents l’un à l’autre, partagent leur solitude.

Petit bouquin qui, mine de rien fait du bien.

Sur fond triste, d’exil, de guerre, de mort, de solitude; deux hommes sensibles l’un à l’autre, savent s’émouvoir dans les choses toutes simples de la vie…. une fin surprenante. Un livre court mais magique !

Les Polars :

Jour de Confession d’Allan Folsom : Le pitch: c’est l’histoire de deux frères qui ne sont pas vues depuis 7 ans, l’un est un prêtre au Vatican et l’autre est avocat d’affaire à Hollywood. Soudain tout bascule pour le prêtre qui reçoit une confession et décide d’appeler son frère. L’’avocat le rejoint là-bas et est impliqué dans un crime.

Suspense et émotion garantis. Une histoire à couper le souffle.

La défense Lincoln de Mickael Connelly : Avocat des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire, mais méprisé par tout le barreau de Californie. Séparé d’une première femme au service du district attorney (donc de l’accusation) et d’une deuxième qui, elle, travaille pour lui, il passe sa vie dans sa Lincoln à chercher la petite affaire qui lui permettra de tenir jusqu’au lendemain.

Miracle, un jour, il décroche le gros lot : accusé d’avoir défiguré une femme, Louis Roulet, un riche fils de famille de Beverly Hills, veut qu’il assure sa défense. Très excité à l’idée des honoraires qu’il va toucher, Mickey Haller découvre qu’en plus il pourrait avoir à défendre un innocent. Malheureusement, l’innocence de ce client a un prix.
Haller s’aperçoit vite que ce ‘ cadeau ‘ est pur poison et qu’il pourrait lui coûter la vie.

Bosch n’est pas de la partie dans ce dernier bouquin de Connelly mais il n’empêche, c’est du très grand et du très bon.

Une chance de trop d’Harlan Coben : Deux coups de feu, le trou noir… Douze jours de coma… Marc se réveille : sa femme est morte et Tara, sa petite fille de six mois, a disparu. La demande de rançon est claire : deux millions de dollars et Tara aura la vie sauve. Avocats véreux, filières d’adoption douteuses, trafic de bébés, enlèvements crapuleux, tueurs à gages, psychopathes…

La vie de Marc bascule dans le cauchemar absolu. 432 pages d’un suspense haletant. Je vous conseille aussi les autres bouquins de Coben qui sont excellents.

Le sang des Sirènes de Thierry Serfaty : Le docteur Jan Helleberg, célèbre pour ses travaux en immunologie et ses récentes recherches sur le virus HIV du sida, est retrouvé mort au volant de sa voiture. Mais son esprit revient parmi les vivants, quelques mois en arrière pour comprendre le pourquoi de cet accident. Car pour lui sa mort n’est pas une mort accidentelle. Une enquête va donc être menée, contée à travers deux récits : celui du défunt et celui de sa petite amie qui se confie peu à peu à une journaliste.

Tout le scénario va nous emmener au coeur d’une guerre entre laboratoires à la recherche d’un moyen de paralyser le virus du sida.
Un début pour le moins surprenant : la victime meurt au premier chapitre, et ressuscite au second ! Avouez que l’idée est bonne ! Une seule règle: aucun changement dans le déroulement initial des choses n’est permis. Excellent !

Os trouble de Kathy Reichs : Après une année harassante, Tempe Brennan se prépare à prendre des vacances bien méritées – et romantiques, qui sait ? – en compagnie du détective Ryan. Mais son laboratoire d’anthropologie judiciaire ne lui laisse pas le temps de rêver : un avion de tourisme vient de s’écraser, laissant méconnaissables le pilote et le passager, et elle doit d’urgence examiner les corps.

S’agit-il d’un accident ? d’un sabotage ? Quelle est cette substance blanche qui recouvre le cockpit ? Adieu les vacances ! Tempe se lance dans l’enquête. A peine au travail, elle découvre, enterré à côté d’une ferme, un sac-poubelle contenant des os d’homme et d’animaux. Qui les a tués ? Pourquoi leurs restes sont-ils mêlés ? Pourquoi le squelette humain est-il incomplet ? Bientôt Tempe reçoit des menaces de mort sur sa messagerie électronique…

Dans la lignée de Cornwell mais des bons Cornwell. En fait je préfère Tempe Brennan à Kate Scarpetta !

Comme une tombe de Peter James : Comme une tombe’ s’ouvre sur un enterrement de vie de garçon. Celui de Michael Harrisson, jeune golden boy qui, avec son meilleur ami, Mark Warren, a monté une société immobilière fructueuse. Michael doit se marier trois jours plus tard. Pour fêter dignement l’événement et se venger de leur ami, farceur invétéré, ses amis ont préparé à Michael une nuit très spéciale : pendant qu’ils font la tournée des pubs, ils l’enferment dans un cercueil, au milieu de nulle part, où il doit attendre plusieurs heures.

