
Four vapeur Neff
Pendant longtemps, ma connaissance du gros électroménager s’arrêtait à des critères très simples : un bon rapport qualité-prix, une consommation d’énergie raisonnable, et basta. Quand j’achetais un congélateur, je ne me demandais pas s’il avait un système no frost. Je vivais très bien sans cette information, merci pour moi.
Et puis j’ai ouvert un blog de cuisine.
Là, forcément, tout a changé. J’ai commencé à regarder les appareils autrement. Le lave-vaisselle avait-il un tiroir pour les couverts ? Les plaques à induction se mettaient-elles en sécurité quand une casserole débordait ? Et un jour, dans cette grande aventure du matériel de cuisine, est arrivé le four vapeur.
Franchement, jamais je n’aurais pensé en acheter un. Dans mon esprit, c’était un appareil réservé aux restaurants, ou à des cuisiniers très avertis, du genre Mercotte un mardi matin avant le café. Mais une invitation de la marque Neff à découvrir ce type de four a changé la donne. Je me suis rendue dans leur showroom parisien pour le tester, puis j’ai pu continuer l’expérience à la maison.
Qu’est-ce qu’un four vapeur ?
Un four vapeur est un four équipé d’un réservoir d’eau qui diffuse de la vapeur pendant la cuisson. L’intérêt est simple : les aliments cuisent sans se dessécher. On obtient des cuissons plus moelleuses, plus régulières, et souvent plus justes.
- Four vapeur
- Four vapeur
Le modèle que j’ai testé est un four combiné vapeur, c’est-à-dire qu’il associe vapeur et chaleur tournante. C’est, à mon avis, là que les choses deviennent vraiment intéressantes. On ne parle pas seulement de cuire des légumes vapeur. On peut aussi rôtir, cuire du pain, préparer des yaourts, décongeler, réchauffer, régénérer des viennoiseries, cuire du poisson ou encore stériliser des conserves.
Autre bon point : son encombrement reste proche de celui d’un four classique. Avec le tiroir chauffant, cela prend la même place… à deux millimètres près chez moi, mais enfin, on ne va pas chipoter.
Prise en main : simple sur le principe, moins au début
Je préfère être honnête : la prise en main ne m’a pas semblé ultra intuitive.
Le four propose beaucoup de programmes, ce qui est formidable sur le papier, mais un peu déstabilisant au départ. Et comme la lecture des notices n’est pas exactement mon sport favori, j’ai connu quelques moments de solitude. Notamment avec ce mystérieux message “essuyage” qui revenait obstinément après le programme de nettoyage.
J’ai bien tenté la méthode un peu sauvage du reboot au fusible. Mauvaise pioche. Le four, plus têtu que moi, redémarrait avec le même message. J’ai donc fini par appeler Mr Papilles à la rescousse.
– Jamais tu ne lis les notices ?
– Heu… comment te dire ?
Bref, le niveau était posé.
Mais une fois ce petit cap passé, j’ai vraiment commencé à apprécier l’appareil. Et là, très vite, j’ai compris pourquoi le four vapeur séduit autant ceux qui l’utilisent régulièrement.
Ce que le four vapeur change vraiment en cuisine
La première cuisson qui m’a bluffée, c’est celle d’un filet mignon en mode combiné vapeur et chaleur tournante. Le porc, on le sait, peut vite devenir sec si l’on n’y prend pas garde. Sauf à le cuire en cocotte fermée ou en papillote, il perd facilement en moelleux. Ici, juste badigeonné de moutarde aromatisée aux tomates, poivrons et olives, il est resté tendre, souple, juteux. Rien à voir avec une cuisson plus classique.
Même p’tit Papilles a remarqué la différence, ce qui, en matière de validation culinaire, vaut quasiment un banc d’essai indépendant.

J’ai ensuite testé plusieurs usages :
- la cuisson tout vapeur pour des filets de cabillaud, servis avec une petite sauce à l’orange ;
- la programmation automatique pour la levée et la cuisson d’un pain au chorizo ;
- la régénération de viennoiseries du lendemain.
- Filet de cabillaud aux agrumes
- Pain aux céréales et au chorizo
Et là encore, j’ai trouvé cela vraiment convaincant. Les chocolatines de la veille, par exemple, retrouvent beaucoup mieux leur souplesse et leur confort de dégustation qu’au micro-ondes. En quelques minutes, elles redeviennent nettement plus agréables à manger.

Chocolatines
Les avantages d’un four vapeur à la maison
Après plusieurs essais, voilà ce que j’en retiens.
D’abord, les cuissons sont plus douces. C’est particulièrement intéressant pour les viandes blanches, les poissons et les légumes. Ensuite, le four combiné vapeur permet une vraie polyvalence. On ne se retrouve pas avec un appareil gadget qui ne sert qu’à cuire trois brocolis le dimanche soir.
J’aime aussi le fait qu’il aide à mieux réchauffer certains aliments sans les assécher. Et quand on cuisine souvent, ce n’est pas un détail. Entre les restes, les viennoiseries de la veille, le pain, les plats qu’on veut remettre à température sans les massacrer, cela change vraiment le quotidien.
Les limites à connaître avant de se lancer
Tout n’est pas parfait pour autant.
Le premier frein, c’est la prise en main. Il faut apprivoiser la machine, comprendre les programmes, accepter de tâtonner un peu au début. Le deuxième, c’est que tous les modèles ne se valent pas. Entre un simple four vapeur et un combiné vapeur-chaleur tournante, les usages ne sont pas les mêmes.
Bref, ce n’est pas un achat que je ferais à l’aveugle. Mieux vaut bien regarder les fonctions proposées et se demander si l’on va vraiment les utiliser.
Mon avis sur le four vapeur
Une fois passée la phase de rodage, je trouve cela vraiment remarquable.
Le four vapeur n’est pas un gadget. C’est un appareil qui apporte un vrai plus sur certaines cuissons, en particulier quand on cherche du moelleux, de la précision et un meilleur confort au quotidien. Je ne dirais pas qu’il est indispensable dans toutes les cuisines, mais je comprends parfaitement l’enthousiasme de ceux qui en ont un.
Dans mon cas, le test a été plus que concluant.
Et comme j’ai déjà commencé à multiplier les essais, vous pouvez retrouver ici mes recettes utilisant le four vapeur.