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Comment choisir un bon melon : mâle, femelle, côtes, parfum…

Alimentation et nutrition

Comment choisir un bon melon parfumé et mûr

Comment choisir un melon ©Breaking The Walls Shutterstock

Choisir un bon melon, c’est tout un art. Choisir un mauvais, en revanche, on y arrive très bien sans entraînement. Vous savez, celui qui ne sent rien, qui n’a pas de goût, voire pire, ce petit goût tristoune entre le non-goût et le goumit de gogniol. Parce que le melon, lui, ne supporte pas la médiocrité.

Quand il est bon, c’est un bonheur d’été. Quand il est raté, même noyé dans le Porto, il reste pénible. Alors voici mes astuces pour limiter les déceptions au moment de l’achat.

Mes critères simples pour choisir un bon melon

Je regarde d’abord le parfum. Si le melon ne sent rien du tout, je passe mon chemin. Il doit sentir bon, sans non plus embaumer à trois mètres façon parfumerie de gare.

Ensuite, je le prends en main. À taille égale, je choisis toujours le plus lourd. Un melon lourd donne souvent une impression plus juteuse, plus dense, plus prometteuse.

Le pédoncule peut aussi donner une indication : s’il commence à se détacher légèrement, c’est plutôt bon signe. Mais je reste prudente. Si vous êtes la trente-quatrième personne à tirer dessus sur l’étal, il va forcément finir par partir. Ce n’est plus de la maturité, c’est de l’acharnement collectif.

Melon mâle ou femelle : est-ce que cela change vraiment le goût ?

J’ai souvent entendu dire qu’il existait des melons mâles et des melons femelles, et que les femelles seraient meilleures. Honnêtement ? Je n’ai jamais trouvé cela totalement convaincant.

En cuisine, ce qui change vraiment les choses, c’est la maturité, le parfum, la variété et les conditions de culture. Un melon peut avoir toutes les “bonnes caractéristiques” du monde, s’il a été cueilli trop tôt, il restera décevant.

Cette histoire de melon mâle ou femelle revient pourtant très souvent sur les marchés et dans les discussions estivales. Alors je la garde dans un coin de ma tête, mais je ne choisis jamais un melon uniquement sur ce critère.

Le melon à 10 côtes : vraie astuce ou légende ?

En cherchant des informations, j’avais lu sur le site du melon de Cavaillon qu’il fallait compter le nombre de côtes du melon. L’idée était qu’un bon melon devait en avoir 10.

Les côtes du melon

Les côtes du melon

J’ai testé cette astuce, mais je ne l’ai jamais trouvée totalement fiable. Un melon peut bien avoir 10 côtes, s’il n’est pas mûr, il ne sera pas terrible. Et inversement, un melon qui ne coche pas parfaitement cette case peut être très bon.

Donc, là encore, je préfère croiser les indices : parfum, poids, maturité, aspect général, saison. Le melon n’aime pas les raccourcis trop faciles.

Alors, comment reconnaître un melon mûr ?

Un bon melon doit être parfumé, lourd pour sa taille, sans taches suspectes ni zones molles. Sa peau doit être saine, et son pédoncule peut commencer à se décoller légèrement.

Je privilégie aussi les melons achetés en pleine saison. Un melon choisi au bon moment a déjà plus de chances d’être savoureux qu’un melon acheté trop tôt, quand l’été n’a pas encore fait son travail.

Et surtout, je me méfie des astuces miracles. Le melon parfait ne se choisit pas avec un seul signe, mais avec un faisceau d’indices. Oui, comme une enquête policière, mais avec plus de soleil et moins de cadavres.

Pour aller plus loin sur le melon

Si le sujet vous intéresse, j’ai aussi écrit un article plus complet après une visite chez Rouge Gorge, dans le Poitou, spécialiste du melon. On y parle variétés, culture, sélection, traçabilité et melons charentais jaunes : comment choisir un bon melon, mes conseils.

Et une fois le bon melon trouvé, vous pouvez le cuisiner en salade, avec du jambon cru, de la mozzarella, de l’avocat, des herbes fraîches ou simplement le servir bien frais. Retrouvez ici mes recettes avec du melon.

Et vous, comment choisissez-vous vos melons ? Vous avez une astuce familiale, une théorie de marché, un rituel secret ? Dites-moi tout en commentaire.

Bon appétit !

 

Allez on en discute ?
Les 2 derniers commentaires
  • Antonio Da Silva a écrit le 5 septembre 2017

    Je n’ai vu personne parler du melon femelle
    En effet les melons femelle en les reconnaît car le cul est plus gros que les melons male il y a donc deux sorte de les melons femelles et les melons mâle la queue doit se détacher facilement et avoir de la résine autour ce qui fait qu’en impression qu’il est craquelée tout autour mais ceci dit vous ne trouverez jamais ça en grande surface puisqu’ils sont déjà que hiver et mûrissent en chambre froide pour trouver les meilleurs melons faut aller en province et sur les marchés où se trouvent les producteurs de Saint-Malo il se garde les femelles pour eux car les centrales d’achat ne leur paye pas très cher
    Les bons melons sont vendus sur les marchés c’est là qu’on peut trouver le meilleur mêlons et les bons conseils jusqu’à la date à laquelle ils peuvent les consommer car eux aussi ne les cueille pas à la dernière minute mais sans sa cause car mes ex beaux-parents étaient agriculteurs et cultiver le melon et bien d’autres choses

  • Bruno.M a écrit le 18 février 2016

    Bonjour , les bons melons on en trouve plus ou presque , les melons de Cavaillon ont été remplacés par le charentais qui a un gout synthétique même bien mûr !Quand on a pas connu les autres c’est normal de les trouver bons , il fut un temps où j’en mangeais tout l’été 2 ou 3 par semaine , l’odeur d’un melon mûr embaumait la maison quand est il du charentais ?

    Perso je me fis au poids , il est vrai que pour un néophyte le charentais decevra moins , avant un melon de Cavaillon s’il n’était pas mûr c’était de la courge !
    Pour finir le charentais a été adopté car il y a moins de déchets pour le revendeur , il vend tous ses melons (mûrs ou pas) et se conserve beaucoup plus longtemps , un melon oublié sur la plage AR de votre voiture pendant des jours n’en souffrira pas !

    Ce n’est que mon avis bien entendu !

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Anne Lataillade
Fondatrice de Papilles & Pupilles
Autrice culinaire à Bordeaux

Depuis 2005, je raconte la cuisine telle que je la vis au quotidien : des recettes fiables, de saison, simples et savoureuses, mais aussi des coups de cœur, des produits que j’aime… et des escapades gourmandes qui donnent envie de passer à table.

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Anne Lataillade

auteure enthousiaste et passionnée
de Papilles et Pupilles

Je m’appelle Anne, je vis à Bordeaux et j’anime depuis 2005 Papilles & Pupilles, média culinaire indépendant où je partage recettes testées, coups de cœur, voyages et reportages. Cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur moi.

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