Malheureusement, la blague tourne mal : les quatre amis meurent dans un accident de voiture et Michael se retrouve piégé dans le cercueil.

Roy Grace, inspecteur divisionnaire – un homme hanté par la disparition de sa femme – est contacté par la superbe fiancée de Michael, Ashley Harper, folle d’angoisse. Il se lance alors dans une course contre la montre, pour essayer par tous les moyens de retrouver Michael.

Un livre qu’on ne peut plus lâcher. Claustrophobes s’abstenir !

 

Sciences fiction / terreur:

Jesus Video d’Andreas Eschbach : Non loin de Jérusalem, dans une tombe inviolée depuis deux mille ans, une mission d’archéologie exhume le manuel d’utilisation d’une caméra vidéo dont la sortie sur le marché est prévue… dans trois ans.

Un homme muni d’un caméscope aurait-il visité la Palestine du Ier siècle ? Si oui, que sont devenus l’appareil et les enregistrements ? Et, surtout, qu’a-t-on, qui a-t-on filmé? S’agit-il de la plus redoutable découverte archéologique de tous les temps ou d’un canular de génie?

En terre de Palestine et d’Israël, sur fond d’expertises scientifiques, de négociations acharnées et de sectes obscurantistes, s’engage une course effrénée où s’affrontent chercheurs, médias avides de sensationnel et services spéciaux du Vatican. Suspense haletant garanti.

Plaisirs coupables de Laurell K. Hamilton : J’adore Laurell Hamilton et ses histoires de vampires. Ce n’est pas effrayant, c’est drôle. C’est plus Buffy que Maxime Chattam mais c’est vraiment bien. Attention il y a un ordre pour les lire. Celui ci est le premier ;

Le pitch : Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent ‘I’Exécutrice’ et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours très exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Tuer des vampires c’est autre chose, une vieille passion, liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, même leurs propres boîtes de nuit, ils se croient tout permis.

Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang.

Les grandes sagas historiques :

Le dieu fleuve de Wilbur Smith : Deux siècles avant notre ère, l’Egypte millénaire croule sous le poids de la corruption et des guerres intestines. Sur les bords du Nil, le palais de Karnak n’abrite plus que les vestiges d’une gloire passée. Le Pharaon Mamose, fragile descendant d’une glorieuse dynastie, est incapable de restaurer la paix dans un royaume abandonné du dieu Rê, au dire des prêtres. Pourtant, un homme ne peut se résoudre à la déchéance annoncée : Tanus, officier de la garde d’élite personnelle de Pharaon, pourrait agir. Taita, son ami, également médecin personnel du grand vizir, l’encourage à prendre le pouvoir afin de restaurer l’unité de la Basse et de la Haute-Egypte.

Mais le soldat est tiraillé entre son devoir et son amour éperdu pour Lostris, la fille du gardien des tombes royales.Une décision de Pharaon va bouleverser le destin des jeunes amants… . Mieux ou aussi bien que Christian Jacq. Il y a une suite : Le Septième papyrus et Les Fils du Nil.

Le lit d’Alinéor de Mireille Calmel : À force de potions et de mixtures, Loanna de Grimwald a réussi à empêcher qu’Aliénor ne donne un héritier à Louis Le jeune. Mais l’absence de descendant et les frasques amoureuses de la reine de France n’y font rien. Béatrice de Campan et Étienne de Blois ne parviennent pas à chasser Aliénor du trône. Bien que déchiré, le couple royal ne se sépare pas.
Louis VII, roi pieux, refuse de répudier celle que les liens sacrés du mariage lui ont donnée pour épouse. Le monarque a pris le commandement d’une armée de chevaliers qui, sous la bénédiction du pape Eugène III, part en Terre sainte pour délivrer le tombeau du Christ.

Pour Loanna, cette croisade est la dernière chance de réunir un jour la duchesse d’Aquitaine et le duc de Normandie. À la cour de France, certains commencent à percer son secret. Il faut faire vite. Louis VII ne doit pas revenir vivant de cette expédition.

Un superbe roman historique à mi chemin entre fiction et réalité.

Terre des oublis de Thu Huong Duong : Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein coeur du Vietnam, se heurte à un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari.

Un livre magnifique !

Pour les enfants :

Matin Brun de Franck Pavloff : Un euro et une douzaine de pages… Une description du totalitarisme par un auteur franco-bulgare qui a renoncé à ses droits (ainsi que l’éditeur) afin de permettre une large diffusion de cet ouvrage pour que ce fléau ne reste pas anodin !

Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême : l’Etat Brun. Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire, entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?

