Je ne sais pas d’où vient le nom de cette recette, lapin chasseur, mais celui ou celle qui l’a nommée devait pratiquer l’humour noir. Cela me fait penser à quelque chose du style :
Lapin 0 – Chasseur 1 ^-^.
Pas vous ? Quoi qu’il en soit, on peut dire ce classique de la gastronomie française qu’il est absolument délicieux.
Pourquoi cette recette fonctionne
Si le lapin chasseur traverse les générations, ce n’est pas par hasard. On commence par faire dorer la viande : cette étape fixe les sucs et donne du goût, tout en évitant que le lapin ne finisse sec et triste comme une semelle. Ensuite, la cuisson se fait doucement, en mijotage, le temps que la chair devienne bien tendre.
Le duo vin blanc + bouillon apporte de la profondeur à la sauce sans l’alourdir. Les herbes aromatiques parfument avec finesse, chacune à sa place, et les lardons ajoutent ce petit relief salé qui rend l’ensemble très gourmand, sans voler la vedette au lapin.
Ingrédients
Temps de préparation : 15 minutes - Temps de cuisson : 40 minutes
Pour 6 personnes :
- 1 lapin entier ou 6 beaux morceaux de lapin (j’aime bien les gigolettes de lapin, voir plus bas)
- 200 g de lardons (1 barquette)
- 3 échalotes
- 2 gousses d’ail
- 12 tomates cerises
- 250 ml de vin blanc sec
- 250 ml de bouillon de volaille (maison ou reconstitué avec un cube)
- 1 branche de thym,
- 1 feuille de laurier,
- 2 ou 3 feuilles d’estragon
- 1 brin de romarin,
Préparation
Dans une sauteuse, faites revenir vos lardons à sec. Au bout de 5/6 minutes rajoutez votre ail et vos échalotes émincées. Faites dorer quelques minutes puis débarrasser. Dans la même sauteuse, faites roussir sur toutes les faces vos morceaux de lapin préalablement farinés.
Quand ils ont bien roussi, ajoutez le mélange ail/échalotes/lardons, les tomates cerises coupées en 2, les herbes aromatiques (1 branche de thym, une feuille de laurier, une brindille de romarin et 2 ou 3 feuilles d’estragon) et couvrez avec le bouillon de volaille et le vin blanc.
Faire cuire à petite ébullition pendant une trentaine de minutes. On peut si on aime y rajouter des champignons de Paris.
(*) : Gigolettes et presse purée
Vous vous demandiez ce qu’étaient les gigolettes, vous allez tout savoir 😉
C’est le membre antérieur (épaule) prolongé du muscle recouvrant les côtes attenantes (côtes entièrement désossées). La gigolette pèse environ 140g. C’est un morceau particulièrement tendre et savoureux, pratique et facile à consommer. La gigolette s’accommode à tous mes modes de cuisson et c’est le morceau idéal à faire griller. Compter une gigolette par personne. Cela se présente comme ça :
Le presse purée est un must have. Les enfants l’adoraient quand ils étaient très jeunes et ils en sont toujours fans, maintenant qu’ils sont ado. Nous ne sommes pas compliqués à la maison, donnez nous un morceau d’alu et on s’amuse comme des fous ! Un retour sur investissement du tonnerre – Presse-purée IDEALISK – 12.99 € chez Ikea.
Enjoy !
Questions fréquemment posées
Peut-on préparer le lapin chasseur à l’avance ?
Oui, et c’est même une excellente idée. Comme beaucoup de plats mijotés, il est souvent meilleur après repos : la sauce se concentre et les arômes se fondent. Réchauffez à feu doux.
Comment éviter que le lapin soit sec ?
La clé, c’est la cuisson douce. Faites bien dorer les morceaux au départ, puis laissez mijoter tranquillement, sans grosse ébullition. Si besoin, ajoutez une petite louche de bouillon en cours de route.
Peut-on remplacer les tomates cerises ?
Oui. En hiver, des tomates en boîte concassées ou des tomates pelées font très bien l’affaire. Ajustez juste la quantité selon votre goût.
Avec quoi servir le lapin chasseur ?
Purée de pommes de terre, pâtes fraîches, polenta… tout ce qui sait accueillir une bonne sauce est le bienvenu.
Bon appétit !