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Le veau, une viande délicieuse à cuisiner

Veau. ©Kraipet Sritong shutterstock

Veau. ©Kraipet Sritong shutterstock

Le veau, version couleurs intenses

Envie de veau sans attendre ? Poêlé ou grillé, il cuit en 3 à 5 minutes chrono à condition évidemment de choisir les morceaux adaptés à ces types de cuisson :

les côtes :  premières, secondes et découvertes,

Sachez qu’il y a côte de veau et côte de veau.

Les spécificités locales : la côte de veau découverte est appelée charnu à Bordeaux, côte au Creusot, à Cambrai et côte sous l’épaule dans certaines régions.

Cliquez ici pour découvrir toutes mes recettes avec des côtes de veau.

le quasi et la noix ou encore le filet et la longe.

Comme touche (de couleur ?) finale, ajoutez-y trois fois rien : une noix de beurre, quelques épices, des herbes, une salade fraîche, des légumes aux couleurs de l’été…

Cliquez ici pour en savoir plus sur le quasi de veau et là pour découvrir toutes mes recettes avec du quasi de veau.

Roti de veau (c) O.Bellini shutterstock

Roti de veau (c) O.Bellini shutterstock

Ou version tout en nuances ?

Envie de plats mijotés tout en douceur ? Cuisinez-les longuement à feu doux, comme l’artiste posant patiemment sur la toile la palette colorée de ses huiles…

Pour vous régaler de sautés, tajines ou blanquettes, privilégiez des morceaux comme le jarret, le flanchet, le tendron, la poitrine, l’épaule ou le collier. En cocotte, marmite ou autocuiseur, la viande de veau n’aime rien tant que de laisser lentement s’épanouir ses saveurs.

Cliquez ici pour découvrir toutes mes recettes avec du sauté de veau.

Mais toujours en harmonie !

Comme l’oeuvre d’art exige patience, le veau impose un temps de repos avant et après la cuisson. N’oubliez jamais de sortir la viande du réfrigérateur à l’avance afin de lui laisser le temps de se mettre à température ambiante. On évite ainsi de l’agresser par un trop fort écart de température au moment de la cuisson.

Et après celle-ci, laissez à la viande le temps de reposer sur une grille quelques minutes, en la tenant au chaud sous une feuille d’aluminium par exemple.

Viande de veau (c) Slawomir Fajer shutterstock

Viande de veau (c) Slawomir Fajer shutterstock

Le veau, médaille d’or de l’équilibre !

Bleu protéines…

Non seulement le veau est particulièrement riche en protéines (20 g pour 100 g de viande crue), mais en plus celles-ci s’avèrent d’excellente qualité. Elles contiennent toute une gamme d’acides aminés indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, qu’il s’agisse des muscles ou de la
matière grise !

Blanc lipides…

Le veau ne contient que 4 % de lipides en moyenne* sur ses différents morceaux. Et même moins (en dessous des 3 %) pour le jarret et la noix ! Le meilleur allié des gourmets soucieux de leur ligne, c’est bien lui…

* Moyenne évaluée à partir de cinq morceaux : noix, jarret, épaule, collier, côte découverte (sans le « gras »).

Rouge vitamines…

Le veau est source de vitamines B3 (PP) et de vitamines B12 qui contribuent à réduire la fatigue et favorisent la formation de globules rouges. Le zinc qu’il recèle participe au bon fonctionnement du système immunitaire et à la qualité de la peau. Le foie de veau, lui, s’impose comme une mine de vitamine A, si précieuse (notamment) à la vision.

Jarret de veau (c) Shebeko shutterstock

Jarret de veau (c) Shebeko shutterstock

Le veau français en quelques chiffres :

Le veau élevé en France est nourri essentiellement à base de lait et de produits laitiers, avec un complément de fibres végétales conformément à la réglementation concernant le bien-être des animaux.

Traditionnellement, le veau français est abattu plus jeune que dans les autres pays européens, ce qui confère à sa viande finesse et délicatesse. En France, les acteurs de la filière veau s’attachent à garantir des conditions de vie respectueuses de son bien-être, tant au niveau de l’élevage que du transport et de l’abattage.

Le veau, comme tous les bovins, est soumis à des réglementations et à des contrôles drastiques en matière de traçabilité et de sécurité sanitaire. De l’élevage à la distribution, les services vétérinaires effectuent un ensemble de contrôles à chaque point clé de la filière viande, dans le but de garantir la sécurité alimentaire.

Les Français adorent le veau !

Ce sont les premiers consommateurs en Europe avec environ 3,5 kg (Source : Institut de l’Élevage 2013 – Équivalent carcasse) par an et par habitant, loin devant les Italiens et les Allemands.

Rien d’étonnant dès lors à ce que la France, avec ses 6 000 éleveurs, assure près d’un tiers de la production européenne,suivie par les Pays-Bas et l’Italie.