Des huiles exceptionnelles : Leblanc à Iguerande

Huilerie Leblanc
Connaissez vous les huiles Leblanc ?? Etes-vous aussi ignorant(e)s que je l’étais ou étais je la seule à ne pas connaître ces fameuses huiles ? Tout est parti il y a un mois, lors de mon premier cours de cuisine. Alors que j’étais en train de payer (ben oui, il faut bien, je ne cours pas assez vite), une livraison arrivait de la maison Leblanc et les compliments se sont mis à pleuvoir : huiles extraordinaires, parfum exceptionnel et patati et patata… Vu qu’il était 11h25 et que mes enfants sortent de l’école à 11h30, je n’avais pas le temps de m’attarder. J’ai juste eu le temps de lire sur l’étiquette des bouteilles : Huiles Leblanc – 71 Iguerande.
La semaine dernière, comme vous le savez, je suis allée en Auvergne, et la Saône et Loire (département 71), n’est pas très loin. Pour les nuls en géographie, l’Auvergne c’est ici :

Et la Saône et Loire, c’est là :

Innocemment, un jour, j’ai suggéré que ce pourrait être intéressant de faire une ballade dans ce coin là.(un petit 100 km pour y aller, ce n’est pas la mer à boire non ??) . Nous voici donc partis …

… et aussitôt arrivés (je vous épargne les détails du trajet, mais c’est quand même perdu en pleine cambrousse, un GPS voire une balise Argos pourraient s’avérer nécessaires à certains).
Et voici le but du voyage :

Le magasin :

La boutique est minuscule mais bondée. (Mr Papilles a attiré tous les clients dans un coin pour que je prenne une photo sans personne dessus, je ne vous dit pas comment c’est un secret de famille !)

Nous demandons à goûter et c’est à tomber ! La pistache, la cacahuète grillée, ….. un pur bonheur, beaucoup de parfums, d’arômes. Finalement goûter de l’huile est une activité bien agréable. Vous pensez bien que j’ai fait mon marché : huile de pistache, huile d’olive goût truffe, huile de noisette, de noix, de cacahuètes grillées, d’olive classique,…. Oui je sais ça fait beaucoup mais on ne va pas y retourner tous les quatre matins !
De toute façon vu qu’aucun prix n’est indiqué, c’est la surprise au moment de payer. Ce n’est pas donné mais pas excessif non plus. Les 50 cl d’huile de noix par exemple coûtent 7 euros sur place.
Comme je suis curieuse, et aussi parce que j’ai un blog de cuisine (vous connaissez cela ), j’ai demandé s’il était possible de voir comment c’était fabriqué. Voici donc quelques photos du matériel plus que centenaire qui produit toutes ces splendeurs :
Alors d’abord on broie => 2 possibilités :
Ou cet engin qui fonctionnait quand nous y étions pour broyer du colza.

Ou une meule pour les pistaches d’Iran, les cacahuètes de Chine, les noix du Périgord, …

Le broyage, lent, traditionnel, est l’un des facteurs de la qualité.
Ensuite on torréfie :

L’huilier en surveille la durée, tel un chef cuisinier penché sur ses casseroles. Ni trop, ni trop peu. « Le temps de torréfaction est très important, c’est lui qui donne son caractère à l’huile, on se fie à la couleur, à l’arôme… »
Et enfin on presse:

La pâte torréfiée passe enfin sous des presses hydrauliques des années cinquante. Elles en extraient l’huile, mise à décanter huit jours dans des cuves avant embouteillage.
En gros plan :

Un seul moteur sert à faire tourner toute cette machinerie :

On a l’impression qu’il faut être un peu bricoleur dans le genre Mac Gyver pour faire fonctionner tout cela.
Nous avons donc passé une après midi fort intéressante ! Cette huilerie Leblanc, créée en 1878 n’est pas inconnue pour beaucoup de grands chefs : Les huiles Leblanc trônent sur les tables étoilées, de Lameloise à Bocuse, de Veyrat à Meneau, de Loiseau à l’Auberge de l’Ill ou au Plaza-Athénée. La restauration assure 25 % du chiffre d’affaires d’un million et demi d’euros par an. Mais il y a plus étonnant : 43 % de l’activité est réalisée sur les marchés étrangers. Les huiles d’Iguerande assaisonnent la cuisine américaine, la cuisine japonaise, la cuisine thaïlandaise. « Nous sommes même présents à Macao… », sourit Jean-Charles. Anne, la sœur, participe à l’expansion du clan. C’est elle qui tient la boutique ouverte il y a huit ans à Saint-Germain-des-Près, à deux pas du magasin du célèbre pâtissier Pierre Hermé.
Le Bas
71 340 Iguerande
Tél : 03 85 84 0
7 83
ou
6, rue Jacob
75 006 Paris
Tél : 01 46 34 61 55




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