
Goulash
Il y a des plats qui mettent tout le monde d’accord sans lever le petit doigt. Vous posez la cocotte sur la table, ça fume doucement, et la cuisine sent le paprika. Le goulash fait partie de cette catégorie-là.
Je vous préviens : ma version n’est pas un cours magistral de cuisine hongroise. C’est un plat maison, fidèle à l’esprit, adapté à ma cuisine et à mes habitudes. Autocuiseur quand je suis pressée, cocotte quand j’ai le temps. Et dans les deux cas, on se régale.
Minute culture (promis, ça sert)
Tout le monde pense que le goulash est un ragoût de bœuf au paprika. Eh bien… asseyez-vous. Ce qu’on appelle souvent “goulash” chez nous ressemble plutôt à un pörkölt. Ne me demandez pas comment ça se prononce, je ne sais pas. Vous allez pouvoir briller à la machine à café, et en plus c’est gratuit.
Le vrai goulash (le gulyás) est une soupe épaisse au bœuf, avec oignons, paprika, pommes de terre et parfois des petites pâtes. Si vous voulez une définition claire en français, je vous laisse un lien fiable : Larousse.
Alors pourquoi j’appelle ça “goulash” ? Parce que si j’avais titré “pörkölt”, vous ne seriez probablement jamais venu(e). Et moi, j’aime quand vous venez.
Que de blabla… la recette, la recette !
Comme je suis plutôt team efficacité en ce moment, j’ai souvent fait ce goulash à l’autocuiseur. Les puristes vont grimacer. Moi, je gagne du temps. Chacun ses hobbies.
Ingrédients
Temps de préparation : 15 minutes - Temps de cuisson : 40 minutes
Pour 4 personnes
- 800 g de bœuf à braiser
- 150 g de lardons non fumés
- 500 g d’oignons doux
- 1 cuillère à soupe de paprika doux
- 1 cuillère à café de paprika fort
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 400 ml d’eau
- 1 cuillère à café de cumin (optionnel, mais j’aime beaucoup)
- 1 kg de pommes de terre
- 6 carottes (facultatif)
Préparation
Coupez la viande en cubes. Pelez les oignons, puis hachez-les grossièrement.
Option 1 : à l’autocuiseur
Faites chauffer l’huile d’olive dans la cocotte minute. Faites revenir les oignons, puis les lardons, puis la viande. Salez. Ne poivrez pas tout de suite.
Saupoudrez avec le paprika doux, le paprika fort et le cumin. Mélangez bien, juste le temps d’enrober. Versez 400 ml d’eau. Fermez.
Dès que la soupape chuchote, baissez le feu et laissez cuire 30 minutes.
Laissez retomber la pression. Pendant ce temps, épluchez les pommes de terre. Coupez-les en quartiers. Lavez-les.
Ouvrez. Ajoutez pommes de terre (et carottes si vous en mettez). Refermez. Remettez sous pression. Dès que la soupape chuchote, laissez cuire 6 minutes.
Option 2 : en cocotte en fonte
Procédez de la même façon pour le départ. Puis laissez mijoter à feu doux 2 h 30 à 3 h, couvercle entrouvert.
Il faut plus de liquide qu’à l’autocuiseur, car ça évapore davantage. Si vous voulez un repère clair, je vous renvoie à mon article : liquide autocuiseur vs cocotte en fonte : quel dosage ?
Ajoutez pommes de terre (et carottes) 40 minutes avant la fin de cuisson.
Mes repères pour réussir le plat (sans stress)
- Le paprika n’aime pas brûler : mélangez vite après l’avoir ajouté, puis mouillez.
- Goûtez en fin de cuisson : ajustez sel et poivre à ce moment-là.
- Le lendemain, c’est encore meilleur : les saveurs se posent, le jus devient plus rond.
Avec quoi le servir ?
Traditionnellement, on peut ajouter une touche de crème. Moi, je le sers souvent tel quel, avec un peu d’herbes si j’en ai. Persil, ciboulette, même une cuillère de crème épaisse si l’humeur du jour le demande.
Et si vous voulez faire joli sans vous compliquer la vie : servez dans des mini cocottes préchauffées. Effet “petit resto à la maison” immédiat.

Goulash
Les questions qu’on se pose vraiment
Quelle différence entre goulash et pörkölt ?
Le goulash (gulyás) se rapproche d’une soupe épaisse. Le pörkölt ressemble davantage à un ragoût. En France, on appelle souvent “goulash” une version type pörkölt.
Peut-on préparer ce goulash à l’avance ?
Oui. Faites-le la veille, laissez refroidir, puis réchauffez doucement. Le jus devient plus goûteux.
Peut-on congeler le goulash ?
Oui. Idéalement, congelez sans les pommes de terre si vous êtes sensible à leur texture. Sinon, congelez tel quel, en acceptant des pommes de terre un peu plus friables au retour.
Je n’ai pas de paprika fort : je fais comment ?
Gardez uniquement le paprika doux. Vous pouvez ajouter une pointe de piment en fin de cuisson, au goût.
Le genre de plat qui sauve un dîner
Oui, des Hongrois lèveront peut-être un sourcil. Moi, je lève surtout la louche. Ce plat réchauffe, nourrit, et crée ce petit silence à table qui dit tout. Si vous le testez, racontez-moi votre version en commentaire.
À lire aussi : si vous aimez les plats qui mijotent et qui font du bien, jetez un œil à toutes mes recettes de plats complets et à mes idées de plats mijotés.















Humm un délice, je l’ai cuisiner en cocotte minute (1h,sur feu tres doux)avec du bœuf à bourguignon et chou rouge .
Merci 🙂
Quel plaisir de lire tes recettes… je veux dire, ta recette n’est pas mauvaise du tout toutefois la forme que tu y mets elle, est très agréable, drôle et très personnelle, bravo pour avoir conservé le ton de tes tout débuts !!
Bleck
Merci Bleck <3