C’est simple… Il faut le lire…les enfants aussi.

Siméon le Papillon d’Antoon Krings : Fait partie de la collection « Drôles de Petites Bête » : Une ravissante série de petits albums carrés où Belle la Coccinelle, Margot l’Escargot, Antonin le Poussin ou Frédéric le Moustique entraînent les enfants au jardin et leur font vivre des aventures très fantaisistes. Car qui dit ‘drôles de petites bêtes’ dit aussi drôle de caractère…

Impossible de résister au charme et à la fraîcheur de ces petits tableaux qu’on voudrait accrocher dans sa chambre. À collectionner sans hésiter. Dès 3 ans.

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca de Pierre Gripari : Un recueil de sept contes drôles, pleins d’humour et de vivacité. Les jeunes retrouveront, dans un cadre léger, fées, sorcières et démons qui peuplaient le monde sérieux de leur enfance. Ma fille l’a dévoré l’année passée. A partir de 8 ans.

Sacrées sorcières de Roal Dahl : Si les sorcières portaient vraiment de grandes robes noires, des chapeaux pointus, une verrue sur le nez et qu’elles se promenaient sur des balais magiques, les choses seraient tellement plus simples !

La réalité est beaucoup moins folklorique et beaucoup plus inquiétante, Roald Dahl nous l’apprend : les sorcières sont pratiquement impossibles à identifier dans une foule. Seuls de petits signes peuvent les trahir et il vaut mieux les connaître, car les sorcières n’ont qu’un but : éliminer les enfants qu’elles détestent !  Lorsque notre jeune héros se retrouve bien malgré lui caché dans une pièce où les sorcières tiennent leur congrès annuel, les choses risquent de mal tourner…

On s’amuse vraiment beaucoup à suivre les tribulations de ce petit garçon et de sa grand-mère, bien décidés à lutter contre ces vilaines femmes qui ne rêvent que de transformer tous les enfants en souris. De frissons en éclats de rire, on leur emboîte le pas, tenu en haleine par un vrai suspense. Où l’on retrouve toute la fantaisie de Roald Dahl dans l’un de ses sujets favoris : les grandes personnes n’aiment pas forcément les enfants, mais ne sont pas toujours les plus fortes. Et la méchanceté est punie. Na !

Je vous ai parlé de ce livre mais il y a aussi Charlie et la chocolaterie, Matilda etc…

Les contes du Chat perché de Marcel Aymé : Delphine, Marinette et les animaux de la ferme. Marcel Aymé souhaitait destiner ces contes aux ‘enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans’. Il prend dés le départ le partie de l’enfance, incarné par deux fillettes, Delphine et Marinette, complices d’animaux doués de la parole. Le chat Arsène passe sa patte derrière son oreille pour faire pleuvoir et éviter ainsi au deux fillettes un visite chez la terrible tante Mélina (La Patte du chat). Mais souvent les bonnes intention ont une fin : à force de pleuvoir, Arsène est plongé dans la rivière.

A lire absolument.

 

Les inclassables :

Les Miscellanées de Mr. Schott de Ben Schott : Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu’il est impossible à définir.

Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ?

Tout cela, et – bien sûr – beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut – à la rigueur – vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange – et bien téméraire.

Qu’on en juge.

Quel autre ouvrage peut se targuer d’offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire ‘je t’aime’ dans 44 langues différentes (dont le morse) ?

On l’aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu’indispensables : elles offrent la quintessence de l’esprit et de l’humour anglais, mélange de rigueur et d’absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c’est qu’au bout du compte, l’ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l’attention maniaque portée par l’auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d’une grande élégance.

Viande froide cornichons : Dans les annales des sciences médico-légales… d’Edouard Launet : Au fond du labo à gauche, le précédent livre d’Edouard Launet, révélait quelques trésors insoupçonnés de la littérature savante. Viande froide cornichons tend à prouver que les sciences médico-légales sont particulièrement riches. Comptes rendus de médecine légiste et Annales de criminologie évoquent ainsi une ‘ mort par étouffement avec un poisson vivant ‘ et un meurtre à la débiteuse à lames circulaires multiples. Du chasseur tué – au fusil – par son chien au suicide dans une voiture par étranglement à la ceinture de sécurité, ce nouveau recueil de chroniques est un hymne à l’ingéniosité humaine et un merveilleux exercice d’humour noir – genre pour lequel la littérature scientifique est vraiment une source intarissable.

 

Et aussi : Vous plaisantez Mr Tanner de Jean Paul Dubois, Une pièce montée de Blandine Le Callet, Esperluette et compagnie de Jean Noël Blanc, Cul-de-sac de Douglas Kennedy , et bien d’autres !

Si vous aussi avez eu des coups de coeur, n’hésitez pas à m’en faire part.

Bonne lecture !